Départ

Je me souviens d’avoir été plutôt anxieux lors de mes précédents départs, mais à un niveau plutôt gérable. Non pas du genre d’excitation que l’on ressent lorsque l’on quitte pour quelques semaines, mais plutôt du type vécu avant une épreuve importante du genre examen ou entrevue, où l’on a bien conscience du bien-fondé de la situation, mais où l’on est néanmoins stressé.

Cette anxiété prend sa source non pas dans la peur d’avoir oublié un détail administratif (tout se fait en ligne de nos jours…), mais davantage dans l’appréhension de quitter les gens qui nous sont chers, de quitter notre vie pour une autre. Finalement, une fois à l’aéroport, ce sentiment s’estompe pour laisser place à une fébrilité et le vertige existentiel de l’aventure et de l’inconnu.

Cette fois-ci, l’anxiété pré-départ a atteint des sommets. Elle était à ce point prenante que la veille, je me suis rendu chez mon ami dans Côte-des-neiges à Montréal depuis Saint-Bruno (30 kilomètres) à vélo histoire de faire le vide. Une fois à l’aéroport par contre, j’ai retrouvé en bonne partie la fébrilité ressentie lors de mes précédents départs, mais dans une moindre mesure, car la recherche et l’achat de voiture occupaient une bonne partie de mon esprit: la première partie du voyage reposait sur le succès de l’opération.

Une dernière poutine au St-Hubert (on manque de poutine [pas de Putin] à l’étranger) et j’avais traversé le contrôle de sécurité. Chanceux que j’étais, j’allais voyager sur Air France (vol payé moins de 100$) en raison d’un crédit de 1000 US$ obtenu l’année dernière alors que mon vol Montréal-Atlanta avait été sur-réservé et que j’avais gentiment cédé ma place.

Bagages en cours d'assemblage...

Bagages en cours d’assemblage…

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