Bonjour Québec, Hello San Francisco, Bula Fiji!

La rafraichissante vision d’un couvert de neige blanche, le doux contact des draps frais lavés de notre propre lit, la satisfaction de faire notre lavage entre deux commissions dans nos petits commerces de proximité… des petits détails qui viennent compléter les moments forts de notre voyage au Québec, soit les retrouvailles avec la famille, les soirées avec les amis, les grandes rires avec les collègues. Le monde, notre monde, celui qu’on ne peut pas amener avec nous à l’autre bout du monde. C’est l’un des aspects particuliers de voyager longtemps, cet effet sur les liens : on se raconte, on se fait rire, on est contents de se voir, puis rapidement les discussions reprennent comme si on s’était vus la semaine précédante.

Nous avons donc pu profiter de cette ambiance des Fêtes en février, comme si l’on souhaitait reprendre un petit retard. Et nous nous sommes délectés de chaque petit moment que cette période nous a offert. Suffisamment pour susciter une petit émulsion voyageuse. Car après des mois de vagabondage américain, l’essouflement était palpable. Dû à la vitesse de traverse, à l’enfilade des paysages et des nouveautés, à l’accumulation des kilomètres comportant le défi de deux voyageurs gourmands qui ne veulent rien laisser dans l’assiette. Alors qu’à notre arrivée au Québec, il ne semblait plus me rester une miette d’appétit pour le voyage, au fil des semaines je recommençais à toucher à ce divin sentiment : la faim d’ailleurs. Je savais qu’elle allait revenir, cette faim, elle le fait toujours, alors je profitais tranquillement du moment présent en l’attendant.

C’est donc, fidèles à nos habitudes, quelques jours seulement avant notre second départ que nous avons assis nos plans. Ou en tout cas, la première destination de notre plan qui en comptera… plus, même si on ne sait pas exactement combien ni lesquelles! De mon côté, j’avais envie de poser les pieds en Océanie. Parce que les îles m’attiraient, d’une part, et puis en plus, nous n’avions jamais mis les pieds sur le continent, ni Antoine ni moi. Il s’agissait donc du seul continent, maintenant, que nous n’avions pas vu, alors que même l’Antarctique nous avait séduits. Cela peut paraitre banal de se donner un objectif du type “touchons à tous les continents”! Mais dans les faits, cela nous amènent parfois sur des recherches que nous n’aurions pas nécessairement faites autrement. Et, justement, nous avons trouvé des billets vraiment pas chers, un peu par hasard, pour les îles Fiji. Quand le hasard t’amène là… pourquoi chigner. Il faut dire oui! Afin de faciliter un peu les transferts d’avion et tout, nous avons pris une nuit à San Francisco.

San Francisco – 17 mars

Nous nous sommes donc envolés, Antoine, moi, et ma mère. Nous souhaitions nous rejoindre à un moment durant cette deuxième partie, sans savoir où et quand serait le plus optimal et finalement… elle aura fait comme nous et acheté ses billets à la dernière minute. C’est donc à la St-Patrick que nous déposons nos sacs en soirée, avant d’aller boire une pinte en l’honneur de l’Irlande. Le lendemain, notre vol était le soir donc nous avons pris toute la journée à marcher dans la ville, traversant ses magnifiques et diversifiés quartiers, reliant ses points d’attrait connus comme la rue en Zigzag, le pont ou le Chinatown.

Golden Gate Bridge

19 mars : journée annihilée!

Nous sommes partis le 18 mars vers 23h, de San Francisco, en avion. Donc, reculant dans les fuseaux horaires jusqu’au premier sur la carte, pour changer de côté complètement et avancer d’une journée et arriver le 20 mars en matinée. Nous avons donc sauter la journée du 19 mars.

Nadi, Fiji – 20-22 mars

Nous arrivons, accueillis par de chaleureux “bula!”, et l’ambiance insulaire se fait déjà sentir. Le sourir des gens, le temps qui est plus lent, la chaleur, le soleil et les fleurs… pas besoin de plus à Fiji.

Lors de plusieurs de nos voyages, nous nous procurons des guides pour chaque endroit prévu, nous avons des listes d’impératifs, des attentes propres à chacun de nous quant aux activités, sites ou intérêts. Cette fois-ci, nous mettons en pratique, par défaut, la bonne vieille méthode à-la-va-comme-je-te-pousse. Peut-être parce que les derniers mois ont été plus chargés en organisation et en limitations logistiques. Et parce que nous avions certains référents parsemés tout au long des Amériques. Actuellement, nous sommes donc relativement peu informés sur la culture et la réalité des gens qui nous accueilleront. Cela peut se vivre tant comme un manque de connaissance, mais aussi comme une disposition complète à recevoir sans filtre. C’est donc avec étonnement que nous avons découvert qu’une très grande diaspora indienne vit aux îles Fiji. Avec elle s’invitent notamment les temples hindous colorés et la nourriture si gouteuse et diversifiée que l’on trouve en Inde.

Nous restons dans la région de l’aéroport de Nadi, comme point de départ avant de voir ce que l’on souhaite visiter pour la suite.

Pacific Harbour (sud de l’île principale, Fiji) – 22-27 mars

Notre choix s’arrête sur ce petit coin, au Sud de l’île et à environ 4h de bus, puisqu’il nous permet d’éviter bateau et avion, d’une part, et que des plongées renommées s’y trouvent. C’est donc dans un petit complexe de time share, sur le bord d’une longue plage, que nous posons nos sacs. Nous avons la possibilité de profiter du soleil matinal de notre balcon, puis d’arpenter la plage baignés dans le soleil chaud de l’après-midi. Parmi toutes ces relaxantes activités, Antoine et moi partons à la conquête des fonds marins. Deux premières plongées avec les requins, qui auront été une expérience quand même surprenante. Guidés par un ex-policier états-unien, dans une ambiance quasi militaire, nous sommes descendus sous l’eau dans une réserve marine afin de regarder un banc de requins se nourir d’immenses poissons. Surprenante, l’expérience, disais-je, mais au final très excitante et sortant de l’ordinaire. Un peu comme d’être assis devant un écran géant, mais en pouvant goûter l’eau salée et profitant de l’apesanteur relative dans l’eau. Suffisant pour faire s’esclaffer et tenter de sortir un semblant de “wwwoooowww” au travers de son détendeur. C’est également l’occasion de jeter un oeil rapproché sur ces immenses poissons, et détailler leurs dents, leurs nageoirs, et, malheureusement, comptabiliser la proportion portant au coin de leur gueule, un hameçon rouillé.

Quelques jours plus tard, nous sommes allés plonger dans un autre secteur, afin de voir les coraux cette fois-ci. Ma mère était avec nous également, pouvant en profiter en apnée. Les couleurs variées et l’abondance de poissons offre une expérience magnifique. Car les îles Fiji sont surnommées la capitale mondiale du corail mou. À chaque plongée, on transporte avec nous le sentiment de flotter dans des forêts lumineuses qui pourraient inspirer le monde d’Avatar.

Naisoso Island – 27 mars

Nous revenons dans la région de l’aéroport de Nadi afin d’accompagner ma mère, qui quitte Fiji. Antoine et moi passons donc une nuit sur cette petite île entre l’aéroport et la marina d’où nous quitterons le lendemain matin pour notre prochaine destination. Nous avions choisi cet endroit pour la proximité, et le faible coût. Nous nous sommes retrouvés dans un espace qui semblait hors de Fiji : il s’agit d’un rassemblement d’immenses villas luxueuses, que l’on dirait peu habitées. Et l’on loue les chambres de certaines de ces villas aux visiteurs. C’est donc une petite banlieue cossue, où seules quelques notes de musiques provenant des festivités de la ville, plus loin sur la côte, parviennent.

Yasawa islands (plus spécifiquement Naukacuvu Island – 28-31 mars

Au petit matin, hop, sortis du lit rapidement afin de savourer l’excitation de prendre le bateau vers 8h pour les îles Yasawa. C’est d’ailleurs dans cette région que les deux films Le lagon bleu ont été tournés. Notre hôtel, un regroupement de plusieurs cabanas, était parfait pour passer quelques jours à relaxer, sans s’ennuyer. Vous l’aurez deviné, encore une fois il y avait de la plongée au menu! Sinon, quelques activités sportives, de la nage sur la plage parmi les poissons et les coraux. Ou encore se prélasser dans la piscine avant le souper. Nous avons bien apprécié ce petit moment, qui aura bien terminé notre aventure aux Îles Fiji.

Yasawa islands
La plage sur laquelle notre hôtel est

Yasawa

La suite

Je suis en retard dans la tenue de notre journal de voyage, parce que l’on avance vite! Depuis Fiji, nous avons fait quelques arrêts et sommes maintenant en Thailande. Peut-être que le calme ici me permettra de me mettre à jour… à suivre!

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