Most overlanders travel through the Americas in big 4WDs or campers; we did it in a 2005 Pontiac Vibe, a perfectly normal car, and without limiting ourselves in any way. Roads in South and Central America are generally in acceptable condition across most countries (we didn’t go to Brazil, however).
First off, traveling in a “normal” car has several advantages:
cheap to buy;
low fuel consumption;
easy and inexpensive to repair;
doesn’t attract attention (we had zero trouble with police or locals throughout the entire trip);
easier to sell once you reach your destination (if you’re doing a one-way trip);
Getting there does take some preparation. Here are a few tips to be ready for most situations:
Pick a reliable, common brand — meaning Japanese or Korean. Our Pontiac Vibe was actually a rebadged Toyota Matrix and shared most of its parts with the Toyota Corolla, an extremely robust and popular vehicle throughout the Americas.
Avoid Subarus, as they’re rare in South America (except in Chile). Their AWD might seem appealing, but if you break down, good luck finding parts.
Don’t pick a vehicle that’s too recent. Very modern cars are mechanically and electronically complex, parts are harder to source, and they require expertise you won’t find in a small village in the Andes.
Make sure you have decent ground clearance — roads are often rough. Mid-trip, we had our car lifted by an inch (2.5 cm), a fairly cheap operation that local mechanics are used to. After that, we cleared everything without scraping.
Bring a real spare tire, not just a puncture repair kit like modern vehicles often come with. Tires can literally blow out. A patch is useless if your tire is split open.
It gets hot — A/C is a must.
Fit winter or all-terrain tires. We did the trip on summer tires, but better grip in dirt and mud would have spared us several scares and one off-road excursion.
Pack the following gear:
a tow strap in case you get stuck;
a shovel;
traction boards;
a fire extinguisher and a warning triangle;
some wire to tie up your exhaust if it breaks loose (North American cars are rusty…).
It’s always a good idea to carry an extra jerry can of gas. Stations are frequent, but they can run dry (especially in Bolivia).
If you leave gear strapped to the outside of the car, secure it with zip ties to make theft less convenient.
If your car only has a rear license plate (as is the case in Quebec and a few US states), make a laminated copy of the plate and mount it on the rear (moving the original to the front, so agents see it first when passing checkpoints). Police pulled us over countless times because we had no front plate. It never ended in a bribe, but the fewer reasons they have to stop you, the better.
Automatic or manual? My preference is manual: more robust, more reliable, and better control in poor road conditions. Either way, you can fake a kind of traction control by working the throttle and brake at the same time to lock up the differential if a wheel spins.
Swap your headlight bulbs for high-output LEDs. When you’re driving at night, it helps spot the guanacos standing in the middle of the road.
Pick a vehicle roomy enough to sleep in if needed. In the mountains and in Patagonia, weather conditions can be harsh.
Finally, 2WD or 4WD, ask locals about road conditions. If you see small cars heading the same way you are, it’s usually a good sign. The iOverlander app is also a huge help — get a subscription and contribute your own impressions on campsites and roads.
La plupart des overlanders voyagent dans les Amériques avec de gros 4×4 ou des campeurs ; on l’a fait avec une Pontiac Vibe 2005, une voiture tout à fait normale, et ce sans nous limiter. Les routes en Amérique du Sud et centrale sont généralement dans un état acceptable, et ce dans la plupart des pays (nous ne sommes pas allés au Brésil par contre).
Tout d’abord, voyager avec une voiture « normale » confère plusieurs avantages :
peu chère à l’achat ;
consomme peu d’essence ;
facile et économique à réparer ;
n’attire pas l’attention (nous n’avons eu aucune embrouille avec la police ou les locaux de toute notre traversée) ;
plus facile à revendre une fois rendu à destination (si vous faites un aller simple) ;
plus légère, donc plus facile à sortir du pétrin si vous vous enlisez.
Y arriver demande un peu de préparation quand même. Voici quelques conseils pour être paré à la plupart des situations :
Choisissez une marque fiable et commune, donc une japonaise ou une coréenne. Notre Pontiac Vibe était en fait une Toyota Matrix rebadgée et partageait la majorité de ses pièces avec la Toyota Corolla, un véhicule extrêmement robuste et populaire partout dans les Amériques.
Évitez les Subaru, car elles sont très rares en Amérique du Sud (sauf au Chili). Leur traction intégrale peut sembler intéressante, mais si vous tombez en panne, bonne chance pour les réparer.
Choisissez un véhicule pas trop récent. Les voitures très modernes sont mécaniquement et électroniquement compliquées, les pièces sont plus difficiles à trouver et elles demandent une certaine expertise pour les réparer, expertise que vous ne trouverez pas dans un petit village des Andes.
Ayez une bonne garde au sol, car les routes sont souvent cahoteuses. En cours de route, nous avons fait lever notre véhicule de 2,5 cm, une opération somme toute peu coûteuse et à laquelle les mécaniciens locaux sont habitués. On passait partout sans frotter par la suite.
Ayez une vraie roue de secours et pas juste un kit pour réparer les crevaisons, comme c’est fréquemment le cas de série sur les véhicules modernes. Les pneus peuvent littéralement exploser. Une rustine ne vous sera d’aucune utilité si votre roue est carrément fendue.
Il fait chaud : la climatisation est un must.
Installez des pneus d’hiver ou tout-terrain. Nous avons fait le trajet avec des pneus d’été, mais une meilleure adhérence dans la terre et la boue nous aurait évité plusieurs frousses et une sortie de route.
Partez avec les équipements suivants :
un câble pour vous faire tracter si vous vous enlisez ;
une pelle ;
des traction aids (plaques de désensablage) ;
un extincteur et un triangle de sécurité ;
du fil de fer pour attacher votre échappement s’il se casse (les voitures nord-américaines sont rouillées…).
C’est toujours une bonne idée d’avoir un bidon d’essence supplémentaire. Les stations-service sont fréquentes, mais elles peuvent parfois être à sec (surtout en Bolivie).
Si vous laissez des équipements attachés à l’extérieur, sécurisez-les avec des attaches rapides (tie wraps) pour diminuer les chances qu’on vous les vole.
Si votre voiture n’a des plaques d’immatriculation qu’à l’arrière (comme c’est le cas au Québec et dans quelques États américains), faites une copie plastifiée de votre plaque et installez-la en arrière (en déplaçant l’authentique à l’avant, pour qu’au passage des contrôles les agents puissent la voir en premier). La police nous a arrêtés un nombre incalculable de fois parce que nous n’avions pas de plaque avant. Ça ne s’est jamais terminé en pot-de-vin, mais moins ils ont de raisons de vous contrôler, mieux c’est.
Automatique ou manuelle ? Ma préférence va vers la manuelle : plus robuste, plus fiable et meilleur contrôle en mauvaises conditions routières. Dans les deux cas, il est possible d’émuler une sorte de contrôle de traction en jouant de l’accélérateur et du frein simultanément, afin de bloquer le différentiel si une roue patine.
Changez vos ampoules de phares pour des LED haute puissance. Lorsqu’on roule de nuit, ça aide à voir les guanacos en plein milieu du chemin.
Prenez un véhicule assez spacieux pour pouvoir y dormir au besoin. En montagne et en Patagonie, les conditions climatiques peuvent être rudes.
Finalement, 2×4 ou 4×4, renseignez-vous auprès des locaux sur les conditions routières. Si vous voyez de petites voitures circuler dans la direction où vous allez, c’est généralement bon signe. L’application iOverlander est aussi d’une grande aide. Prenez un abonnement et contribuez vos impressions sur les sites de camping et les routes.
En quittant Fiji, nous nous sommes demandé la si simple question : “Par où on va maintenant”? Notre objectif était de quitter l’Océanie pour l’Asie. Idéalement, Singapore. Antoine était déjà allé et avait beaucoup aimé. De plus, c’est un centre commercial névralgique, son aéroport est donc une belle porte d’entrée, selon nos intentions ultérieures (encore incertaines à ce moment). Alors en faisant les recherches déjà testées quelques jours et semaines avant, nous apprenons que les billets Fiji-Singapore, en vol direct, ont subit une petite envolée de prix. C’est donc pour cette raison que finalement, nous avons décidé d’arrêter quelques jours à Sydney en Australie, tant qu’à y être, pour repartir vers Singapore.
Sydney – 31 mars au 3 avril
Ce qui est bien lorsque nous n’avons pas d’attente, c’est que tout est possible par la suite. L’Australie n’était pas sur ma liste. Pourtant, plusieurs personnes nous en avaient parlé très positivement, mais je n’avais simplement pas l’appel. Je me gardais la région pour plus tard, un jour. Nous avons choisi le quartier de Newtown comme résidence temporaire, et le choix aura été parfait! De la bonne bouffe, des gens plein les rues, une effluve de liberté transportant des couleurs et des sourires, marqués par la mode et l’art, la jeunesse et les possibilités. Et en s’éloignant un peu du quartier, nous avons continué d’apprécier la ville. Si facile à arpenter, il y a toujours quelque chose à voir. Franchement, un endroit fort accueillant.
Opéra de Sydney
Singapore – 4-8 avril
Depuis notre retour en voyage, nous avons été choyés par l’abondance des saveurs. Tant à Fiji qu’à Sydney. Le goût du riz blanc des Amériques commence à se dissiper tranquillement. Mais à l’arrivée à Singapore… Ooohhhhh, l’importance de se contenir et de se tempérer. Nous avions un enjeu : trop d’envies culinaires, pas assez de repas dans la journée. À un point tel que parfois, nous prenions deux repas partagés pour mieux s’étendre sur les différents territoires. Notre première journée, nous avons déjeuné japonais, dîné indien du Sud, puis soupé chinois. MI-AM! Lorsqu’un repas se termine, on planifie non seulement le suivant, mais ceux des prochains jours : ne rien oublier, ne rien manquer, tout manger! C’est donc en butinant d’un resto à l’autre que nous avons procéder à notre visite de cette cité-état, l’une des trois sur terre, avec Monaco et le Vatican.
Comme en Inde, avec les doigts
Petit-déjeuner!
Étoilé Michelin!
Ce qui fait que l’offre alimentaire est halucinante à Singapour, c’est la diversité, la quantité, et les prix. J’ai mangé pour 2.50$, et ce avec délectation, et avec mes doigts. Comme dit Antoine, le bonheur économique est important. Et comme la ville est remplie de grandes tours d’habitation pour loger ses 6 millions d’habitants, les rez de chaussée sont souvent occupés par des cours alimentaires (appelés ici des Hawkers centers). Selon des stastistiques glanées sur le web, 62% à 77% des singapouriens mangent au moins un repas au restaurant, à tous les jours. Parce que, pourquoi pas, quand c’est plus facile et moins cher..! Nous sommes bienheureux : notre voyage culinaire est officiellement commencé et ne se terminera pas avant notre retour!
Outre la nourriture et ses gens, Singapore est emplie d’immeubles, certains bien classiques, d’autres plutôt créatifs, conférant à la ville un style bien unique.
La rafraichissante vision d’un couvert de neige blanche, le doux contact des draps frais lavés de notre propre lit, la satisfaction de faire notre lavage entre deux commissions dans nos petits commerces de proximité… des petits détails qui viennent compléter les moments forts de notre voyage au Québec, soit les retrouvailles avec la famille, les soirées avec les amis, les grandes rires avec les collègues. Le monde, notre monde, celui qu’on ne peut pas amener avec nous à l’autre bout du monde. C’est l’un des aspects particuliers de voyager longtemps, cet effet sur les liens : on se raconte, on se fait rire, on est contents de se voir, puis rapidement les discussions reprennent comme si on s’était vus la semaine précédante.
Nous avons donc pu profiter de cette ambiance des Fêtes en février, comme si l’on souhaitait reprendre un petit retard. Et nous nous sommes délectés de chaque petit moment que cette période nous a offert. Suffisamment pour susciter une petit émulsion voyageuse. Car après des mois de vagabondage américain, l’essouflement était palpable. Dû à la vitesse de traverse, à l’enfilade des paysages et des nouveautés, à l’accumulation des kilomètres comportant le défi de deux voyageurs gourmands qui ne veulent rien laisser dans l’assiette. Alors qu’à notre arrivée au Québec, il ne semblait plus me rester une miette d’appétit pour le voyage, au fil des semaines je recommençais à toucher à ce divin sentiment : la faim d’ailleurs. Je savais qu’elle allait revenir, cette faim, elle le fait toujours, alors je profitais tranquillement du moment présent en l’attendant.
C’est donc, fidèles à nos habitudes, quelques jours seulement avant notre second départ que nous avons assis nos plans. Ou en tout cas, la première destination de notre plan qui en comptera… plus, même si on ne sait pas exactement combien ni lesquelles! De mon côté, j’avais envie de poser les pieds en Océanie. Parce que les îles m’attiraient, d’une part, et puis en plus, nous n’avions jamais mis les pieds sur le continent, ni Antoine ni moi. Il s’agissait donc du seul continent, maintenant, que nous n’avions pas vu, alors que même l’Antarctique nous avait séduits. Cela peut paraitre banal de se donner un objectif du type “touchons à tous les continents”! Mais dans les faits, cela nous amènent parfois sur des recherches que nous n’aurions pas nécessairement faites autrement. Et, justement, nous avons trouvé des billets vraiment pas chers, un peu par hasard, pour les îles Fiji. Quand le hasard t’amène là… pourquoi chigner. Il faut dire oui! Afin de faciliter un peu les transferts d’avion et tout, nous avons pris une nuit à San Francisco.
San Francisco – 17 mars
Nous nous sommes donc envolés, Antoine, moi, et ma mère. Nous souhaitions nous rejoindre à un moment durant cette deuxième partie, sans savoir où et quand serait le plus optimal et finalement… elle aura fait comme nous et acheté ses billets à la dernière minute. C’est donc à la St-Patrick que nous déposons nos sacs en soirée, avant d’aller boire une pinte en l’honneur de l’Irlande. Le lendemain, notre vol était le soir donc nous avons pris toute la journée à marcher dans la ville, traversant ses magnifiques et diversifiés quartiers, reliant ses points d’attrait connus comme la rue en Zigzag, le pont ou le Chinatown.
19 mars : journée annihilée!
Nous sommes partis le 18 mars vers 23h, de San Francisco, en avion. Donc, reculant dans les fuseaux horaires jusqu’au premier sur la carte, pour changer de côté complètement et avancer d’une journée et arriver le 20 mars en matinée. Nous avons donc sauter la journée du 19 mars.
Nadi, Fiji – 20-22 mars
Nous arrivons, accueillis par de chaleureux “bula!”, et l’ambiance insulaire se fait déjà sentir. Le sourir des gens, le temps qui est plus lent, la chaleur, le soleil et les fleurs… pas besoin de plus à Fiji.
Lors de plusieurs de nos voyages, nous nous procurons des guides pour chaque endroit prévu, nous avons des listes d’impératifs, des attentes propres à chacun de nous quant aux activités, sites ou intérêts. Cette fois-ci, nous mettons en pratique, par défaut, la bonne vieille méthode à-la-va-comme-je-te-pousse. Peut-être parce que les derniers mois ont été plus chargés en organisation et en limitations logistiques. Et parce que nous avions certains référents parsemés tout au long des Amériques. Actuellement, nous sommes donc relativement peu informés sur la culture et la réalité des gens qui nous accueilleront. Cela peut se vivre tant comme un manque de connaissance, mais aussi comme une disposition complète à recevoir sans filtre. C’est donc avec étonnement que nous avons découvert qu’une très grande diaspora indienne vit aux îles Fiji. Avec elle s’invitent notamment les temples hindous colorés et la nourriture si gouteuse et diversifiée que l’on trouve en Inde.
Nous restons dans la région de l’aéroport de Nadi, comme point de départ avant de voir ce que l’on souhaite visiter pour la suite.
Pacific Harbour (sud de l’île principale, Fiji) – 22-27 mars
Notre choix s’arrête sur ce petit coin, au Sud de l’île et à environ 4h de bus, puisqu’il nous permet d’éviter bateau et avion, d’une part, et que des plongées renommées s’y trouvent. C’est donc dans un petit complexe de time share, sur le bord d’une longue plage, que nous posons nos sacs. Nous avons la possibilité de profiter du soleil matinal de notre balcon, puis d’arpenter la plage baignés dans le soleil chaud de l’après-midi. Parmi toutes ces relaxantes activités, Antoine et moi partons à la conquête des fonds marins. Deux premières plongées avec les requins, qui auront été une expérience quand même surprenante. Guidés par un ex-policier états-unien, dans une ambiance quasi militaire, nous sommes descendus sous l’eau dans une réserve marine afin de regarder un banc de requins se nourir d’immenses poissons. Surprenante, l’expérience, disais-je, mais au final très excitante et sortant de l’ordinaire. Un peu comme d’être assis devant un écran géant, mais en pouvant goûter l’eau salée et profitant de l’apesanteur relative dans l’eau. Suffisant pour faire s’esclaffer et tenter de sortir un semblant de “wwwoooowww” au travers de son détendeur. C’est également l’occasion de jeter un oeil rapproché sur ces immenses poissons, et détailler leurs dents, leurs nageoirs, et, malheureusement, comptabiliser la proportion portant au coin de leur gueule, un hameçon rouillé.
Quelques jours plus tard, nous sommes allés plonger dans un autre secteur, afin de voir les coraux cette fois-ci. Ma mère était avec nous également, pouvant en profiter en apnée. Les couleurs variées et l’abondance de poissons offre une expérience magnifique. Car les îles Fiji sont surnommées la capitale mondiale du corail mou. À chaque plongée, on transporte avec nous le sentiment de flotter dans des forêts lumineuses qui pourraient inspirer le monde d’Avatar.
Naisoso Island – 27 mars
Nous revenons dans la région de l’aéroport de Nadi afin d’accompagner ma mère, qui quitte Fiji. Antoine et moi passons donc une nuit sur cette petite île entre l’aéroport et la marina d’où nous quitterons le lendemain matin pour notre prochaine destination. Nous avions choisi cet endroit pour la proximité, et le faible coût. Nous nous sommes retrouvés dans un espace qui semblait hors de Fiji : il s’agit d’un rassemblement d’immenses villas luxueuses, que l’on dirait peu habitées. Et l’on loue les chambres de certaines de ces villas aux visiteurs. C’est donc une petite banlieue cossue, où seules quelques notes de musiques provenant des festivités de la ville, plus loin sur la côte, parviennent.
Yasawa islands (plus spécifiquement Naukacuvu Island – 28-31 mars
Au petit matin, hop, sortis du lit rapidement afin de savourer l’excitation de prendre le bateau vers 8h pour les îles Yasawa. C’est d’ailleurs dans cette région que les deux films Le lagon bleu ont été tournés. Notre hôtel, un regroupement de plusieurs cabanas, était parfait pour passer quelques jours à relaxer, sans s’ennuyer. Vous l’aurez deviné, encore une fois il y avait de la plongée au menu! Sinon, quelques activités sportives, de la nage sur la plage parmi les poissons et les coraux. Ou encore se prélasser dans la piscine avant le souper. Nous avons bien apprécié ce petit moment, qui aura bien terminé notre aventure aux Îles Fiji.
La plage sur laquelle notre hôtel est
Illuminés par la lune!
La suite
Je suis en retard dans la tenue de notre journal de voyage, parce que l’on avance vite! Depuis Fiji, nous avons fait quelques arrêts et sommes maintenant en Thailande. Peut-être que le calme ici me permettra de me mettre à jour… à suivre!
(Note : ce texte a été écrit principalement lorsque nous étions encore en Amérique… d’où le temps de verbe au présent)
Comme j’ai commencé à aborder dans ma dernière communication, nous sommes sur nos derniers milles de roadtrip, littéralement, au coeur de l’Amérique. C’est par ailleurs ironique de faire le continent au complet, à un moment où sa place dans le monde, sa constitution politique et son unité (ou absence de) est un sujet suffisamment brûlant pour se retrouver jusqu’au Super Bowl… M’enfin… nous avons affiché notre voiture, à donner par ailleurs, et nous conversons avec plein de gens pour transmettre des informations, répondre aux questions, évualuer les possibilités. C’est que le transfert de propriété de véhicule dépend de tellement de facteurs, comme la nationalité du vendeur, celle de l’acheteur… et celle du véhicule. Et puis, le pays de transaction, les intentions de l’acheteur, la durée du voyage, les destinations… la météo et la couleur des murs de la pièce dans laquelle on signe a sûrement un impact aussi, c’est dire à quel point c’est complexe.
Parallèlement à cette paperasserie, nous planifions nos dernières destinations: Uruguay et Paraguay, parce que pourquoi pas, une fois dans la région. Et tant qu’à faire, peut-être un bout de Brésil, vu que certains acheteurs y seront? Ok. Rajoutons à la paperasserie, demandons un visa pour Audrey. Parce qu’Antoine peut utiliser sa nationalité française et, du coup, entrer sans visa.
Notre route des derniers jours, incluant nos derniers arrêts en Argentine
15 au 18 février – Montevideo, Uruguay
Nous quittons donc l’Argentine après notre traversée de cette dernière pour entrer en Uruguay. Notre objectif est surtout la capitale, puisqu’elle est relativement proche et que nous aimons bien les grandes villes. Nous aurions pu aller sur la côte, dans certaines régions balnéaires, ce qui nous aura été vivement recommandé, mais nous avons fait à notre tête..! Rendus dans la capitale, c’était tout de même cocasse et nous avons pu mesurer le poids des raisons pour lesquelles on nous recommandait la côte. En fait, c’est une semaine de carnaval et de congé d’été, alors pas mal tout le monde a quitté le milieu urbain pour les plages. Beaucoup de boutiques et de restos sont fermés. Mais ceux qui sont restés vont à la plage qui borde la ville, pour se faire griller, courrir ou pêcher. C’est donc une ambiance ralentie. Dans tous les cas, on boit un maté, cette motte de feuilles tassée dans une petite tasse faite d’une calebasse, un fruit dont l’écorce séchée ressemble à une petite gourde. Cette motte qui emplit la calebasse est régulièrement arrosée d’un peu d’eau chaude, que l’on boit à coup de quelques gorgées, nécessitant donc de trimballer un thermos d’eau chaude. Si le café est un incontournable chez nous, avec nos petites terrasses et petits cafés, je sens que l’on n’atteint pas le niveau de révérence que l’on porte ici au Maté. En Uruguay et en Argentine, il est intégré à toute activité, dans des contextes que deux petits Québécois peuvent trouver cocasses. TOUT LE MONDE se promène avec leur tasse et leur thermos. Même pas dans le sac à dos qu’ils portent, ne-non, le thermos sous le bras ou dans un petit sac de cuir en bandouillère spécialement conçu à cet effet. Parfois en courant, parfois en trekkant (pour vrai), en travaillant au resto, à la station service, arrêtés sur le bord de l’autouroute, partout. Cela dit, sa consommation est une tradition devenue sociale, également, rapprochant les gens dans un cercle de chaises de camping : le bonheur de passer du temps en famille ou entre amis est simple. C’est donc parmi tous ces gens en mode vacances, que nous avançons en Uruguay. La ville n’est pas déplaisante, et on ne peut qu’imaginer qu’elle est d’autant plus dynamique lorsque les gens l’habitent et la font vivre.
18 février – sur la route
J’avais remarqué, durant notre route en campagne, que la chaussée était très régulièrement traversée par des bestioles surprenantes. J’ai l’habitude de voir un écureuil, un oiseau, un chat, un chevreuil… et depuis quelques mois, un guanaco, un ému ou un renard. Qu’ajoute-t-on maintenant? Des mygales. ce que les anglophones surnomment des “tarentulas” et que l’on appelle à tort des tarentules. Appelez ça comme vous voulez, c’est une araignée de la grosseur d’un bébé chat. T’sais, quand tu peux l’apercevoir marcher de ton poste de conducteur d’une voiture qui va à 110 km/h? Brrrrrr…… Le truc, c’est que depuis quelques jours, depuis ma prise de conscience de la présence de ces trucs dans l’environnement, je redoute juste un petit peu le camping qui, je sais, est planifié en soirée le 18 février, pour couper notre route vers le Paraguay. Lorsque nous nous sommes arrêtés dans un “camping” (attention, ici un camping peut vouloir dire “emplacement à BBQ familial”), le propriétaire de l’endroit nous invite chaleureusement à poser notre tente où l’on veut bien sur son terrain, nous montre ses toilettes, lavabo, grill. Pendant que l’on discute, une mygale s’approche et se retrouve dans un jeu qu’elle ne souhaitait certainement pas : le chien et les deux chats de la place se mettent à l’asticoter à coup de petites pattes et de museau. Oh boy. Déjà que toutes les sauterelles, coquerelles et autres insectes qui me sautaient sur les mollets depuis notre arrivée m’invitaient gentilement à me gérer (lire ici “testaient ma capacité à ne pas décompenser pour conserver l’apparence d’une personne en contrôle de ses émotions”), la mygale m’a donné un petit coup additionnel…! Je m’imaginais me réveiller la nuit, le filet de la tente couvert de mygales, comme si Aragog et sa gang me prenaient d’assaut. Mais bon, j’ai finalement quitté le monde fantastique d’Harry Potter et repris une pente positive : parce que si tous les insectes sont plus gros ici, les crapeaux aussi! Et ça, j’adore, alors d’en voir un de la grosseur d’un chiot golden retriever m’a redonné le sourire. Surtout qu’à sa grosseur, il devait en manger des gros insectes. Ce fut donc notre dernière nuit de camping dans tout ce voyage, que nous avons passée au chaud (faisait quand même 42 degrés durant le jour…),… Antoine a eu un petit regain de nostalgie, nous sommes repartis une pe-peine au coeur.
18 au 23 février – Asunción, Paraguay
Un peu tout ce que nous lisions sur le Paraguay, et tout ce que nous transmettaient ceux à qui nous parlions, se résumait à un même fil conducteur: c’est un peu plate, y’a rien à voir, pourquoi vous allez là. Laissez-moi être en désaccord. Déjà à notre première soirée, j’aimais bien la ville (qui est collée à la frontière). Plusieurs belles maisons avec une architecture inspirante, une ambiance relaxe… plusieurs hôtels offrent une piscine afin de faire face aux grandes chaleurs, et l’offre de restos et bars est intéressante et diversifiée. Il demeure que je n’en aurais pas nécessairement fait une destination unique pour un voyage en partant de Montréal, mais j’ai été agréablement surprise (et satisfaite) d’y passer.
Un de mes coups de coeur de la ville fut la visite du cimetière. Ces derniers sont souvent des attraits touristiques dans de nombreux pays et grandes villes, Asunción ne fait pas exception. On y pénètre avec calme et réserve, pour prendre conscience que certains font l’inverse. Car si au premier oeil les petites et grandes dernières demeures se dressent bien rangées les unes au côté des autres, certains passages nous amènent là où le temps et les pilleurs ont laissé leur trace. Plusieurs caveaux sont défoncés, sinon la majorité, montrant au regard du passant les cercueils renversés, et parfois la personne qui y avait été déposée respectueusement par sa famille des décennies et même siècle auparavant. Et cette malheureuse action semble ne pas avoir été unique, ou rare, vu la proportion des chappelles funéraires et caveaux que nous avons retrouvés dans le même état. Nous avons tout de même été surpris, puisqu’à chaque endroit où nous posons les pieds, peu de caractéristiques ont un impact sur le respect qui est naturellement décerné aux lieux de sépultures. Pas la religion, ni la culture, ni le niveau de vie : la mort demeure un sacré partagé collectivement par l’Humanité. En même temps, je suis tout à fait consciente de la naïveté dans laquelle baigne cette dernière affirmation, l’Humanité ayant tout autant prouvé son inhumanité à de trop nombreuses reprises face à la mort, d’autrui bien entendu. Nous avons tenté de trouver des hypothèses qui pourraient avoir mené des gens à agir ainsi, et en sommes arrivés à la conclusion que la recherche de bijous et de dents en or était la plus plausible.
Car si le pays est considéré actuellement comme l’une des économies les plus stables de l’Amérique latine, elle ne l’a pas toujours été. Elle est par ailleurs passée par des années de libéralisation financière mal supervisée, ayant mené à des crises bancaires rapprochées. Au cours des deux dernières décennies, des réformes importantes auraient été menées, explicant la situation de stabilité actuelle. L’ambiance dans la capitale en est le reflet : les grandes marques et grandes chaînes sont bien présentes, et l’on ne se cache pas pour inviter les grandes richesses des pays voisins à investir. Par un petit condo luxueux ici, et une offre de grands restaurants là, et hop, on attire.
Finalement, après nous être promené un peu dans la ville, avoir bien mangé et avoir finalisé notre paperasserie, l’envie de s’en aller s’est faite plus présente, et l’appel de la maison du même coup. Comme nous avons trouvé une solution rapidement pour la voiture, nous avons donc décidé de conserver mon visa Brésilien pour une autre occasion, nous disposons quand même de 5 ans pour l’utiliser. Alors en moins de quelques heures, plus de voiture, décision prise, bagages faits, billets de retour achetés. Même notre famille l’a appris un peu sur le tard, occasionnant parfois des “hein, vous revenez dans quelques heures??”. Alors oui, une petite pause pour préparer la suite!