Camping de misère – (Khodjent)- Camping au bord du lac

  • Date : 12 octobre
  • Départ : 10h00
  • Arrivée : 17h30
  • Température : soleil
  • Route : en bon état

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Au réveil : complètement guérit! Je me suis donc englouti un bon déjeuner de pâtes sauces tomates, puis avons lever le camp. Premier arrêt Istaravshan. Il paraissait que sa citadelle et sa vielle ville valaient le détour. Dans le premier cas, elle était entièrement en reconstruction et dans le deuxième, rien de très pittoresque. Deuxième arrêt Khodjent, ville à majorité ouzbèke, deuxième en importance au Tadjikistan, mais la plus riche. Ça se voyait, Khodjent avec des airs beaucoup plus décontractés que Dushanbé. Dès notre arrivée, en traversant un parc, nous avons été accostés par une équipe de tournage pour figurer dans un vidéo clip (sortie prévue dans un mois), opportunité que nous accepté immédiatement. Notre rôle rempli avec brio, nous nous sommes ensuite rendus au bazar de la ville, supposément le plus intéressant d’Asie-Centrale. Nous partageons entièrement cet avis.

Sortis de Khodjent, nous avons roulé un peu plus afin de nous rapprocher de la frontière kirghize puis sommes sortis de la route pour nous diriger aux abords du lac le plus grand du pays. Bien que ce dernier ne présente aucun attrait touristique, il allait assurément être un bon site de camping. Rapidement nous avons atteint ses berges et trouvé un bel emplacement aux côtés d’un bâtiment abandonné et criblé d’impacts de shrapnels, vestiges possibles de la guerre civile. À l’accueil, une gentille petite chienne sauvage que nous avons rapidement baptisée Ramon en l’honneur du président tadjike et avec qui nous avons partagé notre repas et la soirée qui s’en est suivie. Après la journée d’hier, je n’aurais pas pu demander mieux.

Dushanbé, Tadjikistan – Camping de misère

  • Date : 11 octobre
  • Départ : 14h00
  • Arrivée : 19h00
  • Température : soleil
  • Route : excellente

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Vers 5h00 du matin, mon ventre me réveille et je cours à la toilette. Le diagnostic n’a pas été long à porter : intoxication alimentaire; certainement le fromage d’hier soir. Audrey en avait mangé un peu et s’était elle aussi sentie légèrement incommodée. Je n’ai à toute fin pratique jamais fait d’intoxication alimentaire, sauf que là, j’y ai solidement goûté. Fièvre, myalgies, crampes, tout y était. Comme nous ne pouvions pas garder la Golf plus de 15 jours au Tadjikistan (quand notre visa était de 45, allez savoir…), il nous fallait quitter. Je me suis donc armé de lopéramide, nous sommes passés faire les courses (il a fallu que je vomisse dans les toilettes du centre d’achat) puis avons quitté Dushanbé.

Aux abords de la ville, le paysage est redevenu montagneux. Apparemment, les monts Fan valaient le coup et nous voulions y passer un petit moment le lendemain. Malheureusement, nous nous sommes trompés dans nos directions et avons raté notre opportunité. Si nous revenions en arrière, nous courrions le risque de ne pas sortir du pays à temps, valait donc mieux poursuivre la route, d’autant plus qu’il nous restait qu’une heure de lueur. Toutefois, nous avons entièrement gaspillé cette dernière coincé dans un cafouillage de circulation sur une route de montagne en raison de travaux et d’un chauffeur tadjike qui a cru bon de s’engager quand c’était le tour du trafic en sens inverse.

Malgré la noirceur nous avons réussis à trouver un emplacement ou poser notre tente. Alerté par nos phares, le propriétaire du terrain est venu s’enquérir de notre présence, mais nous a gentiment laissés passer la nuit là. Prostré sur mon petit banc et toujours glacé malgré ma couverture, je suis allé me coucher après quelques cuillerées de soupe.

Dushanbé, Tadjikistan

La capitale du Tadjikistan a la réputation d’être la plus ennuyante de l’Asie-Centrale. Elle n’est pour la majorité des gens qu’un point de départ ou d’arrivée pour la route du Pamir, de loin la principale attraction du pays. Pourtant, Dushanbé offre à ses visiteurs de nombreux parcs et monuments à la gloire de la nation … Avant d’aller y faire notre petit tour par contre, il nous fallait faire la demande de notre lettre d’invitation pour pour l’Ouzbékistan, processus qui s’est étiré jusqu’à 16h00 en raison d’une connexion internet désastreuse. Nous avons donc passé le reste de l’après midi et le début de la soirée à arpenter parcs et monuments et quartiers plus résidentiels. Décidément, il règne à Dushanbé un ambiance différente que dans ses consœurs d’Asie-Centrale. Est-ce son organisation davantage soviétique, son air de capitale d’un régime plus totalitaire qu’ailleurs, des années de guerre civile?

 

De retour à l’hostel et en attendant la pizza commandée pour souper, Audrey est allée fouiller dans la voiture pour voir ce qu’il y restait comme snacks et a déniché du fromage à bière, une tresse de fromage filamenteux fumé et salé que les Russes consomment comme amuse-geule. Elle avait été acheté à Och avant notre départ pour le Pamir (ce petit fait anodin prendra son importance dans les prochains articles…) Le reste de la soirée a été occupé par un long échange avec Mike et Sarah, un couple d’Irlandais en voyage de vélo (que j’ai initialement eu le malheur de prendre pour des Britanniques).

Encore encore un camp, Pamir – Dushanbé, Tadjikistan

  • Date : 9 octobre
  • Départ : 11h00
  • Arrivée : 17h00
  • Température : soleil
  • Route : excellente

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Le président tadjike saluant son peuple

À la sortie du Pamir, les villages se sont densifiés et les paysages sont passés du spectaculaire au standard. Enfin arrivés à Dushanbé, nous avons priorisé le lavage de nos personnes et de nos vêtements puis sommes partis en ville pour manger et nous dégourdir les jambes après toutes ces journées de route. Apparemment, il y avait à Dushanbé le plus haut drapeau au monde. Nous croyions que c’était celui de Baku en Azerbaïdjan ou celui à la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud qui se méritait ce titre mais bon… Par ailleurs, le président Tadjike s’est construit un charmant petit culte de la personnalité si bien que le pays est jonché de panneaux propagandistes au traitement graphique très amateur de lui saluant son peuple ou marchant d’un pas glorieux parmi les montagnes ou des champs en fleurs.

Les Tadjikes sont extrêmement fiers de leur pays et sont très accueillants et ce même jusqu’à la capitale. Nombre de fois Audrey et moi nous sommes faits approcher par des étrangers curieux de sa voir d’où nous venions et désireux de nous souhaiter la bienvenu dans leur pays. Déroutant, mais si agréable pour des voyageurs chez qui un réflexe d’appréhension de l’inconnu dans la ville a été conditionné par tant contacts mercantiles non désirés. À notre grande déception, le plus haut drapeau du monde n’était pas illuminé, donc impossible de l’admirer dans sa splendeur nocturne. Cependant, il régnait une bonne ambiance à notre retour à l’hostel, alors nous en avons profité pour échanger avec les autres voyageurs.

Nous avions réussi le Pamir (ou plutôt, la voiture a réussi le Pamir…) et nous en sommes félicités plusieurs fois dans la soirée. Notre arrivée à Dushanbé signalait la fin très prochaine du road-trip.

 

Le plus beau camp du voyage, Pamir – Encore encore un camp, Pamir

  • Date : 8 octobre
  • Départ : 13h00
  • Arrivée : 19h30
  • Température : soleil
  • Route : pourrie puis excellente 30 kilomètres passés Kalaikoul

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Ce matin là, Hippolyte à l’aide de ses jumelles à réussi à apercevoir deux femmes en burqa bleu pâle. Côtoyer les Afghans de si près sans pouvoir aller interagir avec eux nous faisait l’effet d’un zoo. C’était tout de même frappant de constater que de l’autre côté de la rivière se déroulait un quotidien aux antipodes du nôtre.

Audrey et moi avions bon espoir de pouvoir rejoindre Dushanbé en soirée. Il n’en a pas été ainsi. Premièrement, on s’est fait un déjeuner de luxe. Après, j’ai profité des talents de Dorian en mécanique pour qu’il m’aide à fixer une fois pour toute le silencieux et investiguer le problème de ralenti à froid et troisièmement, on a embarqué une Tadjike qui nous faisait arrêter partout pour ramasser des courses et faire la jasette à des connaissances.

Une fois arrivés à Kalaikoul, il était évident que nous n’allions jamais rejoindre la capitale ce soir. On a donc fait les courses et reprit la route. 30 kilomètres passés la ville, la route s’est soudainement changée en asphalte neuve (il paraît que c’était là que ce situait la retraite du président). Cependant, pas moyen de trouver un site potable. Quand finalement nous sommes tombés sur un endroit adéquat, les militaires sont venus gâcher la fête. L’emplacement suivant s’est avéré être une caserne militaire à proprement dit (Audrey, Olivier et Hippolyte s’en sont rendus compte en étant réceptionnés par le bruit des fusils qui s’arment). Éventuellement, il nous a fallu nous contenter d’un petit lopin rocailleurs près de la route. Qu’importe, nous étions en bonne compagnie.