Le Texas, le Mexique et les chroniques automobiles

Le Texas

Dans les états visités précédemment, le Texas était définitivement celui où nous avions le plus de chance de revenir. N’empêche, il fallait couper la route et l’envie de le visiter était bel et bien présente. Le Texas, plus que tout autre état américain, collectionne les stéréotypes et c’est ce qui fait son charme et le rend attachant (sauf quand on parle de politique). Des énormes pick-ups, des églises, d’immenses bannières sur l’autoroute vous accusant d’infidélité envers le seigneur et vous menaçant d’une éternité en enfer, on en a vu des masses.

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PXL_20250726_180802340On a aussi pu goûter à l’aimabilité de ses habitants et à son fameux BBQ (pas une mais deux fois). Et à Rome, on fait comme chez les romains alors pour clore notre séjour chez les texans, on s’est arrêté à un champ de tir où Audrey a pu s’initier au privilèges du second amendement. Premier service, un Glock 17 9mm, similaire à l’arme de fonction des policiers de chez nous. Comme plat de résistance, une copie civile d’un AK-47. Je crois qu’elle a été de maints détails sur son expérience.

Comme Audrey, j’avais pris un forfait introduction car la logique voulait qu’ils ne laissent pas tirer de façon autonome quelqu’un sans permis. Me rendant compte qu’en fait, la seule règle était d’être accompagné, j’ai promptement converti mon petit cours avec instructeur en la location d’un AR-15. Mon passé dans l’armée est loin derrière moi, mais ces heures à pratiquer le maniement de la C7 (version canadienne de la M16, dont laquelle le AR-15 est la version civile), m’ont inculqué une mémoire mécanique du maniement de cette arme. En peu de temps, j’étais de nouveau à l’aise. Avec précision et constance, j’ai promptement vidé mes deux chargeurs (Audrey a tiré un peu aussi), tout en ayant géré un enrayage comme on me l’avait enseigné il y a 20 ans.

Je dois me confesser, j’aime tirer, j’aime l’odeur de la poudre et j’aime les armes. Dans les mains de quelqu’un un tant soit peu entraîné et mal intentionné par contre, un AR-15 en particulier peut causer d’énormes dégâts.  C’est d’ailleurs cette arme qui est responsable de la majorité des fusillades de masse aux États-Unis. Il n’existe à mon sens pas de raison valable pour qu’un fusil d’assaut à l’origine conçu pour la guerre se retrouve dans les mains de la population. Fort heureusement, ce n’est pas le cas au Canada et cela contribue sans aucun doute à en faire un pays plus sécuritaire.

Pour en revenir au voyage, nous nous sommes arrêtés à trois villes au Texas. Dallas, la première, fut quand même agréable à explorer. C’est une énorme métropole, mais certains coins se marchent bien. Quant à Austin, nous avions de grandes attentes, car elle est de réputation beaucoup plus libérale et agréable à vivre que le reste du Texas. Comme de fait, la ville est plus compacte, plus verdoyante et effervescente de contre-culture. On y mange merveilleusement bien et il fait bon s’y promener. Laredo quand à elle, à la frontière avec le Mexique, est sans intérêt.

Austin

De toutes villes américaines visitées, c’est définitivement Austin qui remporte la palme et nous y retournerions volontiers.

Le Mexique

Hormis quelques des passages dans la péninsule du Yucatàn pour profiter de la plongée et des installations balnéaires, j’étais allé au Mexique seulement en 2007. C’était un petit 9 jours pendant l’été et nous avions fait un séjour rapide dans la capitale (il y avait pas mal plus de VW Beetle), à Acapulco et à Oaxaca. Autant dire donc que je connaissais peu l’endroit. Ceci dit, hormis un 5 jours à Mexico Ciudad, nous y sommes quand même passés rapidement, mais avons pu profiter de quelques autres parcelles de cet immense pays.

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Audrey vous a décrit nos différents arrêts en plus de détails: Monterrey, San Luis Potosi, Mexico, Cordobà, Coatzalcoalos, San Cristobal de Las Casas et Ciudad Cuothémoc. Quelques uns d’entre eux plus longs, les autres pour couper la traversée de ce pays qui, il faut le dire, est quand même énorme en terme géographique.

Tacos de tripa
Tacos de tripa, incroyable

Je me rappelais d’un Mexique plus pauvre et bon marché, mais cette fois-ci j’ai été quand même surpris par le coût de la vie. Il y a quand même un certain bonheur économique à voyager pour peu de dinero, mais le fait que mes dollars canadiens aillent moins loin qu’auparavant signifie une certaine hausse de la qualité de vie. C’est une grossière simplification, mais c’est quand même un peu vrai. Le Mexique m’a paru mieux organisé et mieux structuré que dans mes souvenirs. Tant mieux pour eux.

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Ce qui a définitivement été au rendez-vous par contre, c’est le bonheur gastronomique. Jeune voyageur peu expérimenté, je suivais auparavant à la lettre la consigne d’éviter la bouffe de rue. Mes souvenirs incluent peu de tiendas de tacos. Celui qui est resté gravé dans mémoire l’est à cause d’une salsa verde particulièrement forte et de l’inconfort gastro-intestinal qui m’a suivi jusqu’à 1 mois après mon retour en sol canadien. Or, ce n’est pas pour rien que la cuisine mexicaine s’est exportée partout autour du globe. Ce n’est pas une gastronomie pour l’élite, mais pour le peuple et elle se déguste au coin des rues. Comme Audrey l’a mentionné d’ailleurs, on est exposé qu’à la pointe de l’iceberg et c’est sur place qu’elle dévoile toute sa variété et ses saveurs.

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On en fait l’expérience à toute heure du jour (et de la nuit) assis sur des bancs de plastique à dévorer tacos, huarraches, quesadillas, gorditas et j’en passe. Elle est fraîche, toujours accompagnée de limes et de sauces fortes maisons ( qui se déclinent en rouge et vert). On peut même manger son taco une étoile Michelin. Oubliez le 5 services cérémonieux: il se consomme debout et en quelques bouchées: comme un vrai taco.

Taco étoilé Michelin
Le visage de deux personnes qui mangent un taco étoilé Michelin

 

La capitale est drastiquement différente des autres villes plus mineures et par moment on a littéralement l’impression d’une capitale d’Europe (avec un petit niveau de délabrement supplémentaire). Il fait bon visiter ses quartiers et s’arrêter dans ses parcs pour prendre une pause de marche. Le soir et la nuit, elle fourmille d’activité. Impossible de s’ennuyer. 5 jours n’étaient de toute évidence pas suffisants tout comme cela aura été trop peu de temps passé à Paris, Berlin et autres grandes agglomérations de ce monde.

PXL_20250804_014354848Les bourgades plus mineures ont souvent à offrir un centre-ville colonial et quelques petites places coquettes. N’empêche, le rythme est plus lent et le charme est total.  À ma grande suprise aussi, il fait bon visiter le Mexique à tous moments de l’année. Comme aux États-Unis, je m’attendais à une chaleur accablante mais montagneux qu’il est, beaucoup des attraits du Mexique se situent altitude, là où la température est tempérée et agréable.

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Faits qui nous ont sauté aux yeux, c’est l’absence d’anglais qui règne au Mexique. Son paysage sonore est quasi entièrement occupé par des rythmes lations et la population ne parle que peu anglais. Tant mieux pour nous qui voulons améliorer notre espagnol. C’est possible aussi dû au fait que l’on se tient à l’écart des circuits. Toujours est-il que c’est rafraîchissant que l’influence du gros voisin américain ne se fasse pas trop sentir ici. Du point de vue d’un étranger, je n’ai aucune difficulté à concevoir que le Canada ressemble au États-Unis, mais le Mexique lui, a sa propre personnalité.

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Moi, à Teotihuacan en 2007

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Chroniques automobiles

Voyager en taco (automobile vétuste pour ceux non familier avec ce québécisme) vient avec son lot d’aventures en soit. L’épisode du câble de transmission finalement s’est bien terminé et à relativement bon prix, car le concessionnaire ne nous a chargé que le 1h30 de travail indiqué par le manuel quand il en fallu dans les faits environ 7. Au Canada, la rouille compliquant toujours les choses, les mécaniciens ne se gênent pas pour facturer à l’heure.

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Mine de rien, nous avions déjà parcouru 5000 kilomètres alors la voiture était à nouveau dûe pour son changement d’huile. Localiser un petit garage à Cordobà fut chose plutôt simple. Tant qu’à faire aussi, j’allais leur parler d’une barre de direction à changer, car la suspension cognait et le véhicule louvoyait un peu sur l’autoroute. Fort heureusement, il y avait peu de clients ce matin là alors le petit mécano aux cheveux lissés et en souliers de cuirs cirés a accepté de nous accomoder. Par curiosité, j’avais fait évaluer le travail par un atelier à Mexico et quand je leur avait confié que c’était un véhicule nordique le ton de leur voix avait changé et craignant une grosse journée de labeur, ils ne pouvaient pas nous donner de rendez-vous avant une semaine; on avait laissé tombé.  J’anticipais une rude bataille contre la rouille, mais il n’en a pas du tout été ainsi et le travail s’est complété dans les temps prescrits. De plus, une inspection sommaire du reste de la suspension indiquait que le reste semblait en ordre.

Je ne pensais honnêtement pas qu’il allait y avoir une deuxième partie à la saga du câble, mais loin passé Mexico à Coatzalcoalos alors qu’Audrey était au volent, le bras de vitesse est redevenu mou comme la première fois. Coincés en 3e et dans une côté, nous avons réussi au prix d’une bonne odeur d’embrayage brûlé à sortir la voiture de la voie. En mode solution, un nouveau bris du câble n’a même pas fait partie de mon diagnostic différentiel du problème. Il était quand même neuf !

Aussitôt le capot ouvert, l’avarie m’a sauté aux yeux. Le support qui tenait le dit câble à la transmission était complètement détaché et un boulon manquait. Le mécanicien qui avait fait le travail à Okhlahoma City l’avait de toute évidence mal réinstallé. Le petit kit d’outils Canadian Tire a de nouveau connu du service et en quelques minutes j’avais réinstallé le tout et la voiture était de nouveau opérationnelle. Ses vitesses passaient d’ailleurs pas mal plus aisément, alors de toute évidence le problème se tramait depuis un certain temps.

Les garages automobiles, je les fréquentes quand je n’ai pas les outils qu’il faut ou le temps, mais pour autant qu’on s’intéresse un peu à la mécanique, on est toujours mieux servi que par soi-même (et c’est vrai pour bien des choses).  Je ne compte plus le nombre de fois que des mécaniciens ont mal faits leur boulot sur mes véhicules. Si votre mécano est minutieux et soigné, gardez-le précieusement comme vous gardez votre médecin de famille; c’est une rareté.

Nous n’étions pas tout à fait au bout de nos peines automobiles par contre. En déchargeant le véhicule le soir même, j’ai remarqué que les tapis aux pieds des passagers avant et arrière étaient saturés d’eau. Nous voyant éponger l’innondation, un Mexicain curieux nous à gentiement offert une bonne dose de sens-bon à la fraise chimique et nous a aussi dispensés de sa certitude qu’il y avait un trou dans la carosserie. Pour une voiture de cet âge et venant du Québec de surcroît, c’était une réelle possibilité. Cependant, nous n’avions pas roulés dans la pluie à ce point et le dessous de la voiture, je l’avais bien inspecté. Il était tard de toute manière et Audrey tenait à ce que le problème soit investigué demain.

Il y a quelques années, j’avais eu vent d’un problème similaire avec la voiture de mon cousin et au final, c’était l’air-climatisé qui se jetais dans l’habitable plutôt qu’à l’extérieur. Constatant le débit auquel les airs climatisés de l’hôtel crachaient leur eau de condensation, je me suis dit qu’il fallait que ça vienne de là. Sachant pertinament que je n’allais pas pouvoir fermer l’oeil sans avoir évacué au moins cette hypothèse, je me suis mis en mode recherche. Un petit tutoriel YouTube plus tard, j’avais localisé le tube d’évacuation de la condensation, constaté qu’effectivement il se jetais dans l’habitacle, puis l’avais promptement réinstallé dans son trou pour qu’il se déverse à l’extérieur. Pour une fois, c’était simple.

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Le tuyau est supposé aller dans le trou

La mécanique, c’est comme la médecine. On émet des hypothèses, ont fait des tests, on trouve le diagnostic et on répare. Chez l’humain par contre, la machinerie est diablement plus complexe, elle ne se démonte pas facilement, les pièces de rechange sont rares voir inexistantes et bien des problèmes ne se réparent pas.

Éventuellement, je détaillerai sur ce blogue les raisons qui nous ont poussés à acheter un vieux véhicule (et j’en ferai même une publication à part entière pour d’éventiuels aventuriers qui voudraient nous imiter). Pour le moment, je pense que nous sommes sur une bonne lancée et j’ai bon espoir qu’avec un minimum maintenance préventive on puisse se rendre jusqu’au bout.

Nashville, Tenesse – Little Rock, Akansas – Oklahoma City, Okhlahoma (et des ennuis mécaniques)

Est-ce que Audrey va me voler la vedette ? C’est rafraîchissant d’avoir son aide dans la rédaction de nos mémoires de voyage.

Je n’ai pas grand chose à rajouter à ses impressions. Elles sont miennes aussi. Une chose par contre qui m’a frappé dans la visite de ces villes un peu hors des sentiers battus (sauf peut être Nashville), c’est à quel point elles peuvent devenir vides et fantomatiques.

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Les centre-villes américains sont réputés pour être à usage unique. Lorsque les travailleurs quittent leurs bureaux pour la banlieue, il ne s’y passe plus grand chose. Sauf que là, sous le soleil tombant et la chaleur accablante (avec des températures avoisinant les 40), le son des véhicules avait laissé place aux grillons. Les grands boulevards étaient déserts et les seuls humains arpentant les trottoirs et les parcs s’averaient souvent être des sans-abris qui n’avaient pas le luxe de se réfugier à la climatisation.

En observant ce vide urbain, j’ai parfois eu l’impression d’être de retour au Turkménistan ou en Corée du Nord.

Nashville fut intéressante. L’ambiance qui règnait sur Broadway n’était pas sans rapeler Las Vegas. En raison de nos ennuis mécaniques, Nous avons peu visité Little Rock mais du peu que nous en avons vu, c’était l’archétype de la ville américaine. Okhlahoma City nous a agréablement surprise contre toute attente. Oui, on y retrouve le même plan carré et les même grands boulevards vides, mais il existe en son sein des ilots d’activité et de culture.

Entre ces centres urbains, nous aurions bien aimé emprunté un peu plus les petites routes de campagne. Pour le peu que nous avons parcouru, les villages semblaient à demi-déserts et en état de décrépitude avancés. Beaucoup de maisons abandonnées et de commerces fermés leur donnaient un air post-apocalyptique.

2, 4, R c’est mieux que 1, 3, 5

On s’attendait bien sûr à des bris mécaniques, mais bien franchement, je n’avais pas anticipé celui-là. J’avais encore moins anticipé à quel point la pièce qu’il fallait pour le réparer allait être difficile à trouver.

Quand au départ d’une lumière j’ai senti le bras de vitesse devenir mou j’ai tout de suite compris que câble qui le reliait à la transmission avait lâché.  Croyant initialement à un petit pépin vite réglé, ,os visites infructueuses dans plusieurs garages de Little Rock (dont le dernier nous a inqué qu’il leur fallait une semaine pour réparer le problème) et de multiples tentatives de trouver la pièce nécessaire m’ont fait comprendre qu’il allait falloir que je prenne la situation en main.

Le cable avait cassé à l’endroit où il s’insérait à serre dans une bras qui actionne un levier sur la transmission. Si je trouvais un moyen de le rattacher, nous avions des chances de pouvoir reprendre la route. Le cerveau s’est mis en marche et rapidement j’ai pu concocter une solution à base de fil métalique tressé et de clampes.

De retour à l’hôtel, j’ai mis mon plan à exécution et en peu de temps nous avions retrouvé l’usage d’une partie de nos vitesses, soit la 2, la 4 et le reculons. Un court moment de réflexion nous a convaincu que c’était le combo idéal. 2 en ville avec des départs un peu lent impliquant un habile jeu d’embrayage. 4 sur la grand route à une vitesse maximale de 90-05 km/h. Finalement le reculons, qui n’a pas à justifier son utilité.

J’avais peu confiance en ma réparation, mais tant qu’elle tenait un moment, j’allais pouvoir la refaire sans grande difficulté. Comme de fait, mis à part une petite avarie en chemin que j’ai pu arranger en quelques minutes, nous avons réussi à parcourir les 500 km qui séparent Little Rock d’Okhlahoma City. Mon espoir était que là-bas nous parvenions à trouver le cable dans une cour à scrap.

J’ai été rapidement déçu. Les carcasses de Pontiac Vibe et de Toyota Matrix sont abondantes, mais toutes sont automatiques. Au Québec ou au Mexique, j’aurais déniché le morceau sans difficultés. C’est d’autant plus décevant que j’ai choisi ce véhicule pour être capable de le réparer facilement. Ça l’aurait été le cas pour tout autre bris mais comble de malchance, les Américains ont délaissés les voitures manuelles depuis très lontemps.

Nous nous sommes donc résignés à faire réparer la voiture chez Toyota. Même là, c’était loin d’être garanti car il n’existait dans le système qu’un seul exemplaire de ce câble et il se trouvait à Houston. Selon le préposé aux pièces, il était possible qu’il n’en existe en fait plus du tout que l’on se retrouve à attendre bien plus longtemps.

Fort heureusement, la pièce s’est rendue jusqu’à nous et au moment où j’écris ces lignes nous attendons patiamment que le technicien finisse son installation. Installation qui n’aurait pas été sans difficulté à cause de la rouille (ils sont peut habitués ici, même les voitures de plusieurs décennies sont exemptes de corrosion). La pièce seule nous a coûté quelques 650$ US. J’anticipe une facture de main d’oeuvre plutôt salée mais bon, c’était la chose à faire dans les circonstances.

 

Saint-Bruno-de-Montarville, QC – Nashville, TN

Pour se rendre au Mexique, il faut traverser les États-Unis (duh!). On peut le faire par plusieurs chemins par contre. Audrey et moi nous sommes dis que tant qu’à passer au travers de ce gros pays en voiture, ça valait la peine de le faire par des endroits moins visités, comme le Tenessee, la Virginie Occidentale, l’Arkansas et l’Okhlahoma. Le trajet le plus court nous faisait passer la Louisianne entre autre, mais valait mieux la conserver pour un autre moment (genre un petit voyage au sud quand l’hiver commence à se faire long). Également, notre temps aux États-Unis était compté car pour passer la voiture du Panama à la Colombie il allait falloir la mettre dans un conteneur (vous allez en entendre parler de plus en plus au fil des publications suivantes) et le bateau quittait dans environ un mois.

En route

 

 

Saint-Bruno à Baltimore
Jour 1

Notre premier arrêt a été Baltimore pour descendre au niveau de la Virginie Occidentale et en profiter pour aller dire bonjour à l’un de mes amis qui y vit depuis 10 ans. Rien de trop intéressant dans la succession d’immenses autoroutes bouchées qui nous font passer par New York et Philadephie. Le lendemain, nous nous sommes enfoncés vers l’ouest dans les collines verdoyantes de la Virginie Occidentale. À la tombée du jour, un sympahtique camping officiel s’est présenté à nous et nous avons décidé de nous y arrêter. J’aime bien camper dans le paysage, mais on nous a déconseillé de le faire dans cet état, où apparament les gens sont très protecteurs de leur territoire (et armés). Je pense que l’avertissement est nettement exagéré et le fruit du climat de peur dans lequel on baigne en ces temps moderne mais bon …

Baltimore à Elkins
Jour 2

Camping en Virgine de l’OuestCeci dit, il y avait du bois à vendre donc on s’est fait un bon feu et avons profité de notre premier souper de bivouac et nuit en tente. L’expérience a toutefois été légèrement gâchée par deux chats extrêmement insistant qui n’ont finalement compris qu’on avait rien à leur offrir quand je me suis décidé de les chasser à coup de chaises de camping (j’y suis allé doucement).

Les collines de la Virgine de l’Ouest

Halte routièreRéveillés tôt, nous avons pris la route vers Nashville. Une fois sortis des collines, le paysage a perdu de son relief pour laisser place à l’agriculture. Le rythme s’est accéléré et rapidement nous avions traversés le Kentucky et une partie du Tennessee pour aboutir à Nashville.

 

Mon nouveau bureau !
Jour 3

 

Introduction – Partie 1: Objectif Patagonie

Sept années après notre précédent périple de un an (notamment en Asie Centrale), le temps est à nouveau venu de repartir à l’aventure.

Les souvenirs qu’il me reste du précédent départ sont empreints de fébrilité et d’excitation. Oui, il y a eu quelques moments plus stressants en lien avec l’achat d’un véhicule en France mais en somme, ma mémoire ne me rapelle aucune grande difficulté. Notre vie au Québec, nous l’avions entièrement stockée dans un entrepôt et c’était tout.

Les années ont passées et sans grande surprise nous sommes devenus plus adultes, ce qui amène son plus de responsabilités (et plus de possessions). Une fois l’appartement sous-loué, il a fallu plancher dur sur le chalet pour le préparer à la location. Ceci sans négliger mes responsabilités (à degrés divers) envers trois entreprises. Bref, j’ai eu l’impression qu’une force intangible était en train de m’éjecter de cette vie vers une autre, que mon navire existentiel était en train couler et qu’il fallait que je sauve un maximum de meubles. Conséquemment, je n’ai que peu savouré l’anticipation du grand départ. De plus, il allait m’être impossible (contrairement à Audrey) de complètement décrocher. J’allais devoir mettre quelques heures par jours sur divers projets donc j’entrevois la prochaine année comme celle de nomade digital, vie que j’ai vécu de 2011 à 2014 et où besogne et voyage se fusionnent pour devenir un style de vie.

Je ne suis pas en train de me plaindre par contre. Nous savions très bien dans quoi nous nous embarquions; nos multiples listes de préparatifs ne manquaient pas de nous rappeler. Un départ bien préparé allait nous assurer une tranquilité d’esprit une fois partis. La réalité et la fébrilité des grands voyages allait nous retrouver à quelque part sur la route, c’est garanti.

 

Ce coup-ci donc, l’objectif pour la première partie du voyage était de partir de Québec pour se rendre en voiture jusqu’en Patagonie au sud de l’Amérique du Sud. Cette idée avait je crois pris sa source à quelque part dans l’Himalaya en 2017. On aime bien les road-trips faut croire. L’objectif de la deuxième phase est beaucoup plus nébuleux. Océanie ? Afrique ? Asie ? La seule certitude: nous allions terminer tout ça au Japon (comme la dernière fois).

Ambitieux périple de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres, se rendre en Patagonie est une expédition qui prend normalement un an du Québec. En traversant les États-Unis, le Mexique et l’Amérique Centrale rapidement, je suis convaincu que six mois allaient être largement suffisants. Si jamais après 6 mois nous étions encore sur notre faim, l’option de rester en Amérique du Sud était encore sur la table.

Si l’on se fie aux images que l’on croise sur les réseaux sociaux et les blogues de voyage, il allait également nous falloir un gros campeur 4×4. Cependant, notre expérience en Asie Centrale nous a prouvé que l’on s’en sort très bien avec un véhicule normal et que vu la situation de sécurité largement moins bonne en Amérique, c’était même à mon avis plus souhaitable de passer sous le radar. Un gros Mercedes tout terrain, c’est comme se promoner avec un gros signe “Je suis un touriste, venez me voler”. Qui plus est, nous allions faire un allez-simple et importer un véhicule en Amérique du Sud n’est pas une mince affaire. Soit on le vend à un autre voyageur, soit c’est la casse. Dans ce dernier cas, nous n’allions pas vraiment récupérer l’argent investi pour acheter la voiture.

Notre choix de voiture initial s’était donc arrêté sur notre vielle Subaru Outback 2010. Ancien véhicule de la grand-mère de Audrey, elle même grande voyageuse, l’idée qu’elle aille finir son existence au terme d’une grande aventure plaisait à notre esprit. Notre Outback est une voiture spacieuse que je connais bien (au niveau mécanique). Les gros moins par contre, c’était qu’elle avait 326 000 km au compteur et que même si la marque était présente dans tous les pays que nous allions traverser, elle restait quand même rare (parfois un seul concessionnaire dans la capitale). J’étais bien consient que nous étions à la merci d’un bris fatal qui allait nous forcer à poursuivre en sac-à-dos, mais jusqu’à la toute dernière minute j’ai eu confiance en sa capacité de nous amener à destination. Ceci jusqu’à ce qu’elle se mette à surchauffer en montant le Massif entre Baie-St-Paul et Québec. Après plusieurs heures de recherche et d’analyse, tout portait à croire que le joint de culasse (lequel ? cette voiture en a 2) fuyait et qu’il s’inflitrait des gaz d’échappement dans le système de redroidissement. C’était de toute évidence une fuite à bas bruit et la voiture roulait encore très bien pour peu qu’on la surveille, mais les chances d’une panne majeure (genre, en Bolivie dans les Andes, perdus entre deux cols) étaient devenues trop élevées à mon goût.

Prêts au départ

À quelques jours du grand départ, il a donc fallu que je trouve un nouveau véhicule. Cette fois-ci par contre, nous allions pouvoir en choisir un qui serait économique et facile à réparer dans le Sud. Notre choix s’est donc arrêté sur un Pontiac Vibe 2005 (en fait une Toyota Matrix avec le signe du défunt constructeur américain [et la Matrix est à toute fins pratiques une Corolla avec une carosserie différente]) avec 194 000 km au compteur et acheté pour la modique some de 2500$. Le véhicule avait été exceptionnellement bien entretenu (antirouille annuel) et nous offrait climatisation (un must pour les contrées chaudes) et régulateur de vitesse (un must aussi pour la jambe opérée de Audrey). Elle n’est pas aussi spacieuse que la Subaru Outback, mais dans l’urgence on peut quand même coucher à l’intérieur. Malgré tout par contre, j’ai quand même passé plusieurs jours à le préparer et à régler tout les petits bogues qu’une voiture de cet âge a nécéssairement. Les étriers avant ont été changés car ce n’était qu’une question de semaines avant qu’ils ne brisent. J’ai installé un radio moderne et inspecté et rattaché tous les petits caches de plastiques qui avaient perdus leurs fixation. Lors de deux voyages à la casse automobile, j’ai ramassé en plus d’autres pièces fusibles, relais et ampoules pour couvrir les petites pannes électriques. Le seule problème qui m’ait vaincu a été celui du système d’airbag qui persiste à donner des codes d’erreur malgré plusieurs tentatives de le réparer. Ça l’attendra l’intervention d’un garagiste dans le sud des États-Unis, où les pièces usagées vont être moins rouillées et plus faciles à extraire.

Récupérer des pièces usagées

Une fois la voiture en ordre et tout le matériel chargé (rien d’extravaguant comme organisation, tout rentre dans le coffre), j’ai tenu à ce que l’on reporte notre départ d’une journée afin profiter de la vie et de compagnie de mes parents. La charge mentale des derniers jours avait été conséquente et j’avais besoin de faire un peu le vide pour partir l’esprit un peu léger. L’idée de se poser un peu n’a pas déplu à Audrey, qui avait elle aussi trimé dur dans les derniers jours (notamment avec les assurances qui nous ont bien compliqué la vie).

Parlant d’Audrey, elle sera auteure invitée sur ce blogue alors vous pourrez sporadiquement lire sa belle plume et sont regard plus philosophique sur l’expérience que nous nous apprêtons à vivre. En ce qui me concerne, vous connaissez mon style.

Finalement donc, nous sommes partis avec plusieurs jours de retard sur notre planification, mais nous sommes partis prêts pour l’aventure, l’esprit en paix. Le matin du départ nous nous sommes tous deux réveillés avant notre alarme. Fébriles, nous avons pu goûter au vertige existentiel qui précède ce genre d’aventure.  Aventure dont au au fil des prochaines publications, nous vous partagerons des bribes et des pensées.

Bonne lecture !

En route !

En croisière dans les Caraïbes

Il faut dire que j’avais pas mal d’a priori par rapport aux croisières. Malgré tout, je m’étais toujours dit que j’allais devoir essayer la formule un jour. Lorsque l’opportunité s’est présentée sous la forme d’une amie d’Audrey qui fêtait ses 40 ans, je me suis dit que c’était le bon moment.

Des resorts style tout-inclus, j’en ai fait quelques uns et j’avoue que l’expérience est à chaque fois plutôt satisfaisante. Certains en profitent pour lire sur la plage, je suis plus du genre à faire du sport, de la plongée et à explorer tous les petits coins de ces immenses complexes hôteliers dont la logistique et l’étendue ne manque jamais de m’impressionner.

La croisière, je m’attendais à une expérience tout-inclus mêlée avec celle d’un parc d’attraction. Oui il allait y avoir des moments de plaisir et d’abus, mais dans un cadre surpeuplé, étouffant où l’on doit attendre pour le moindre service et où tout est de mauvaise qualité et coûte cher.

Heureusement, mes craintes ne se sont pas avérées.

La nourriture fut excellente, le choix et la qualité des boissons au rendez-vous, les activités nombreuses (même durant les journées en mer) et le service rapide et hors pair. Jamais il n’a parut que nous étions 2800 passagers (et 1250 membres de l’équipage) flottant aux milieux des mers sur une coque métallique. Contrairement à mon expérience hôtelière sur la terre ferme, il y avait aussi une certaine qualité de divertissement avec des spectacles de tout genre à chaque soir et même plus. Je me suis d’ailleurs développé un certain intérêt pour la magie (non partagé par Audrey [tant pis pour elle]).

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Contrairement aux resorts aussi, l’expérience est un peu plus sociale et les possibilités d’engager la conversion avec d’autres croisiéristes sont multiples. La majorité d’entre eux étaient américains et plusieurs, conjecture géopolitique obligeant, se sont excusés au nom de leurs compatriotes. La croisière fidélise définitivement son public cible et plusieurs personnes rencontrées en étaient à leur dixième et au-delà. Tous nous ont confirmé que nous (en fait, l’amie d’Audrey) avions choisi le bon bateau et que mes a priori auraient été confirmés si nous avions choisi une compagnie différente et un plus gros navire. Quand on est féru de croisières en fait, on développe une préférence pour une entreprise plutôt qu’une autre, mais aussi pour un navire en particulier. Sam, un américain de Virginie, retraité du Département de la défense, en était à sixième sortie sur le Celebrity X Equinox. Sam par ailleurs fut une rencontre intéressante, car il faisait partie de cette petite sous-catégorie de la population américaine qu’on appelle les swing voter, mais qui ont un impact disproportionnel sur l’issue des élections, car contrairement aux démocrates ou républicains bien campés dans leurs idéaux, c’est eux qui décident si la maison blanche sera rouge ou bleue. Mon impression me dit que Sam ce coup-ci a voté pour les républicains. Mon impression me dit aussi qu’il avait bien conscience qu’il avait échangé un mal pour un pis.

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Cette impression d’espace, de calme et de qualité découlait certainement du fait que la clientèle sur le bateau était constituée à majorité de retraités émérites. Ceci dit, selon un employé, cette croisière ci était anormalement jeune; fait probablement expliqué par la proximité avec la semaine de relâche. L’un des deux médecins qui roule la clinique au pont 2 (que je n’ai pas manqué d’aller visiter par curiosité et qui ressemble à certains petites urgences dans lesquelles j’ai travaillé) m’a indiqué que la moyenne d’âge se situait autour de 75 ans, ce qui n’est pas peu dire et qui explique sans difficulté les choix de décorations du navire, le nombre de magasins de bijoux et la popularité du casino. Le t-shirt d’une dame résumait bien la situation et l’ambiance qui régnait lorsque l’on s’approchait des machines à sous et bijouteries :

Spending my kids’ inheritance, one cruise at a time.

C’est votre argent madame. C’est vous qui l’avez gagné alors dépensez-là comme bon vous semble. J’espère malgré tout que vous payez dûment vos impôts, car le navire lui, il ne doit pas en payer beaucoup grâce à son immatriculation à Malte.

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Ce qui est encore plus plaisant à faire sur une croisière que sur la terre ferme aux États-Unis, c’est le people watching, activité que nous appellerons désormais de bingo des personnes, car c’est plus français. De nombreuses cases ont été cochées et je vous en nomme certaines :

  • la madame avec les plus long faux cils
  • le monsieur le plus blasé au casino
  • les lèvres les plus botoxées
  • le monsieur ou la madame en pyjama au casino
  • la personne la plus américaine (interprétation libre, ce pouvait être la casquette flanquée d’un aigle et le t-shirt aux couleurs du drapeau, ou encore le chandail de Jésus)
  • etc.

Suis-je dans le jugement? Oui. J’encourage par contre tous à faire leur propre bingo des personnes et d’y ajouter la catégorie du gars qui s’habille tout le temps pareil. On est tous le stéréotype de quelqu’un.

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L’immensité du navire n’a pas cessé de m’impressionner…

Les croisières font (toujours?) escale à certains endroits et pour la nôtre, c’était Nassau, Perfect Day Coco Cay (une île dans les les Bahamas, propriété de la compagnie) puis finalement Cozumel.

À Nassau, Audrey et moi sommes retournés à nos vielles habitudes et erré de nombreux kilomètres dans la ville avec comme seul objectif d’en visiter les quartiers. Constat, le centre-ville n’est qu’un gros magasin complètement nul et la ville autour est délabrée et pauvre. Bien honnêtement, nous nous attendions (avec naïveté) à ce que la capitale d’un paradis fiscal comme Les Bahamas soit un peu plus reluisante. En même temps, nous l’avons parcouru que pendant quelques heures…

Coco Cay n’a été qu’un parc d’attraction ceinturé de plages artificielles. Les autres vous diront qu’il ont bien apprécié sortir du bateau et pouvoir profiter du sable. J’avais en vain tenté d’explorer les opportunités de plongée qui s’y trouvaient, mais les critiques sur internet n’étaient pas très favorables et de toute manière, il y avait trop de vent.

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Croisiéristes retournant à leur embarcation

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Des vrais tacos et de l’authenticité pour faire changement

À Cozumel cependant, je me suis levé à la première heure, ai déjeuner en vitesse et suis sorti du bateau, m’arrêtant au premier centre de plongée sur mon chemin. Par chance, il restait de la place pour la sortie du matin. Un peu moins de deux heures plus tard, je me trouvais par 25 mètres de fond à respirer de l’air comprimé en admirant la faune et la flore d’un des endroits les plus réputés et les mieux conservés des Caraïbes. Requin, raies, coraux, éponges, poissons, tout était au rendez-vous.

De retour sur terre, je me suis enfilé trois tacos servis de l’arrière d’une camionnette en décomposition. Les mexicains faisaient la file pour se faire servir, ce qui est signe que la nourriture y est bonne et sécuritaire. Une petite rencontre d’affaire d’une heure que je ne pouvais pas me permettre de manquer, j’étais de retour sur le navire, hautement satisfait de ma journée et avec le sentiment d’avoir reconnecté un peu avec ma manière de voyager de laquelle je me suis senti loin ces derniers jours.

Une petite journée en mer et nous étions de retour à notre point de départ à Port Canaveral en Floride. Les journées en mer sont plutôt cool. Pas de gros horaires, on se lève tard, on mange, on va au gym et on passe du bon temps par la suite à profiter des autres et de l’immensité du bleu qui nous entoure.

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Un moment très américain: un gars qui manifeste sa colère contre le président se faisant huer par ses supporters à moto non loin.

PXL_20250308_202205489Nous avions initialement allongé le séjour à Orlando de deux jours afin de visiter la ville un peu (parcs d’attraction exclus). Malheureusement, il a fallu écourter d’une journée en raison d’un rendez-vous d’affaires de dernière minute (ma faute). Fort dommage, car en plus d’y faire bon, Orlando a été surprenante et intéressante. Oui, on y trouve ces grands boulevards sans âme propres aux villes d’Amérique du Nord, mais dans plusieurs secteurs, ce sont des rues dans de paisibles quartiers résidentiels serpentant entre d’innombrables lacs flanqués de demeures cossues. Les parcs sont nombreux et la verdure abondante. Ça l’a fait du bien de se dégourdir les jambes et après un bon 25 kilomètres, nous en avions assez. Pour notre dernier repas, nous nous sommes offerts un BBQ coréen puis avons sauté dans un taxi dont le chauffeur nous a tellement vanté les différents parcs d’attraction pour lesquels la ville est fameuse que j’en ai presque développé un fomo (fear of missing out). Peut-être l’occasion d’y retourner se représentera, mais bien honnêtement, ça m’étonnerait qu’Audrey et moi forcions la chose. Peut-être par contre que des amis nous inviteront dans un tel voyage.

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Après une courte nuit à dormir dans l’aéroport (avec un vol qui partait à 7h25, ça ne valait pas la peine de prendre une nuit d’hôtel), nous étions de retour dans le froid canadien.

On peut considérer la case croisière cochée mais si on m’invite à nouveau, je ne dirais pas non ;)

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Une autre fan de croisières ?