La pandémie contre le réchauffement climatique – The pandemic against global warming

La pandémie de Covid-19 (Coronavirus) est une menace sérieuse pour la santé des populations et l’économie.

La réponse des gouvernements est drastique, sans précédents, orchestrée selon les données scientifiques et avec la protection du public comme principal objectif.

Cependant, il n’y aura aucune commune mesure entre les effets du virus sur nos sociétés et ceux du réchauffement climatique à venir.

J’espère sincèrement que nos gouvernements auront l’audace de délaisser le court-termisme politique, prendre au sérieux les alertes de la communauté scientifique et affronter l’urgence climatique avec autant de détermination qu’ils le font pour la présente pandémie.

J’espère sincèrement que cette crise donnera à nos leaders le courage d’agir pour prévenir la prochaine.


The Covid-19 (Coronavirus) pandemic is a serious threat to public health and the economy.

Our government’s response is drastic, without precedent, guided by scientific knowledge and with the public’s protection as its main objective.

However, there will be no common measure between the effects of this virus on our societies and those of global warming.

I sincerely hope our governments will not again yield to political short-term thinking, take seriously the many warnings of the scientific community and will confront climate change with the same determination they have shown when dealing with this pandemic.

I sincerely hope this crisis will give our leaders the courage to take appropriate mesures to prevent the next.

La médina de Tunis, la nuit

La médina de Tunis, la nuit

La médina de Tunis; lieu fourmillant d’activité humaine de jour, l’endroit change d’ambiance du tout au tout lorsque la nuit tombe, devenant le royaume des chats, des ordures et de fascinants jeux de lumière.

La médina de Tunis, la nuit

On m’a clairement averti de ne pas m’y promener la nuit car l’endroit serait arpenté par de malhonnêtes individus chassant le touriste égaré dans son dédale de ruelles pour les racketter.

La médina de Tunis, la nuit

Sûrement, c’était s’exposer, mais pour de telles images et ambiances …

La médina de Tunis, la nuit

Access control list (ACL) extension on MediaWiki

MediaWiki is meant to be an open platform and was not conceived with fine-grained access control in mind (like ACL). For most cases, that’s ok, but on a project I’m working on I’ve felt the need for keeping some parts of my wiki private and secure from indirect access using transclusions or searches.

In order to achieve that, I’ve entirely revamped the Semantic ACL extension, which had been left unmaintained for some years, but had great potential.

Here’s the list of features (more will be added when needed):

  • Works through transclusions: If a page is transcluding a page or a subset of the page that has a protection in place, users not allowed to view that content will see a placeholder message instead.
  • Works with files: If a file is protected, users not allowed to see the file will be denied access to the file page and will see placeholder content where the file is used in other pages. If a file is uncategorized or part of category that an anonymous user is not allowed to see, placeholder content will be displayed instead.
  • Works with search results: Search results including a page that a user is not allowed to see won’t display the content of the page, only its title.
  • Works with Structured Discussions and talk pages: A talk page or a structured discussion will get the same protection as its associated content page.
  • Works within the wiki: No need to edit LocalSettings.php to modify restrictions, everything is done from inside your wiki.
  • Works with many use cases: Restrictions can be enabled for anonymous/registered users, user groups or individual users.

All the docs are on the extension’s page.

St-John’s, Canada (et le retour)

St-John’s vu de Signal Hill
St-John’s vu de Signal Hill

Une fois débarqués du ferry de Saint-Pierre et Miquelon, nous avons sans perdre trop de temps rejoints St-John’s. Pas de camping pour cette partie du séjour non plus. Nous avons choisi un hôtel un peu minable (mais économique) pas trop loins du centre-ville et avons axé la visite sur la gastronomie et la balade urbaine. St-John’s, loins d’être la plus grosse des capitales canadiennes, se navigue facilement à pied et l’on peut en voir l’essentiel en une journée. C’est donc ce que nous avons fait. Première direction, le pittoresque petit quartier de Quidi Vidi, puis un brunch au Mallard Cottage (classé au top 100 des meilleurs restos canadiens!), la visite de la microbrasserie éponyme, retour au centre-ville par Signal hill puis souper chez Raymond’s, lui 12e restaurant le mieux côté au pays. Disons que tout ça a fait un bon trou dans nos poches…

Quidi Vidi
Quidi Vidi

Bien installés au bar du resto, nous avons pu déguster le meilleur de ce que la province avait à offrir en terme de gastronomie. Lors du repas, nous avons fait connaissance de notre voisine de bar, ancienne employée de l’endroit, qui nous a rapidement mis de mèche avec le barman, son ami.  Une fois le restaurant fermé, nous avons pu rester sur nos chaises et profiter de plusieurs verres supplémentaires sur le dos de la maison. Le reste de la soirée s’est étirée jusqu’à tard dans des endroits moins classes du centre-ville.

The Battery
The Battery

Dur réveil le lendemain quand même, alors comme seul objectif nous sommes allés visiter le campus de l’Université Memorial pour plus tard aller rejoindre pour un verre une connaissance qui habitait l’endroit. Le voyage étant arrivé à sa conclusion, un traversier nous a ramené jusqu’en Nouvelle-Écosse en l’espace d’environs 15 heures, puis nous avons tracé jusqu’à Québec, parvenant à couvrir toute la route sur le continent en une grosse journée.

Fortune, Saint-John”s, Québec
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Notre passage (et périple de 6000+ kilomètres!) sur Terre-Neuve s’est avéré être des plus agréables, plein de rencontres inusitées et de splendides paysages. La réputation dit vrai, les Terre-Neuviens sont réellement plus sympathiques et accueillants que le canadien moyen. Le Labrador était quant à lui un défi intéressant, mais mis à part la côte, c’était plutôt monotone et morne. Lorsque nous reviendrons dans la province, c’est certainement en prenant le traversier le plus court comme tout le monde. Et il y aura des opportunités, j’en suis certain. Entre-temps, il me fera plaisir de pouvoir partager avec la diaspora terre-neuvienne sur le continent l’amour qu’ils ont de leur grosse île rocailleuse.

Terre-Neuve et Labrador, trajet total
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Encore Fogo

Saint-Pierre-et-Miquelon, France

Mairie de Saint-Pierre
Ici, c`est le tricolore!

Avec la France si proche, pourquoi ne pas aller y faire un tour? Quelques réservations de dernière minute (à gros frais) et notre séjour était tout arrangé. Après beaucoup de route, un petit tour par la péninsule de Burin (quand même assez attrayante) et un ferry, nous étions en république française, passeport étampé et douane passée. Sur place, c’est le choc : on a réellement été téléportés en Europe. Sans savoir le chemin parcouru, vous m’auriez demandé où j’étais et je vous aurais avancé avec confiance me trouver dans un village du Pas-de-Calais. On y parle avec l’accent, l’euro a cour et le tricolore flotte un peu partout. Même si les maisons ressemblent à celles de Terre-Neuve, l’urbanisme y est définitivement français. Les véhicules quant à eux sont un mélange de Nord-Américain et d’européen.

Ville de Saint-Pierre Ville de Saint-Pierre Zoom sur la ville de Saint-Pierre Panorama de Saint-Pierre

Un bon repas de cuisine du vieux monde pris, nous nous sommes dirigés vers un bar où jusqu’aux petites heures du matin le vin a coulé à flot au son d’un jukebox jouant classiques français et québécois. Au réveil, nos vêtements empestaient les effluves de clope, car même si le tabagisme est interdit dans les bar, le patron a le dernier mot.

Repas de charcuterie et fromages
Charcuterie fromage! Si ce n`était pas du fait que nous étions midi, il y aurait eu vin aussi.

Bien que Saint-Pierre-et-Miquelon se vende comme destination nature, nous avons plutôt opté pour un petit moment d’urbanisme, car de la nature, nous nous en étions gavés dans les derniers jours. Un habitant de l’endroit abordé alors que nous nous baladions nous a fait un petit résumé de la vie sur l’archipel. La façade est très française, cela va de soi, mais les Saint-Pierrais sont également très attachés au continent Nord-Américain. Proximité oblige, bon nombre de la génération pré-internet a grandi au son du rock québécois, ne manquant pas un match du Canadien de Montréal. La plupart ont également choisi d’aller s’éduquer dans les grandes villes canadiennes, car le territoire dispose d’ententes spéciales avec son gros voisin. Chaque semaine, l’archipel est ravitaillé par un porte-conteneur venant d’Halifax qui ramène à la fois des produits canadiens, mais aussi des produits français. Sachez-le, c’est à chaque 6 semaines que les stocks de fromages et de charcuterie sont renouvelés. Malheureusement pour moi, les étagères dans les épicerie était vides, car le bateau devait passer dans les prochains jours.

Rue de Saint-Pierre

Décor aux alentours de Saint-PierreAvant le moratoire, l’économie de l’archipel était comme celle de Terre-Neuve, basée sur la pêche. Post-moratoire, l’industrie n’a pas repris, et c’est le gouvernement qui emploie plus de 50% de l’île de près ou de loin, car un territoire, il faut que ça s’administre. Aujourd’hui, les saint-pierrais et les miquelonnais tente de développer le tourisme. En haute saison, il existe maintenant des vols directs depuis Paris et la communauté s’efforce d’aller courtiser leurs compatriotes métropolitains afin qu’ils viennent faire un petit tour dans l’archipel profite de ses gens, ses festivals et de sa nature exceptionnelle. Je dois leur donner raison sur ce point, pas de meilleur moyen pour un européen que d’aller s’imprégner de la culture des maritimes sans quitter l’espace Schengen que de venir ici. Or, bien que l’infrastructure soit en développement, il y a encore beaucoup à faire. Avec trois hôtels et pas vraiment plus de restaurants, s’y loger et s’y nourrir est un défi. Pour ma part, je me serais amplement contenté de sandwich saucisson fromage, mais il m’a fallu faire plusieurs magasins pour récolter les ingrédients nécessaires.

Pelote basque à Saint-Pierre
De la pelote basque

Signe de la ville de Saint-PierrePar pur hasard, Audrey et moi y sommes débarqués en plein festival Basque, alors nous avons pu relaxer post-balade en regardant des matches de pelote basque aux côtés des locaux. Tout était pas mal fermé en fait car c’était un jour férié (voilà qui expliquait l’atmosphère festive hier au soir). Programme semblable de promenade le lendemain avec cette fois-ci passage par la boulangerie qui n’a pas déçu avec sa baguette digne des standards les plus élevés. Même pas 48 heures passés sur Saint-Pierre et nous étions de retour au Canada. Selon d’autres voyageurs rencontrés à l’Anse-aux-Meadows, Miquelon était plus intéressante. Déjà que deux jours étaient trop peu pour Saint-Pierre seule, d’autant plus que ne nous ne nous sommes même pas aventurés hors des limites de la ville. L’île, affectueusement surnommée « le caillou », est quadrillée de sentiers et sa surface (petite), est relativement inhabitée; on peut y passer facilement 3 – 4 belles journées et faire de belles randonnées. Avec quelques jours à Miquelon, on a un voyage. Notre bref passage ne nous en aura donné qu’un petit avant goût. J’ai par contre adoré me retrouver en sol français et pendant quelques heures à notre arrivée je me suis senti bouillonner de cette même excitation qui me remplit lorsque je débarque en Europe.

Mouette solitaire
Mouette solitaire, peut-être une allégorie au sentiment que les Saint-Pierrais éprouvent parfois vis à vis leur métropole…