Le Japon partie 1 – Hiroshima

Tel que promis à certain d’entre vous, les paragraphes qui suivront seront entièrement rédigés en Français.

La porte Shinto de Miyajima
La porte Shinto de Miyajima

Shimonoseki, la ville dans laquelle je suis débarqué depuis la Corée du Sud, n’avait pas grand intérêt alors de suite, je me suis dirigé vers la gare pour prendre un train vers la fameuse Hiroshima. Seulement après trois heures et de multiples transferts ais-je finalement réussi à prendre place dans le Shinkanzen (le TGV japonais). Le pays étant desservi dans son ensemble par un très fiable réseau ferroviaire, il est possible de se rendre presque n’importe où sans jamais avoir à emprunter d’autobus. Par contre, ceci a comme conséquence que s’orienter dans le dit réseau est loin d’être facile et comme pauvre petit gaijin fraichement arrivé au pays, j’en ai fait les frais. À chaque reprise, les employés de la gare ont été immensément serviable et se pliaient en deux (littéralement) pour m’aider mais toujours, la barrière de langue m’empêchait de correctement les comprendre ou de leur expliquer que le Shinkanzen étant hors de prix, je tentais de faire le plus de chemin possible à bord du train conventionnel. Bref, après 1h de train à 75$, je suis débarqué dans la ville de la bombe atomique.

Comme expliqué dans mes précédents article, peu de villes Asiatique qu’il m’ait été donné de visiter à ce jour ont présenté le charme ancestral que l’on associe généralement aux cultures de ce coin du monde. Ravagées par la guerre ou par de l’urbanisme irresponsable, toutes sont très modernes dans leur apparence et Hiroshima n’y fait pas exception. Ce qui la différencie de ses congénères, c’est qu’elle fut celle sur laquelle la première bombe nucléaire fut jetée. Mis à part un musée, un bâtiment en ruines et un parc rempli de monuments commémorant ce triste jour du 6 août 1945, la ville ne porte aucune trace visible de cet évènement. Hiroshima est une capitale régionale de plus d’un million d’habitants où il fait bon vivre et dont l’économie est en pleine croissance.

Le dome de la bombe A, seule structure survivante à ce jour
Le dome de la bombe A, seule structure survivante à ce jour

Les résidents de longue date cependant, n’ont pas oublié l’enfer dans lequel ils se sont retrouvés en ce beau jour d’été; la bombe et les effets insidieux de ses radiations se faisant encore sentir aujourd’hui, des débats entourant les soins et compensations à prodiguer aux hibakuzas viellissants – les survivants des deux bombes nucléaires ayant touché le Japon – font régulièrement les manchettes. Pour avoir un aperçu de l’ampleur de l’horreur et de la dévastation s’étant abattus sur la ville lorsque la bombe a explosé, il faut se rendre au musée qui, par la qualité exceptionnelle de ses exposés, mit les larmes aux yeux de certains. Objets fusionnés ensembles par la seule intensité de la chaleur, photos d’enfants brûlés à un point rendant toutes chances de survie impossible et morceaux de chair humaine (vraiment), le musée ne manque pas en artefacts plus troublants les uns que les autres, mais la section qui a tout particulièrement piquée mon attention, c’est celle sur les différents échanges entre le gouvernement Américain du temps, sont état-major et les scientifiques travaillant sur le projet. Dans une lettre officielle particulièrement lucide, ces derniers avertissent les autorités qu’une utilisation insouciante de ce nouveau type bombe plongera le monde dans une course à l’armement nucléaire incontrôlable, entraînera la production d’un grand nombre de ces bombes avec son lot d’accidents industriels et militaires, que la confiance du monde envers les États-Unis s’en verra minée et que finalement, il serait plus sage d’informer les Japonais sur la nature de cette bombe et la faire détoner au dessus d’une région inhabitée en guise d’avertissement.

Spéculations

En dépit de ces conseils, le gouvernement Américain a tout de même décidé de se prévaloir de cette arme de destruction massive pour deux raisons:

  • le projet entier ayant coûté deux milliards de dollars du temps et souffert de multiples dépassements de budget, il aurait été mal vu de ne pas le mettre totalement à exécution.
  • l’Union Soviétique ayant tout récemment déclaré la guerre au Japon en avance des délais prescrits par la conférence de Yalte, il fallait empêcher une occupation du Japon par les communistes.

Aucun de ces arguments n’est moralement justifiable; le Japon avait déjà perdu la guerre. Toutefois, le deuxième énoncé amène des spéculations intéressantes, surtout en l’analysant à la lumière de ce qui se passera en Corée quelques années plus tard. La doctrine et la diplomatie du temps en ce qui concernait la réhabilitation de pays défaits semblait être qu’une fois la guerre terminée, les vainqueurs se partageaient la responsabilité du territoire selon la ligne de démarcation dessinée par la présence de leur troupes sur le terrain ou des démarcations géographiques arbitraires. Dans cette optique, l’URSS aurait occupée la moitié du territoire Japonais et les Américains l’autre.

L’expérience nous ayant démontré que les deux idéologies ne pouvaient pas s’avoisiner, la guerre de Corée aurait pu déborder au Japon ou plus probablement influencer ses dirigeants communistes à tenter la reconquête de la moitié capitaliste de leur nation. En comparaison aux évènements d’Hiroshima et de Nagasaki, il n’est pas difficile de spéculer comme quoi la souffrance humaine qui aurait découlée de ce conflit aurait été bien de bien plus grande ampleur et encore là, je fait abstraction des torts qui auraient été causés au peuple Japonais par l’instauration d’un régime totalitaire à la sauce communiste.

Peut-être que la bombe n’était pas un si mauvaise chose en fin de compte, mais ceci ne diminue en rien l’horreur qu’ont vécu les résidents d’Hiroshima.

De retour au récit

Bref, ce fut une visite des plus intéressantes, mais dans l’ensemble triste et déprimante. Heureusement, les habitants et le gouvernement d’Hiroshima ont su capitaliser sur leur triste sort en se plaçant aux première lignes du militantisme anti-armement nucléaire en manifestant chaque année pour l’élimination de ces engins et en envoyant une missive diplomatique à l’ambassadeur en place au Japon à chaque fois qu’un test nucléaire est effectué par son pays. De retour à l’auberge, Pour me changer les idées, j’ai entreprit de rassembler quelques voyageurs pour sortir prendre un verre mais sans succès. En inspectant la collection de dépliants à l’accueil de l’auberge, je suis tombé sur un endroit que me semblait charmant et suis parti seul me balader dans le centre d’Hiroshima afin de m’imprégner de l’étrange culture Japonaise tout en me rendant à ce bar.

Le Japon étant très dense, les commerces et tout particulièrement les bars et restaurants se trouvent souvent empilés sur plusieurs étages et dans des petites ruelles et Cloud5 n’y fit pas exception. Plusieurs marches montées, la porte d’un karaoké philippin ouverte par mégarde et finalement, je me retrouva dans un tout petit bar de huit de places aux murs tapissés d’un mélange hétéroclite de posters, d’affiches et de peintures. L’endroit était peu inspirant, mais vu que j’avais déjà fait tout ce chemin, je me dis que j’allais au moins y rester le temps d’une bière. À ma grande surprise, j’y passât plusieurs heures. Un repère d’expatriés professeurs d’anglais tenu par Peter, un américain résident de longue date au Japon, les individus qui passèrent lui rendre visite au cours de la soirée furent tous plus intéressants les uns que les autres. J’eu droit à mon lot de conversation captivantes, tout particulièrement sur la décoration de l’endroit, dont chaque morceau avait sa petite histoire. Cloud5 est dans l’ensemble miteux et laid, mais contrairement à la majeure partie des établissements que l’on trouve en Asie et plus généralement dans le reste du monde, Cloud5 a une histoire et une âme. Une fois le bar fermé, son propriétaire m’emmena moi et d’autres de ses clients à un autre endroit tenu par l’un de ses amis, que nous trouvâmes dans une ruelle adjacente. En dépit d’un état d’ébriété bien avancé, Steve nous fit quand même la gracieuseté d’ouvrir son établissement et m’offrit sur la maison de nombreuses bières. La soirée se termina un peu plus loin dans un lieu dansant donc de formule un peu plus classique. Une fois ma consommation de politesse terminée, je pris la porte en vitesse. La musique étant trop forte (comme d’habitude), toute conversation était devenue désagréable voir impossible.

Le chateau Hiroshima
Le chateau Hiroshima
Dégustation d'un okonomiyaki
Dégustation d’un okonomiyaki

Le jour suivant fut dédié à la visite de la ville en elle même et de son musée d’art contemporain en la compagnie de Neil, un britannique lui aussi en voyage pour un long moment et le soir venu, je me retrouva avec lui et une Néo-Zélandaise une nouvelle fois à Cloud5, ayant promis à Peter que je lui ramènerait de la clientèle de l’auberge. Le lendemain, suivant les recommandations de Neil, je me rendit à l’île de Miyajima. À la sortie du terminal de ferry, je remarqua une large affiche en Français et lu que l’île était jumelée avec le Mont Saint-Michel en France; toutes deux ayant été de hauts lieux de spiritualité (et maintenant de tourisme) et partageant une condition insulaire. La comparaison s’arrêta içi; Miyajima, bien que charmante, n’a rien du pittoresque de son associée française. Mis à part une célèbre porte Shinto, quelques temples et une population de cerfs trop habituée à être nourrie par les touristes, l’île ne recela rien d’autre digne de mention. Tout de même, j’entreprit de gravir la montagne par mes propres moyens et fut récompensé de quelques moments de solitude bucolique et de beaux points de vue dans la forêt japonaise qui, bien que tempérée, arbore une végétation et un style bien à elle. Une fois revenu à l’auberge et après un repas plutôt austère de pâtes de sardines, je m’isola devant mon ordinateur pour envoyer des demandes d’admission à l’université et faire un peu de travail.

Le temple principal de Miyajima
Le temple principal de Miyajima

Comme d’habitude, les problèmes que de dû régler s’avérèrent plus coriaces que prévu et la piètre qualité du sans-fil n’aidant en rien je me mis à piétiner, me disant que de toute manière, 1h30 du matin était une bonne heure pour jeter l’éponge. Je me rendis dans le lobby de l’auberge et surprit ce qui parût être la gardienne de nuit. À ma grande surprise, elle m’adressa la parole en anglais; elle était américaine d’origine japonaise. Fraîchement débarquée d’un train en retard, elle ne semblait pas vraiment disposée à aller se coucher immédiatement et pour ma part, le cerveau encore en train de mouliner, je n’étais moi non plus pas encore à ce stade alors nous entreprîmes une conversation. Après les questions classiques (d’où viens-tu? quels endroits as-tu visité? que fais tu dans la vie? etc) nous passèrent vite à des sujets plus intéressants et ce n’est que bien plus tard que j’alla me coucher. Pour quelques heures seulement car le lendemain, je comptais me lever tôt pour aller visiter l’usine automobile de Mazda.

Tel qu’attendu, la visite fut entièrement constitué de propagande Mazda et très précipitée, chaque groupe n’ayant qu’une heure et demi pour tout voir. Évidemment, tout le monde fut laissé sur sa faim. Pour ma part, c’était le tour d’une partie ligne d’assemblage de voitures qui m’intéressait. Je savais parfaitement à quoi m’attendre, j’avais déjà vu maintes fois à la télévision des armées de robots et d’ouvriers s’affairant à la pose de leur unique pièces dans l’immense casse-tête qu’est une automobile moderne, mais j’y assister en personne, c’était autre chose. Je ne me lancerai pas dans de grandes descriptions du Fordisme au 21e siècle, mais ce qui fait la différence entre le voir et y être, c’est qu’en étant sur place, l’on se rend compte à quel point rien n’est laissé au hasard. Chaque mètre cube de l’usine est occupé, car tout se passe en trois dimensions: tout est en mouvement, des essieux se rendent à leur station d’installation; des robots appliquent une ligne de colle à de différents pare-brises qui ensuite sont amenés par convoyeurs je ne sais où; des trains de pièces circulent constamment en s’assurant qu’aucun ouvrier ne manque de quoi que ce soit; le vacarme est infernal, mais pas cacophonique, c’est le son horloger d’un immense automate qui produit une voiture à toutes les quelques minutes. La chaîne de montage est dite mixte, c’est à dire qu’elle n’est pas dédié à un modèle de véhicule, mais à plusieurs, mais le miracle de l’ingénierie industrielle moderne fait en sorte que la bonne pièce arrive au bon moment au bon ouvrier. Impressionnant. Après avoir pris mon congé de l’usine, j’effectua un passage en vitesse à l’auberge pour un autre repas austère et c’est reparti pour une visite d’un jardin japonais. Le temps presse, car à 19h00, un repas de Noël a été organisé par les employés de l’auberge.

Dans un jardin japonais
Dans un jardin japonais

Le réveillon fut à base de takoyaki et une fois la population japonaise de l’auberge couchée – de toute évidence moins fêtarde que nous occidentaux – moi et plusieurs compagnons nous dirigeâmes vers le centre-ville pour y fêter Noël comme il se doit. Cloud5 étant malheureusement fermé lorsque nous y arrivèrent, je rabattis le groupe vers le bar auquel j’avais terminé une précédente soirée. L’américaine était de la partie. Rien d’extravagant en soit, mais tout comme les autres réveillons passés loin de la maison, ce dernier saura certainement perdurer dans ma mémoire. Bien évidemment, le jour suivant servit à récupérer de cette soirée.

Est-ce qu’il y avait suffisamment à faire à Hiroshima pour remplir 7 jours? Par vraiment, mais la ville était agréable et j’y ai trouvé de la bonne compagnie.

Case against proprietary software on government systems

This has been sitting as a draft for more than two years now so I figured I should publish it.

The modern government is an information processing entity where public servants and software collaborate to serve the people. If you take away any of those two components, governments cease to operates. So it is crucial that government maintains control over its processes to shield itself from interference by outside interests; it is at the basis of sovereignty and part of what makes its area of jurisdiction a country.

You wouldn’t hire foreigners as public servants, so why would you trust your software to outside interests?

Software was introduced into governments by individuals who had no idea of what software was in the first place. It was and is still purchased, managed and used like off the shelf physical goods, but it was already too late when people figured out that replacing a vehicle fleet is a lot less work than migrating from on operating system to another.

Nowadays, companies like Microsoft could make every developed country’s government grind to a halt very easily or severely compromise it. Take the US patriot act for instance, which lets the government request any data from companies based in the US if they deem it necessary even if that data does not belong to an american entity. Another yet even more disturbing example uncovered by Edward Snowden is Microsoft handing out the keys to its encryption systems to the NSA thus actively collaborating in their espionage projects.

The European Union is starting to come to grips with this reality and is moving towards drafting rules and regulations that will make the interaction between software corporations and governments more open and directed towards giving their citizens security and value; unless this initiative gets killed by a lobby. This has obviously positioned open-source software as a preferred choice, prompting changes such as a migration to Ubuntu by the French Gendarmerie Nationale and the creation of Trustedbird by the french department of defense and British Telecom, a more secure fork of Mozilla Thunderbird (an e-mail client) whose code they intend to contribute back to the main Thunderbird tree for everyone to benefit from.

The procurement process in its current form cannot consider open-source technologies as it depends on active bids by companies. Software developed by volunteers is systematically left out for a lack of an imperative to market itself using conventional challenges. A few consulting firms on open-source technologies are trying to turn the tide but they only advertise the tip of the iceberg when it comes to all the available open-source solutions. There has been litigation lately in Quebec following decisions from the government to award a contract to Microsoft without a call for tenders based on criteria purposely crafted to exclude other vendors. A similar conflict occurred more recently when another governmental organization decided to procure MS Office licenses using the same scheme. This begs the question of whether the procurement process is really providing the government with the best value for its dollars.

I could go on detailing how companies are consciously locking governments in their own system by not following industry standards (Internet explorer has systematically been failing the ACID test) and violating anti-trust laws but I believe the previous paragraphs have been sufficient at getting my point across. I have nothing against Microsoft, IBM, or any other software corporation, they make quality products that are most often superior to the open-source equivalent (things would be the other way around if governments took part in helping developer communities improve their software). In fact, they themselves are  increasingly embracing the open development model because they have figured out that it provides them with the best value. Individuals and private businesses are free to spend their money in whatever manner they want, but government are not. They are not profit making machines or fashion following teens; they exist to bring security and prosperity to their citizens and basing information processes on closed-source software is an hindrance towards the achievement of those goals.

The lobby is strong so it is unlikely that change will come from atop. And even down at the individual level, most are incapable of dissociating Windows from a computer as Microsoft has made it certain in concert with the rest of the industry that every new computer around will be provided with a license of that operating system for very cheap (again sparking anti-trust lawsuits), thus never giving the user a real choice. Apple is starting to grind away at Microsoft’s market share thanks to the visibility it gets from its massively popular IPods and IPhones, but at the root, this company is not a whole lot different than its main competitor and in some cases practices even worse methods of locking customers in such as with their closed platform policies.

South Korea

A mix of old and new: Deoksugung palace and high rise buildings in the background
A mix of old and new: Deoksugung palace and high rise buildings in the background

Light years ahead of its northern brother, South Korea is a modern nation well advanced into modernity but that hasn’t forgotten its roots. In spite of a last century spent torn successively by Japanese occupation, a brutal war, a dictatorship and a fulgurant evolution towards first world nationhood, the Koreans have managed to remain proud, friendly and traditional people. Them too not being spared by chain stores, franchised cafés (Koreans love coffee) and restaurants we are all too familiar with – hallmarks of a now globalized culture – they nonetheless remain distinctively Asian. Things are handed out with two hands, shoes are removed upon entering a house, a good meal is eaten sitting on the floor and old ladies push you over in the metro without excusing themselves, because they the elderly are the ones who deserve respect.

Souh Korea, while essentially mono-cultural in its social fabric, is full of expatriates just working there (the US still has a lot of soldiers deployed there), taking a university semester abroad or teaching English. Out on the streets, they will not pay attention to you, not in the large cities anyway, but enter a barbecue joint in a back-alley or order a typical late-night snack at a food-truck, show up where they are not expecting white faces and they will be delighted to teach you their ways and share a drink or two with you. Even if their English is poor to non-existent.

Thankfully the Koreans are warm people, because climate wise though, it’s another story. I’ll blame it on my ignorance, but I never expected the country to be so cold during the winter. My couple first days were sort of comfortable, but it got below zero quite fast, which sadly, takes a lot away from the pleasure of walking around cities, which is my favorite way of sightseeing. South Korea is very mountainous and features numerous small islands around its coasts but sadly, these things can only be properly enjoyed in pleasurable temperature so I did not bother with them and stuck to touring cities.

Seoul

Korean BBQ
Korean BBQ

I was recommend a guesthouse by Jean-Michel but got no luck at getting a room. On weekends, the capital gets stormed by crowds of students and expats English teachers escaping from their smaller villages to get their share of Seoul’s crazy nightlife. The tenants were kind enough to direct me to a nearby establishment in which I spent a quiet night recovering from that illness I had been carrying over from my trip up North, but the following day I checked out in search for a more backpacker friendly hostel. Guesthouses are quiet, cozy and intimate. A perfect way to spend nights if you are travelling with your other half or simply in search of peace or wanting to take a break from the hectic pace of partying that generally goes in hostels, but was not the kind of stay I wanted for myself.

Some minutes on the web and I had soon found a nearby alternative: Basecamp. Normally, I do not bother writing about the places that I stay in on this blog because in true honesty, they generally end up being a twist on the same old recipe. Basecamp however, felt different. It was the low season, the levels of occupancy were way below what they normally are, but the crowd, decor and atmosphere I found there was out of the ordinary: it felt like a home away from home. A comfortable neatly decorated establishment with a very chilled-out core of people (staff and “permanent” guests) and plenty of space to get comfortable. After long days of sightseeing, coming back there felt just like returning to a pad you are renting with a bunch of good friends.

That very same day that I arrived, it was someone birthday so we did the obvious thing to do on that occasion while in Seoul: we went for some drinks in Hongdae. The bars themselves were nothing to write about, the interesting part came afterwards: the jjimjilbang. Koreans are fond of hot baths and time of manly (or womanly, they are segregated) relaxing with their buddies or on their own and the jimjilbangs provide just that opportunity to recuperate from a hard day’s work or hard night drinking. A 24/7 spa complex with sauna, cold and different levels of hot pools, restaurant, barbershop, books, and even a huge area to crash afterwards, it has everything one needs for a quick getaway from the stress or city life. So all inebriated that we were at 3 am, we all undressed, went through a couple of cycles of hot and cold and then collapsed into sleep on the heated floor in the lower levels, all that for less than 10$. It was great fun.

A couple hours later tough, I woke up to a classic case of “Where the f*ck am I?”. Dehydrated, could not find any of my friends (some where still there, it was just hard telling one Korean from another in that situation) an thoroughly confused, I dressed up, exited the jimjilbang and set off in a random direction; we had switched bars too many times the last night for me to remember where I was. Luckily, my guardian angel was watching over me that morning. I managed to stumble my way back to the hostel in optimal time and then went right back to bed.

– I’m currently writing those lines on a rough sea aboard a ferry towards Japan while sipping on some makgeolli (rice wine). A weird feeling I tell you! –

At the Seoul fish market
At the Seoul fish market

Anyway, the subsequent days would be filled with aimlessly walking around, checking cool architecture, going to museums and eating some weird things at street stalls or in restaurants. Seoul has a couple of historical landmarks, some palaces mainly, but frankly they look just like what can be found China and as a matter of fact, are self-admittedly inspired by that culture. Otherwise, no must-see sights like most European capitals usually have. In many regards, it compares itself to cities like those found in North-America which, due to their very recent history, have nothing especially picturesque or typical about them. Compound that with poor Seoul’s history of colonization, war and lightning-fast modernization and you’ve got an overall pretty disappointing touristic experience. That is if you tour it from inside a bus but there is something about Seoul that makes it enjoyable (even in subzero weather) just to be in. Is it the Koreans? Is it the food? Is it the parks? Is it the fact that it’s a city that goes at your own pace? That there is no pressure at all to see all the sights? That whatever the amount of time you can afford to spend visiting, there will be no fear of missing out on anything? Certainly a combination of all. In spite of being the mega-metropolis that it is, Seoul has enough in itself to please every kind of traveler. And it’s not that expensive too, at least not as expensive as I was expecting it to be. A bed in an hostel runs for less than 20$ a night and a good hearty meal of bi bim bap (rice and vegetables) goes for about 6$. Add to the mix plenty of servings of makgeolli, some soju (local vodka), good people, the occasional Korean barbecue and you just might get stuck there (like the guys at Basecamp). On visiting the very-large local seafood market, we discovered that we could get enough sashimi for two for a mere 10$. Made with fresh fish right in front of us, it was a bargain I could not pass on. The next day, I ordered some more from a German girl that was going there as well. I was starting to really like Seoul.

The DMZ

Seoul lies a frightening 40 kilometers from the North Korean border and having been to the other (dark?) side, I just had to get to the DMZ (De-Militarized Zone) to see friendly Kim Jong-Un’s land from the south, if not to have a picture of me standing on both sides of a border of which any attempt at crossing it would get you shot in no time. No tour of the DMZ is complete without a visit at the Joint Security Area (JSA), the divide that separates two nations narrows down to a point where both sides of the peninsula are within arm’s reach of one another. I had seen the DMZ during my trip in North Korea and now wanted to see it from the other side, but while we had a snowball fight up north, entering this area from the south was serious business. Single file, not allowed to point, to talk loudly, to take pictures of the South-Korean side and with soldiers in the modified taekwondo pose all around us, the tension was definitely palpable. Quite a paradox and a sad one at that, only furthering the whole absurdity of the situation these two countries are in.

Standing on the South Korean side of the Joint Security Area, camera looking towards the North
Standing on the South Korean side of the Joint Security Area, camera looking towards the North
Standing on the North Korean side of the JSA, camera looking towards the South
Standing on the North Korean side of the JSA, camera looking towards the South

Since the whole area is still under military control, there is no going there on your own, you have to be part of a tour which will normally include other sights in the area to make a complete day but the highlight is always the JSA. We went to the train station on the way to Kaesong that was built ten years ago when both North and South were on a path to friendlier relations (no longer the case) and visited the third tunnel, one of many underground passages the North Koreans dug under the DMZ to invade the south. We were also supposed to visit an observatory where North Koreans casually going about their lives can be spotted with binoculars but it was snowing pretty heavily the whole day so visibility was almost nil; just as it did when I was on the North side. Coincidence? I think not, the North Koreans must have deployed a snow making device in the vicinity to prevent the south from peering into their activities at the border…

I the day ended by visiting the War memorial museum, just to keep on my Korean conflict related sightseeing spree. How did it fare out compared to its North Korean counterpart when it came to historical accuracy? Slightly better I would say, but even more so now I am convinced that the truth about this whole ordeal lies somewhere in between. A truth that will never be known. History follows the course of the winners.

Busan

Busan
Busan

Not wanting to get stuck I had to leave Seoul and carry on with my travels by heading to Busan, Korea’s second largest metropolis and a port city at the peninsula’s southernmost end. My plan being taking the ferry to Japan, a more ecological, cheaper and potentially more enjoyable option, I had to go there anyway so I figured it would make a nice second stop. The couple days that I stayed in this city were relatively uneventful. I did some hiking in a very large park that apparently used to be a walled-up fortress and at close to 20 kilometers of circumference, the walk took pretty much all the afternoon and actually ended in the dark. The wall having been build on a mountain ridge just like its Chinese counterpart, it provided great views of Busan, built on a rugged coastline among large hills. The following day, I did some more walking around, this time checking out the UN Korean War memorial cemetery and the fish market, which apparently is the largest in Asia. If you have a taste for seafood and are not too sensitive to the strong stench found there, it’s an amazing experience, with tanks full of octopuses, giant spider crabs and other bivalves, you can order your purchase to be prepared and sent to restaurants on the top floor for you to consume it right away, at its freshest. Sadly, I could not find sashimi.

The hostel I was staying at doubled itself as a language school and the gimmick was that travelers were given a bed and food provided they were willing to partake in some cleaning-up duties and chat with the Korean clients that came in to practice some English. A good way to slow travel, working at hostels is and excellent way to deepen your knowledge about an area, meet other people and save some money. About 20 foreigners or so were being employed there, all living in close-quarters in an apartment dedicated to the staff and certainly appearing to be having a blast in Busan. Not that I was really considering stopping there, the urge to get to South-East Asia is too strong for me to take an extended break in cold South-Korea, but the age difference really struck me when in place of a good discussion around some makgeolli, a casual evening out ended up in uncontrollable giggling and selfie taking.

In search of a better crowd to spend my time with, I hopped on the ferry the next day and left the Korean peninsula for Shimonoseki, Japan.

Thoughts on traveling alone

Chris Kelly, a YPT employee I met on my tour to North Korea confessed to me upon hearing that I was from Montréal that he had visited it but had a poor time there. Appreciating much his honesty – you seldom criticize one’s home in their face – I asked him the obvious “why?”. His answer was simple: altough he had heard that Montréal was a must-see in eastern North-America, he just did not manage to meet interesting people. My reply was that I understood perfectly his dissatisfaction with his experience there.

That fact had dawned on me very early when I started backpacking: it’s not the sights you care much about, they simply provide a background tapestry to your travels, it’s the experiences you go after. Other people as it turns out are the most effective vectors towards memorable moments, be it in the form of a passionate discussion about one’s respective adventures, a mad party, some locals willing to show you around their hometown or simply someone to share your day with, or if you’re even luckier, part of your journey with, making friends and engaging in human contact is a crucial part of a sucessful trip. A prime tourist town can become the most boring place on earth if you’re left alone on the evening, endlessly refreshing your Facebook feed actually wondering if you should not just have stayed home.

Happiness only real when shared

— Christopher McCandless, Into the Wild

Or as one 40 something gay’s rights lobbyist lawyer I met back in 2008 in Seattle put it upon me questionning him what he was doing at an hostel when he could afford much better:

I hate hotels; they are boring; people just go there to sleep or have sex.

Propaganda screen at the Pyongyang train station and North Korea’s only advertisement

This is one of the many propaganda screen found around Pyongyang, generally showing videos of people performing patriotic songs or national television. Since it was playing funny music, I filmed it. If you look closely to the right of the screen, you can spot the one and only ad found in North Korea. The government got into a partnership with an Italian company to have a car assembled in the country, but the company made it a requirement that it be able to advertise its products, hence the poor lonely billboard seen there.