Ushuaïa et la Tierra del Fuego

Le chemin, et l’arrivée

Et voilà, c’est fait. Notre objectif était de faire voyager notre petit véhicule et nos deux grandes personnes de Montréal à Ushuaïa, la ville la plus au Sud du monde. Et nous avons réussi. Pas que nous en doutions, mais bon, nous partions avec un véhicule de 2005 et près de 200 000 kilomètres au compteur, le risque de ne pas se rendre n’était donc pas simplement théorique.

BA-USH

La côte argentine – 3 au 8 janvier

La distance entre Buenos Aires et Ushuaïa est… d’un peu plus de 3000 kilomètres…! Et laissez-moi vous dire que de la pampa, y’en a. C’est donc très désertique, où le paysage se déroule continuellement sous les mêmes couleurs, parsemé d’émeus et de Guanacos en quantité niveau “écureuils au Québec”. Le moment est presque méditatif, jusqu’à ce que tranquillement le sable et les courts bosquets secs soient remplacés par les arbres verts et les montagnes  tressées de petits ruisseaux.

Côte argentine
Quelques animaux marins se dorent sous le soleil et un puissant 40 degrés

Ushuaïa et le parc national de la Tierra del Fuego – 8 au 15 janvier

Nous nous trouvons, encore au moment où j’envoie ces lignes, dans l’archipel de la Tierra del fuego, la Terre de feu, que ses habitants semblent aimer avec une forte fierté. Les Fueguinos vivent d’air pur et de fleurs le temps de quelques semaines estivales, sinon ils s’abreuvent de vent, de pluie et de neige, dans ce que tous ces éléments peuvent créer de plus beau. Depuis notre arrivée, nous en profitons donc pour randonner dans les bois et sur la côte, et pour camper sous la protection des montagnes et le regard des divers animaux. Nous côtoyons des endroits mythiques, comme le détroit de Magellan ou le Canal Beagle. Et comme le laisse présager le surnom de la ville d’Ushuaïa, “La fin del Mundo”, il est vrai qu’elle suscite ce sentiment d’aventure, d’avoir abouti, d’avoir complété une traversée. Ce n’est pas pour rien qu’elle est aussi l’objectif de nombre de voyageurs sur roues, allant des cyclistes aux grands VR, en passant par les motocyclistes.

Ushuai
Photo classique… on ne peut faire autrement!

Parc national – Tierra del Fuego

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Une autre frontière, que nous n’avions pas prévue..!

Le camping dans le parc national de la terre de feu est magique, magnifique: les chevaux sauvages se promènent librement, la matin peu apporter des sommets fraichement enneigés, et le bruit de la rivière nous aura accompagné comme une douce berceuse.

Prochaine étape

Alors, que fait-on lorsque l’on atteint un objectif? On célèbre, certes, mais est-ce que l’on se perd dans une mer de désoeuvrement? Nous avons trouvé une solution rusée afin d’éviter cette triste transition….! Nous avons donc modifié ce que l’on interprétait comme “se rendre le plus au Sud possible”. Pour ce faire, nous devons toutefois laisser notre fidèle voiture derrière afin d’embarquer sur un navire qui prendra la relève. Car celui-ci devra nous faire voyager par delà le détroit de Drake (ou passage de Drake). Ce dernier, d’une longueur d’environ 1000 kilomètres, est la plus courte distance qui peut relier la terre ferme et… l’Antarctique!

Si le passage de Drake est le plus court, il est aussi fameusement reconnu pour son agitation, causée notamment par la rencontre entre les océans Pacifique et Atlantique, combinée à la baisse des températures vers l’océan Austral. Le courant circumpolaire antarctique vient ajouter sa puissance à la recette, avec ses 150 millions de mètres cubes par seconde, faisant de lui le courant marin au plus grand volume au monde. Et n’oublions pas les vents d’Ouest : on dit que les vent en deça du 40e parallèle sont rugissants, du 50e hurlants et du 60e, déferlants… ça promet! Mais à chaque lecture que je fais, on parle de rite de passage, de traversée légendaire, d’aventure qui permet de gagner son droit à poser le pied sur le continent. Dans tous les cas, on ne pourra qu’être servis en excitation face à cette grandiose expédition!!

Nous quittons aujourd’hui même (OH MY!!), pour un retour le 24 janvier. Nous ramènerons photos, expériences, et sûrement une quantité d’anecdotes pas possibles à raconter!

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