Le Royaume de Thaïlande, qui n’était initialement pas sur notre itinéraire, s’est ajouté quelques temps après un appel video avec ma famille pour Noël. À ce moment, mon parrain Marc nous dit qu’il sera en Asie en avril… au cas où cela nous adonnerait de se croiser. L’idée a fait son chemin et nous y a amenés. Nous avions quelques jours de libres avant l’arrivée de Marc et son ami Martin, nous en avons donc profité afin que je puisse faire mon cours avancé de plongé. Ce dernier donne la possibilité d’aller un peu plus profond, et de participer à des voyages destinés à la plongée, communément appelés “liveaboards”. C’est, finalement, une minie croisière où tout tourne autour de ce que l’on aura réussi à appercevoir ou pas dans l’eau.
9 au 14 avril : plongée dans la mer d’Andaman (à l’Ouest de la Thaïlande)
En thaïlande, il y a beaucoup de possibilités de partir quelques jours en liveaboards. Les prix peuvent par ailleurs être très décents, considérant qu’ils incluent les frais de plongée, le lit et la nourriture. Nous avons donc choisi notre bateau, qui était offert par une entreprise qui semblait sérieuse et sécuritaire au regard de l’organisation des plongées. Car cela reste une activité qui, planifiée comme s’il s’agissait d’un simple picnic, peut avoir des conséquences graves. Nous avons rapidement rencontré l’équipe, puis nos 14 compagnons de voyage. Ensemble, nous allions nous réveiller à 6h du matin, plonger, manger, siester, puis répéter 19 fois sur 5 jours. I-DÉ-AL! Nous avons franchement eu beaucoup de plaisir, entre les magnifiques découvertes sous l’eau, et les belles discussions sur le pont le soir, une bière à la main. Car on ne sait jamais sur quel groupe on tombe, tant guides que voyageurs : l’ambiance peut nous correspondre ou, au contraire, moins nous plaire. Mais là vraiment, c’était parfait. Et les plongées étaient vraiment mangifiques, nous faisant longer ou traverser des forêts de coraux, ou nous enveloppant d’un banc de poissons tellement dense que la lumière peine à se rendre à nous.
14 au 17 avril : Phuket
Afin de laisser passer le mal de terre quelques jours, nous nous sommes rendus dans la vieille ville de Phuket. La région de cette dernière est grande et inclut plusieurs plages diverses, et plusieurs ambiances diverses également. On peut donc passer du “familial, calme et propret” au “complètement déluré, fêtard et certainement réservé aux adultes avertis”. Sur cette île se rencontrent donc un peuple chaleureux et souriant, ainsi qu’une industrie du tourisme bien développée. C’est une cohabitation qui m’a semblée parfois paradoxale. La vieille ville, de son côté, nous aura surtout permis de profiter de la culture, des canaux, des couchers de soleil et de la délicieuse nourriture thaï.
17 au 21 avril : Koh Lanta
Hop, on change d’ambiance! On quitte les rues et les marchés de nuit noctures bondés, on rejoint maintenant l’ambiance de vacances. C’est ici que l’on rejoint Marc et martin, dans le calme et la chaleur. Nous sommes quand même au Sud de l’île, sur la baie de Kantiang, donc loin du port d’arrivée qui est au Nord de l’île. C’est donc petit, quelques restos sont disponibles, mais l’ensemble ferme relativement tôt. Après 22h, il peut ne rester qu’un seul bar d’ouvert. C’est donc réellement pour relaxer que l’on vient se poser ici. Mais j’aime bien ce type d’ambiance : on finit par avoir quelques habitudes et se sentir chez nous. Et le coucher de soleil dans la baie vaut le détour.
21 au 25 avril : Bangkok
Nous retournons alors vers l’animation de la ville, au coeur de Bangkok. On traîne la chaleur avec nous, mais nous aurons maintenant l’occasion de marcher longtemps, de visiter palais et temples. Et de retrouver beaucoup de touristes, parfois concentrés dans certains attraits spécifiques.
Impossible de passer à côté d’une soirée de combats de Muay-Thaï
Most overlanders travel through the Americas in big 4WDs or campers; we did it in a 2005 Pontiac Vibe, a perfectly normal car, and without limiting ourselves in any way. Roads in South and Central America are generally in acceptable condition across most countries (we didn’t go to Brazil, however).
First off, traveling in a “normal” car has several advantages:
cheap to buy;
low fuel consumption;
easy and inexpensive to repair;
doesn’t attract attention (we had zero trouble with police or locals throughout the entire trip);
easier to sell once you reach your destination (if you’re doing a one-way trip);
Getting there does take some preparation. Here are a few tips to be ready for most situations:
Pick a reliable, common brand — meaning Japanese or Korean. Our Pontiac Vibe was actually a rebadged Toyota Matrix and shared most of its parts with the Toyota Corolla, an extremely robust and popular vehicle throughout the Americas.
Avoid Subarus, as they’re rare in South America (except in Chile). Their AWD might seem appealing, but if you break down, good luck finding parts.
Don’t pick a vehicle that’s too recent. Very modern cars are mechanically and electronically complex, parts are harder to source, and they require expertise you won’t find in a small village in the Andes.
Make sure you have decent ground clearance — roads are often rough. Mid-trip, we had our car lifted by an inch (2.5 cm), a fairly cheap operation that local mechanics are used to. After that, we cleared everything without scraping.
Bring a real spare tire, not just a puncture repair kit like modern vehicles often come with. Tires can literally blow out. A patch is useless if your tire is split open.
It gets hot — A/C is a must.
Fit winter or all-terrain tires. We did the trip on summer tires, but better grip in dirt and mud would have spared us several scares and one off-road excursion.
Pack the following gear:
a tow strap in case you get stuck;
a shovel;
traction boards;
a fire extinguisher and a warning triangle;
some wire to tie up your exhaust if it breaks loose (North American cars are rusty…).
It’s always a good idea to carry an extra jerry can of gas. Stations are frequent, but they can run dry (especially in Bolivia).
If you leave gear strapped to the outside of the car, secure it with zip ties to make theft less convenient.
If your car only has a rear license plate (as is the case in Quebec and a few US states), make a laminated copy of the plate and mount it on the rear (moving the original to the front, so agents see it first when passing checkpoints). Police pulled us over countless times because we had no front plate. It never ended in a bribe, but the fewer reasons they have to stop you, the better.
Automatic or manual? My preference is manual: more robust, more reliable, and better control in poor road conditions. Either way, you can fake a kind of traction control by working the throttle and brake at the same time to lock up the differential if a wheel spins.
Swap your headlight bulbs for high-output LEDs. When you’re driving at night, it helps spot the guanacos standing in the middle of the road.
Pick a vehicle roomy enough to sleep in if needed. In the mountains and in Patagonia, weather conditions can be harsh.
Finally, 2WD or 4WD, ask locals about road conditions. If you see small cars heading the same way you are, it’s usually a good sign. The iOverlander app is also a huge help — get a subscription and contribute your own impressions on campsites and roads.
La plupart des overlanders voyagent dans les Amériques avec de gros 4×4 ou des campeurs ; on l’a fait avec une Pontiac Vibe 2005, une voiture tout à fait normale, et ce sans nous limiter. Les routes en Amérique du Sud et centrale sont généralement dans un état acceptable, et ce dans la plupart des pays (nous ne sommes pas allés au Brésil par contre).
Tout d’abord, voyager avec une voiture « normale » confère plusieurs avantages :
peu chère à l’achat ;
consomme peu d’essence ;
facile et économique à réparer ;
n’attire pas l’attention (nous n’avons eu aucune embrouille avec la police ou les locaux de toute notre traversée) ;
plus facile à revendre une fois rendu à destination (si vous faites un aller simple) ;
plus légère, donc plus facile à sortir du pétrin si vous vous enlisez.
Y arriver demande un peu de préparation quand même. Voici quelques conseils pour être paré à la plupart des situations :
Choisissez une marque fiable et commune, donc une japonaise ou une coréenne. Notre Pontiac Vibe était en fait une Toyota Matrix rebadgée et partageait la majorité de ses pièces avec la Toyota Corolla, un véhicule extrêmement robuste et populaire partout dans les Amériques.
Évitez les Subaru, car elles sont très rares en Amérique du Sud (sauf au Chili). Leur traction intégrale peut sembler intéressante, mais si vous tombez en panne, bonne chance pour les réparer.
Choisissez un véhicule pas trop récent. Les voitures très modernes sont mécaniquement et électroniquement compliquées, les pièces sont plus difficiles à trouver et elles demandent une certaine expertise pour les réparer, expertise que vous ne trouverez pas dans un petit village des Andes.
Ayez une bonne garde au sol, car les routes sont souvent cahoteuses. En cours de route, nous avons fait lever notre véhicule de 2,5 cm, une opération somme toute peu coûteuse et à laquelle les mécaniciens locaux sont habitués. On passait partout sans frotter par la suite.
Ayez une vraie roue de secours et pas juste un kit pour réparer les crevaisons, comme c’est fréquemment le cas de série sur les véhicules modernes. Les pneus peuvent littéralement exploser. Une rustine ne vous sera d’aucune utilité si votre roue est carrément fendue.
Il fait chaud : la climatisation est un must.
Installez des pneus d’hiver ou tout-terrain. Nous avons fait le trajet avec des pneus d’été, mais une meilleure adhérence dans la terre et la boue nous aurait évité plusieurs frousses et une sortie de route.
Partez avec les équipements suivants :
un câble pour vous faire tracter si vous vous enlisez ;
une pelle ;
des traction aids (plaques de désensablage) ;
un extincteur et un triangle de sécurité ;
du fil de fer pour attacher votre échappement s’il se casse (les voitures nord-américaines sont rouillées…).
C’est toujours une bonne idée d’avoir un bidon d’essence supplémentaire. Les stations-service sont fréquentes, mais elles peuvent parfois être à sec (surtout en Bolivie).
Si vous laissez des équipements attachés à l’extérieur, sécurisez-les avec des attaches rapides (tie wraps) pour diminuer les chances qu’on vous les vole.
Si votre voiture n’a des plaques d’immatriculation qu’à l’arrière (comme c’est le cas au Québec et dans quelques États américains), faites une copie plastifiée de votre plaque et installez-la en arrière (en déplaçant l’authentique à l’avant, pour qu’au passage des contrôles les agents puissent la voir en premier). La police nous a arrêtés un nombre incalculable de fois parce que nous n’avions pas de plaque avant. Ça ne s’est jamais terminé en pot-de-vin, mais moins ils ont de raisons de vous contrôler, mieux c’est.
Automatique ou manuelle ? Ma préférence va vers la manuelle : plus robuste, plus fiable et meilleur contrôle en mauvaises conditions routières. Dans les deux cas, il est possible d’émuler une sorte de contrôle de traction en jouant de l’accélérateur et du frein simultanément, afin de bloquer le différentiel si une roue patine.
Changez vos ampoules de phares pour des LED haute puissance. Lorsqu’on roule de nuit, ça aide à voir les guanacos en plein milieu du chemin.
Prenez un véhicule assez spacieux pour pouvoir y dormir au besoin. En montagne et en Patagonie, les conditions climatiques peuvent être rudes.
Finalement, 2×4 ou 4×4, renseignez-vous auprès des locaux sur les conditions routières. Si vous voyez de petites voitures circuler dans la direction où vous allez, c’est généralement bon signe. L’application iOverlander est aussi d’une grande aide. Prenez un abonnement et contribuez vos impressions sur les sites de camping et les routes.
En quittant Fiji, nous nous sommes demandé la si simple question : “Par où on va maintenant”? Notre objectif était de quitter l’Océanie pour l’Asie. Idéalement, Singapore. Antoine était déjà allé et avait beaucoup aimé. De plus, c’est un centre commercial névralgique, son aéroport est donc une belle porte d’entrée, selon nos intentions ultérieures (encore incertaines à ce moment). Alors en faisant les recherches déjà testées quelques jours et semaines avant, nous apprenons que les billets Fiji-Singapore, en vol direct, ont subit une petite envolée de prix. C’est donc pour cette raison que finalement, nous avons décidé d’arrêter quelques jours à Sydney en Australie, tant qu’à y être, pour repartir vers Singapore.
Sydney – 31 mars au 3 avril
Ce qui est bien lorsque nous n’avons pas d’attente, c’est que tout est possible par la suite. L’Australie n’était pas sur ma liste. Pourtant, plusieurs personnes nous en avaient parlé très positivement, mais je n’avais simplement pas l’appel. Je me gardais la région pour plus tard, un jour. Nous avons choisi le quartier de Newtown comme résidence temporaire, et le choix aura été parfait! De la bonne bouffe, des gens plein les rues, une effluve de liberté transportant des couleurs et des sourires, marqués par la mode et l’art, la jeunesse et les possibilités. Et en s’éloignant un peu du quartier, nous avons continué d’apprécier la ville. Si facile à arpenter, il y a toujours quelque chose à voir. Franchement, un endroit fort accueillant.
Opéra de Sydney
Singapore – 4-8 avril
Depuis notre retour en voyage, nous avons été choyés par l’abondance des saveurs. Tant à Fiji qu’à Sydney. Le goût du riz blanc des Amériques commence à se dissiper tranquillement. Mais à l’arrivée à Singapore… Ooohhhhh, l’importance de se contenir et de se tempérer. Nous avions un enjeu : trop d’envies culinaires, pas assez de repas dans la journée. À un point tel que parfois, nous prenions deux repas partagés pour mieux s’étendre sur les différents territoires. Notre première journée, nous avons déjeuné japonais, dîné indien du Sud, puis soupé chinois. MI-AM! Lorsqu’un repas se termine, on planifie non seulement le suivant, mais ceux des prochains jours : ne rien oublier, ne rien manquer, tout manger! C’est donc en butinant d’un resto à l’autre que nous avons procéder à notre visite de cette cité-état, l’une des trois sur terre, avec Monaco et le Vatican.
Comme en Inde, avec les doigts
Petit-déjeuner!
Étoilé Michelin!
Ce qui fait que l’offre alimentaire est halucinante à Singapour, c’est la diversité, la quantité, et les prix. J’ai mangé pour 2.50$, et ce avec délectation, et avec mes doigts. Comme dit Antoine, le bonheur économique est important. Et comme la ville est remplie de grandes tours d’habitation pour loger ses 6 millions d’habitants, les rez de chaussée sont souvent occupés par des cours alimentaires (appelés ici des Hawkers centers). Selon des stastistiques glanées sur le web, 62% à 77% des singapouriens mangent au moins un repas au restaurant, à tous les jours. Parce que, pourquoi pas, quand c’est plus facile et moins cher..! Nous sommes bienheureux : notre voyage culinaire est officiellement commencé et ne se terminera pas avant notre retour!
Outre la nourriture et ses gens, Singapore est emplie d’immeubles, certains bien classiques, d’autres plutôt créatifs, conférant à la ville un style bien unique.
La rafraichissante vision d’un couvert de neige blanche, le doux contact des draps frais lavés de notre propre lit, la satisfaction de faire notre lavage entre deux commissions dans nos petits commerces de proximité… des petits détails qui viennent compléter les moments forts de notre voyage au Québec, soit les retrouvailles avec la famille, les soirées avec les amis, les grandes rires avec les collègues. Le monde, notre monde, celui qu’on ne peut pas amener avec nous à l’autre bout du monde. C’est l’un des aspects particuliers de voyager longtemps, cet effet sur les liens : on se raconte, on se fait rire, on est contents de se voir, puis rapidement les discussions reprennent comme si on s’était vus la semaine précédante.
Nous avons donc pu profiter de cette ambiance des Fêtes en février, comme si l’on souhaitait reprendre un petit retard. Et nous nous sommes délectés de chaque petit moment que cette période nous a offert. Suffisamment pour susciter une petit émulsion voyageuse. Car après des mois de vagabondage américain, l’essouflement était palpable. Dû à la vitesse de traverse, à l’enfilade des paysages et des nouveautés, à l’accumulation des kilomètres comportant le défi de deux voyageurs gourmands qui ne veulent rien laisser dans l’assiette. Alors qu’à notre arrivée au Québec, il ne semblait plus me rester une miette d’appétit pour le voyage, au fil des semaines je recommençais à toucher à ce divin sentiment : la faim d’ailleurs. Je savais qu’elle allait revenir, cette faim, elle le fait toujours, alors je profitais tranquillement du moment présent en l’attendant.
C’est donc, fidèles à nos habitudes, quelques jours seulement avant notre second départ que nous avons assis nos plans. Ou en tout cas, la première destination de notre plan qui en comptera… plus, même si on ne sait pas exactement combien ni lesquelles! De mon côté, j’avais envie de poser les pieds en Océanie. Parce que les îles m’attiraient, d’une part, et puis en plus, nous n’avions jamais mis les pieds sur le continent, ni Antoine ni moi. Il s’agissait donc du seul continent, maintenant, que nous n’avions pas vu, alors que même l’Antarctique nous avait séduits. Cela peut paraitre banal de se donner un objectif du type “touchons à tous les continents”! Mais dans les faits, cela nous amènent parfois sur des recherches que nous n’aurions pas nécessairement faites autrement. Et, justement, nous avons trouvé des billets vraiment pas chers, un peu par hasard, pour les îles Fiji. Quand le hasard t’amène là… pourquoi chigner. Il faut dire oui! Afin de faciliter un peu les transferts d’avion et tout, nous avons pris une nuit à San Francisco.
San Francisco – 17 mars
Nous nous sommes donc envolés, Antoine, moi, et ma mère. Nous souhaitions nous rejoindre à un moment durant cette deuxième partie, sans savoir où et quand serait le plus optimal et finalement… elle aura fait comme nous et acheté ses billets à la dernière minute. C’est donc à la St-Patrick que nous déposons nos sacs en soirée, avant d’aller boire une pinte en l’honneur de l’Irlande. Le lendemain, notre vol était le soir donc nous avons pris toute la journée à marcher dans la ville, traversant ses magnifiques et diversifiés quartiers, reliant ses points d’attrait connus comme la rue en Zigzag, le pont ou le Chinatown.
19 mars : journée annihilée!
Nous sommes partis le 18 mars vers 23h, de San Francisco, en avion. Donc, reculant dans les fuseaux horaires jusqu’au premier sur la carte, pour changer de côté complètement et avancer d’une journée et arriver le 20 mars en matinée. Nous avons donc sauter la journée du 19 mars.
Nadi, Fiji – 20-22 mars
Nous arrivons, accueillis par de chaleureux “bula!”, et l’ambiance insulaire se fait déjà sentir. Le sourir des gens, le temps qui est plus lent, la chaleur, le soleil et les fleurs… pas besoin de plus à Fiji.
Lors de plusieurs de nos voyages, nous nous procurons des guides pour chaque endroit prévu, nous avons des listes d’impératifs, des attentes propres à chacun de nous quant aux activités, sites ou intérêts. Cette fois-ci, nous mettons en pratique, par défaut, la bonne vieille méthode à-la-va-comme-je-te-pousse. Peut-être parce que les derniers mois ont été plus chargés en organisation et en limitations logistiques. Et parce que nous avions certains référents parsemés tout au long des Amériques. Actuellement, nous sommes donc relativement peu informés sur la culture et la réalité des gens qui nous accueilleront. Cela peut se vivre tant comme un manque de connaissance, mais aussi comme une disposition complète à recevoir sans filtre. C’est donc avec étonnement que nous avons découvert qu’une très grande diaspora indienne vit aux îles Fiji. Avec elle s’invitent notamment les temples hindous colorés et la nourriture si gouteuse et diversifiée que l’on trouve en Inde.
Nous restons dans la région de l’aéroport de Nadi, comme point de départ avant de voir ce que l’on souhaite visiter pour la suite.
Pacific Harbour (sud de l’île principale, Fiji) – 22-27 mars
Notre choix s’arrête sur ce petit coin, au Sud de l’île et à environ 4h de bus, puisqu’il nous permet d’éviter bateau et avion, d’une part, et que des plongées renommées s’y trouvent. C’est donc dans un petit complexe de time share, sur le bord d’une longue plage, que nous posons nos sacs. Nous avons la possibilité de profiter du soleil matinal de notre balcon, puis d’arpenter la plage baignés dans le soleil chaud de l’après-midi. Parmi toutes ces relaxantes activités, Antoine et moi partons à la conquête des fonds marins. Deux premières plongées avec les requins, qui auront été une expérience quand même surprenante. Guidés par un ex-policier états-unien, dans une ambiance quasi militaire, nous sommes descendus sous l’eau dans une réserve marine afin de regarder un banc de requins se nourir d’immenses poissons. Surprenante, l’expérience, disais-je, mais au final très excitante et sortant de l’ordinaire. Un peu comme d’être assis devant un écran géant, mais en pouvant goûter l’eau salée et profitant de l’apesanteur relative dans l’eau. Suffisant pour faire s’esclaffer et tenter de sortir un semblant de “wwwoooowww” au travers de son détendeur. C’est également l’occasion de jeter un oeil rapproché sur ces immenses poissons, et détailler leurs dents, leurs nageoirs, et, malheureusement, comptabiliser la proportion portant au coin de leur gueule, un hameçon rouillé.
Quelques jours plus tard, nous sommes allés plonger dans un autre secteur, afin de voir les coraux cette fois-ci. Ma mère était avec nous également, pouvant en profiter en apnée. Les couleurs variées et l’abondance de poissons offre une expérience magnifique. Car les îles Fiji sont surnommées la capitale mondiale du corail mou. À chaque plongée, on transporte avec nous le sentiment de flotter dans des forêts lumineuses qui pourraient inspirer le monde d’Avatar.
Naisoso Island – 27 mars
Nous revenons dans la région de l’aéroport de Nadi afin d’accompagner ma mère, qui quitte Fiji. Antoine et moi passons donc une nuit sur cette petite île entre l’aéroport et la marina d’où nous quitterons le lendemain matin pour notre prochaine destination. Nous avions choisi cet endroit pour la proximité, et le faible coût. Nous nous sommes retrouvés dans un espace qui semblait hors de Fiji : il s’agit d’un rassemblement d’immenses villas luxueuses, que l’on dirait peu habitées. Et l’on loue les chambres de certaines de ces villas aux visiteurs. C’est donc une petite banlieue cossue, où seules quelques notes de musiques provenant des festivités de la ville, plus loin sur la côte, parviennent.
Yasawa islands (plus spécifiquement Naukacuvu Island – 28-31 mars
Au petit matin, hop, sortis du lit rapidement afin de savourer l’excitation de prendre le bateau vers 8h pour les îles Yasawa. C’est d’ailleurs dans cette région que les deux films Le lagon bleu ont été tournés. Notre hôtel, un regroupement de plusieurs cabanas, était parfait pour passer quelques jours à relaxer, sans s’ennuyer. Vous l’aurez deviné, encore une fois il y avait de la plongée au menu! Sinon, quelques activités sportives, de la nage sur la plage parmi les poissons et les coraux. Ou encore se prélasser dans la piscine avant le souper. Nous avons bien apprécié ce petit moment, qui aura bien terminé notre aventure aux Îles Fiji.
La plage sur laquelle notre hôtel est
Illuminés par la lune!
La suite
Je suis en retard dans la tenue de notre journal de voyage, parce que l’on avance vite! Depuis Fiji, nous avons fait quelques arrêts et sommes maintenant en Thailande. Peut-être que le calme ici me permettra de me mettre à jour… à suivre!