Kyoto, Japon

Kyoto, Japon

Kyoto, JaponMalheureusement pour nous, la pluie nous aura accompagnée une bonne partie de notre séjour à Kyoto et allant même jusqu’à gâcher entièrement notre première journée, nous contraignant à rallonger notre passage dans cette magnifique ville. Nous y avons certainement visité quelques temples et sanctuaires, car c’est principalement ce qu’il y a à faire à Kyoto, mais comme à Osaka, le plus clair de notre temps a été dévolu à la promenade. La ville étant de moins grande ampleur, nous ne marchions plus parmi les grattes-ciels et tours d’appartement, mais au travers de petits quartiers aux maisons bien japonaises, impeccables et pour la plupart décorées de plantes et de jardins. L’on s’est même pris à se perdre un peu dans les bois.

Gion, Kyoto, Japon

Il est quand même fascinant de remettre les pieds à un endroit que l’on a visité que pour une courte période il y a quelques années. Les souvenirs refont surface, certains d’entre eux justes, d’autres très amochés par des années de désuétude passées en mémoire. Osaka était en bonne partie conforme à l’idée qu’il m’en restait. Kyoto, loin de là. Peut-être était-ce dû au fait que j’y suis allé la première fois en hiver? Osaka est de béton, mais Kyoto est une ville verdoyante aux multiples parcs et toutes encerclée de verdure à flanc de colline. Elle se métamorphose suivant les saisons.

Kinkaku-ji, Kyoto, Japon

Fushimi-inari, Kyoto, Japon Fushimi-inari, Kyoto, Japon

Ces dernières semaines, l’anticipation du retour s’est fait sentir de manière croissante : tous deux avions de plus en plus hâte de retrouver nos existences canadiennes. Comme tournure d’événements inattendue (mais prévisible), le Japon nous a complètement guéri de notre mal du pays, ce qui nous permet d’en profiter davantage, mais ce qui en revanche rendra notre départ plus crève-coeur. Concernant ma compagne de voyage, elle ne cesse de répéter que l’endroit répond à toutes ses attentes, attentes rendues très élevées par toutes les fois ou je l’avais entretenue sur cet endroit d’exception.

Métro, Kyoto, Japon

Osaka, Japon

Osaka, Japon

Lors de ma dernière visite au Japon, le coup de coeur avait été tel que je m’étais promis d’y revenir à nouveau tout en développant une obsession pour ce pays et sa culture. Quelques années plus tard, m’y revoilà. Le Japon est la destination parfaite pour décompresser des mois d’aventure au travers desquels nous venions de passer. Propre, organisé, poli, mais non le moins fascinant et dépaysant, le Japon est un pays de qualité, tant dans les interactions humaines que dans sa gastronomie ou dans son sens de l’esthétique.

Gare d’Osaka, Japon

Sortis de l’aéroport d’Osaka, il m’a fallu quelques minute pour reprendre mes repères dans l’incroyable complexité du réseau ferroviaire nippon. Rapidement, nous avons pu rejoindre notre hostel et ressortir aussitôt pour un repas bien mérité au Matsuya, chaîne de restauration rapide bon marché, mais de qualité. Même s’il était tard, l’ambiance qui régnait dans les rues d’Osaka était en tout point conforme à mes souvenirs. Audrey, pour sa part, n’en croyais pas ses yeux à quel point l’environnement urbain du Japon baignait dans la perfection. Durant nos trois journées passées à Osaka, nous n’avons d’ailleurs rien fait d’autre que déambuler ses boulevards et ses rues afin d’admirer son architecture et son urbanisme. Bref, pas de gros programme de visite et d’activités exception faite de certains petits incontournables de la culture japonaise comme le tapis roulant de sushis, les salles de pachinko et les arcades.

Sushi tapis roulant, Osaka, Japon

Cimetière, Osaka, Japon
Une machine distributrice dans un cimetière, car il ne faudrait surtout pas mourir de soif…

Le dernier soir, revenant à une heure tardive d’un repas de bœuf de Kobé, nous sommes arrêtés prendre un dernier verre à un petit bar extérieur. Plan qui s’est avéré être un échec, car aussitôt mis au comptoir que deux japonais nous ont convaincus de les accompagner dans un izakaya, entraînant même au passage un de leur compatriotes à se joindre à l’expédition. Les izakayas sont en fait de tout petits débits de boisson où peuvent généralement s’asseoir confortablement tout au plus une dizaine de clients et où est servie de la nourriture simple pour accompagner les litres d’alcool qui y seront ingérés au fil de la soirée. Ils sont faciles à manquer, mais quand on y prête attention, l’on réalise qu’il en existe un sur virtuellement toutes les rues. Mon genre de place. Surtout lorsque accompagné de Japonais bien imbibés. D’ordinaire un peuple réservé, l’éthanol accompli chez eux une métamorphose des plus surprenantes.

Dotonbori, Osaka, Japon Dotonbori, Osaka, Japon

Lorsque nous avons finalement pu quitter l’izakaya, le jour se levait. Naturellement, nos compagnons nippons ont catégoriquement refusé que l’on paye notre part de la note, répétant que lorsqu’ils visiteront le Canada, il espéreront le même traitement. Je passerai au suivant donc. J’aime ce genre de philosophie.

Échangeur à Osaka, Japon

Lac Inle, Myanmar

Avec Rangoun, Mandalay et Bagan, le lac Inle complète le quatuor des incontournables du Myanmar. Rien d’autre qu’un lac ceinturé de collines, nous ne savions en fait pas vraiment où résidait précisément l’attrait de l’endroit avant d’y arriver. Donc, pas vraiment de planification autre que de voir sur place ce qu’il y avait à faire.

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Ici comme ailleurs, nous étions en basse saison touristique, donc les hôtels étaient pratiquement vides (et abordables). Nous avons par conséquent étés en mesure de dénicher un super bungalow à bas prix et par chance, nous sommes retrouvés voisins d’un autre couple de voyageur. Américains du Colorado, Josaiah et Hana en étaient à leur premier périple, mais hautement dégourdis, ils représentaient le meilleur des États-Unis. Curieux, informés, lucides, mais typiquement américains de culture, nous avons au cour de notre temps au lac Inle partagé d’excellents moments en leur compagnie. Le premier s’étant déroulé autour d’un BBQ birman suivi de discussions jusqu’aux petites heures. Tout comme nous, ils étaient dans leurs derniers jours d’un voyage de plusieurs mois et la tête pleine de souvenirs et d’aventures.
Paysans dans une rizière, Lac Inle, Myanamar
Dégustation de vins, Lac Inle, MyanmarMalgré une heure de lever tardive, nous avons pu nous extirper du lit juste à temps pour louer des vélos et aller faire une balade dans les environs du lac. Passant premièrement par des rizières, nous avons ensuite exploré quelques villages en bordure de l’étendue d’eau pour y prendre une barque motorisée dans le but de rejoindre l’autre rive. C’est là que toute la beauté du lac Inle nous a frappé, villages sur pilotis, cultures flottantes, pêcheurs, l’endroit émanait du pittoresque à en revendre. De l’autre côté, nous avons foncé vers un vignoble afin d’arriver à temps pour profiter d’une dégustation au coucher du soleil.<
Pêcheur, Lac Inle, Myanmar
Au lac Inle, l’activité de choix est la balade de bateau sur le lac. Or, je tente normalement de me tenir loin de ce genre de truc, car ils s’articulent généralement autour de multiples visites dans des ateliers/boutiques d’artisanat pour touristes et où l’on s’attend évidemment à ce que l’on débourse. Pour ma part, je m’étais pleinement satisfait de notre traversée du lac, mais Audrey semblait malgré tout vouloir participer à un tel tour. Il en était de même pour nos amis du Colorado. Par hasard au souper, nous sommes retombés sur le même duo d’américains rencontrés à Bagan. Étant le genre de voyageurs solidement emmerdés par les circuits shopping, ils nous ont quand même véhément recommandé la balade et nous ont même mis en relation avec leur guide. Pour eux, la journée avait débuté par l’incontournable visite dans les échoppes de souvenirs, mais en expliquant finalement à leur accompagnateur que cela les ennuyait et les rendaient mal à l’aise, ce dernier a réorienté la visite vers les villages et les à même emmenés prendre le thé avec sa grand-mère, non sans leur confier qu’ils auraient dû lui dire plus tôt que c’était le genre de visite qu’ils préféraient. Convaincus, nous avons donc engagé Aishan pour le lendemain avec comme consigne stricte de ne pas mettre les pieds dans les boutiques et d’avertir son ancêtre que nous allions débarquer chez elle pour un thé.
En bateau, Lac Inle, Myanmar
Shwe Inn Dein Pagoda, Lac Inle, MyanmarÀ l’heure convenue le lendemain donc, nous sommes présentés au bateau et avons tous les quatre pris place dans notre barque motorisée par un diesel plutôt bruyant. Passant premièrement par un monastère sur pilotis, nous avons par la suite navigué au travers de plusieurs villages flottants et canaux pour arriver à un temple plutôt chouette flanqué de centaines de pagodes. Ceci fait, nous nous sommes arrêtés pour le repas du midi, avons visité un autre temple puis nous sommes dirigés vers le village d’Aishan, non sans à nouveau passer par de pittoresques agglomérations sur pilotis et champs flottants. Une bonne partie du lac Inle est cultivée de cette manière où sur des radeaux de substance végétale entremêlée de terre poussent tomates et autres, leur racine perçant ce support pour descendre directement dans l’eau. Comme de fait, la culture hydroponique n’est pas une invention occidentale.
 Shwe Inn Dein Pagoda, Lac Inle, Myanmar Shwe Inn Dein Pagoda, Lac Inle, Myanmar
Shwe Inn Dein Pagoda, Lac Inle, MyanmarAu passage et à la demande de Josaiah, Aishan nous a tout de même emmenés visiter une manufacture de cigares birmans. Tout de même intéressant, mais réalisant que les prix avaient été presque décuplés, nous nous sommes contentés de laisser un pourboire pour la présentation et les échantillons. Arrivés chez Aishan, nous avons fait la connaissance de sa famille autour d’une tasse de thé, puis le tour des forges du village.
Chez notre guide, Lac Inle, Myanmar
La veille, Aishan nous avais confié être forgeron lorsqu’il ne conduisait pas de bateaux et intéressé par ce genre d’artisanat, j’avais émis le désir de le voir à l’œuvre.  Sauf que là, on avait pas affaire à des ateliers de textiles, bijoux et autres bidules pas très utiles pour touristes; chaque forge se spécialisait dans la fabrication d’objets d’usage comme couteaux, ciseaux, marteaux, cloches, haches, etc. au moyen de métal recyclé. Fascinant de voir que cet art, depuis longtemps disparu de nos sociétés, est encore bien d’actualité ici. Étant tous sensibles à du bon marketing, Josaiah et moi n’avons pas pu nous empêcher de nous procurer une hache comme digne souvenir du lac Inle. En nous la remettant, Aishan nous a avertis d’être prudents, car elle était encore chaude. Ravi par la situation, Josaiah s’est aussitôt esclamé en bon américain:
It’s still hot! When in life do you get to buy an axe fresh out of the oven! This is so f*cking awesome!
Forgeron, Lac Inle, Myanmar
La journée s’est terminée autour d’une bière de riz et d’une salade de tomates fraîches offertes par Aishan. Contrairement à bien des guides pour qui ce genre de travail n’est rien d’autre qu’un gagne pain qu’ils accomplissent sans passion, le nôtre était ravi de pouvoir faire découvrir à des étrangers sa région et son peuple. Le plus étonnant, c’est que ces neuf heures de bateau ne nous ont coûté qu’un tout petit total de 22$ (et 10$ de pourboire bien mérité). Un prix dérisoire pour un tour qui sérieusement se classe dans le palmarès des visites les plus agréables de tous mes voyages (avis partagé par tous).
Pont, Lac Inle, Myanmar
Pluie, Lac Inle, MyanmarBien malheureusement, ceci allait clôturer notre passage à Inle, car il nous fallait retourner à Rangoun. Très dommage, car il s’était créé une excellente relation avec nos amis du Colorado. Un peu plus tôt au Myanmar, j’avais proposé un passage par Nyapitaw, la capitale artificielle histoire de tâter un peu l’atmosphère de l’endroit, mais Audrey étant en carence de motivation face à ce genre de délire et ne disposant que de peu de temps, j’ai été contraint de faire une croix sur ce projet. Après une nuit d’autobus, nous étions de retour à Rangoun. Tous deux n’ayant fermés l’oeil guère plus de trois heures, il a fallu compléter la nuit une fois rendu à l’auberge, ne nous laissant finalement que le temps d’une petite balade dans le centre ville et d’un dernier BBQ bien arrosé. Ayant raté le dernier bus de ville, nous avons parcouru la majeure partie du chemin du retour dans la boîte d’une camionnette puis avons complété les derniers kilomètres à pied. Contrairement à notre premier passage à Rangoun, nous avions élu domicile dans une auberge loin du centre-ville et proche de l’aéroport, car notre vol vers le Japon partait tôt le lendemain.
Au final, le Myanmar s’est montré largement à la hauteur de nos attentes: facile et agréable à voyager, sa population sympathique et encore authentique. Exactement ce que nous désirions comme avant-dernière destination, tant Audrey que moi sommes très satisfaits d’avoir pu braver la chaleur pour profiter de la basse saison et découvrir un pays qui, au risque de le répéter, change très vite et perdra beaucoup de son attrait dans le futur.
Coucher de soleil sur le pont, Lac Inle, Myanmar

Bagan, Myanmar

Temples, Bagan, Myanmar

On ne passe pas par le Myanmar sans faire un détour par la plaine de Bagan, cette zone où sur quelques kilomètres carrés ont été construits de centaines sinon pas des milliers de temples et de pagodes, aujourd’hui abandonnés pour la plupart. L’activité de choix est de louer des vélos (ou des scooters électriques) et d’y errer. Certains temples, généralement les plus volumineux, sont de designs différents et aussi beaucoup plus visités, mais la majorité des structures sont construites selon le même parton et complètement désertes. L’attrait de Bagan n’est donc pas dans la visite de lieux sacrés, mais plus dans la balade. Au moyen d’un scooter électrique, nous avons arpenté à zone tantôt sur des routes pavés, tantôt sur des chemins de sable et sommes restés à ce point charmés par l’expérience que nous avons rallongé notre séjour à Bagan d’une journée.

Temple, Bagan, Myanmar

Temple, Bagan, Myanmar

Un couple d’américains croisés non loin d’un temple perdu, nous ont confié en être à leur septième visite sur les lieux et nous ont rapporté avoir vu Bagan changer substantiellement au fil des années. Rien d’étonnant étant donné l’ouverture récente du Myanmar au tourisme. Nous étions en basse saison, mais à en juger par la taille des stationnements près des temples plus importants et la quantité d’hôtels et de restaurants, la foule doit y atteindre des proportions hautement désagréables. Nous étions venus au bon moment donc, loin des périodes d’affluence et avant que Bagan ne prenne des airs de Thaïlande.

Temple, Bagan, Myanmar

Intérieur d’un temple, Bagan, Myanmar

Bagan fait l’effet d’un jeu vidéo de type sandbox (Assassin’s Creed, Far Cry, GTA, Elder Scrolls pour ceux qui s’y connaissent…). Il y a trois villes entre lesquelles se trouve toute la zone archéologique qui doit faire un bon 4 kilomètres par 3. Au fil ne nos explorations, l’on découvre de nouveaux endroits et des manières de profiter du paysage tout en se tenant loin des autobus de visiteurs. Fréquemment, il faut retourner en ville pour se ravitailler de crème glacée; au durian s’il vous plaît, ce fruit si goûteux (mais qui ne fait l’unanimité):

J’ai mangé deux boules de crème glacée au tarot et à l’avocat et une petite cuillèrée de ta crème glacée au durian et devine ce que ça goûte encore dans ma bouche… -Audrey

Temples à l’horizon, Bagan, Myanmar
Tout ces temples à l’horizon

Vue de haut, Bagan, Myanmar

Bref, l’environnement est super divertissant et d’une beauté particulière, surtout au lever et au coucher du soleil. Il n’y a pas si longtemps, il était même possible de monter sur les temples. Pour de bonnes raison je crois, les autorités ont empêché cette pratique destructive, mais il est encore possible de trouver quelques structures reculées que l’on peut gravir afin d’avoir un meilleur coup d’oeil sur les alentours.

Coucher de soleil, Bagan, Myanmar

Mandalay, Myanmar

Rangoun avait peut-être un air étonnamment moderne, aussitôt sorti du périmètre urbain, les blocs appartements ont été remplacés par des huttes de bambou au milieux de champs de petite paysannerie, rappelant que le Myanmar est en fait un pays en voie de development (et que les gouvernements autocratiques ont souvent la tendance à sur-développer les villes). Une fois rendus à Mandalay dans le milieu du pays, la ville moderne avait définitivement repris terrain. Jadis la capitale du Myanmar, elle était toute construite sur un plan carré s’articulant autour de l’immense enceinte du palais royal, qui je n’exagère même pas devait bien faire 2,5 kilomètres de côté.

Douves du palais de Mandalay, Myanmar

Vue du palais de Mandalay, Myanmar

Malheureusement pour Audrey, le poulet que nous avions mangé le soir de notre arrivé avait probablement été contaminé. Nous qui croyions le Myanmar propre et hygiénique. Par rapport à l’Inde, c’était sans conteste une nette amélioration, mais nous l’apprendrons plus tard, c’était quand même le pays d’Asie du Sud-Est où les empoisonnements alimentaires étaient les plus fréquents. Cette journée là, je suis donc partis seul à l’aventure en direction la colline de Mandalay et le tas de temples et de pagodes qui l’entourent. En longeant les douves du palais, il m’a fallu faire une petite pause dans ma marche pour venir en aide à un motocycliste s’étant fait couper par un autre et ayant chuté; de bonnes éraflures, c’était tout, mais ça l’a demandé un peu de nettoyage et de bandage. Arrivé au pied de la colline, j’ai profité du soleil tombant pour admirer tout le barda religieux qui s’y trouvait puis me suis enligné vers l’ascension. Ascension, je dis, mais la colline doit faire au maximum 100 mètres de haut et offre de nombreux escaliers. Un chauffeur de taxi en quête de clients m’a d’ailleurs informé qu’il fallait un difficile 45 minutes pour la grimper. Il faut croire que le sourire que je lui ai lancé en pointant mes biceps suite à ses propos a voulu tout dire, car il m’a ensuite gentiment indiqué le point de départ de l’escalier le plus proche. 45 minutes! pfff… C’était même une marche agréable, car l’escalier passait au travers de nombreux temples. Malheureusement pour moi, les nuages faisaient obstruction au coucher de soleil ce soir là, le panorama du sommet n’a été qu’ordinaire, mais j’ai tout de même pu apprécier la quantité ahurissante de pagodes parsemant la ville et ses alentours.

Pont -U-Bein, Mandalay, Myanmar Pont U-Bein, Mandalay, Myanmnar

 

Heureusement, Audrey était suffisamment remise le lendemain. pour que nous puissions louer des vélos afin de pédaler jusqu’au pont d’U-Bein, le plus long pont en teck au monde. Pour nous y rendre et pour revenir, il a fallu un bon 4 heures de pédalage sur des vélos de merde par une chaleur brutale. Voilà qui justifiait pourquoi nous étions en basse saison touristique. De retour en ville, nous avons pénétré dans l’enceinte du palais pour découvrir que les lieux étaient occupés par des installations militaires et qu’en tant qu’étranger, nous n’avions accès qu’au bâtiments du palais avec interdiction formelle ne nous en éloigner.

Panorama du palais de Mandalay, Myanmar

Une fois sortis, j’ai ramené Audrey au même temple visité la veille, puis à un autre non-loin qui m’avait tapé dans l’oeil. Tout d’or et de miroiteries, les édifices religieux birmans sont largement décorés, pour ne pas dire kitschs par endroits. Immanquablement dans les plus importants, on y trouvera de multiples boutiques de souvenirs destinés au visiteurs du pays même y l’atmosphère y sera tout sauf solennelle et posée, le tout prenant des airs de par d’attraction (ou Disney-temple).

Intérieur d’un temple, Mandalay, Myanmar
Disneytemple je vous disais…

Trop fatigués pour gravir la colline, nous avons pris le chemin du retour et regagné l’environnement climatisé de notre hôtel, ne ressortant que pour aller nous régaler de BBQ dans un restaurant non-loin. Il y avait quand même bonne ambiance à Mandalay; tout aussi belle et intéressante que Rangoun, mais à plus petite échelle.

Pagodes, Mandalay, Myanmar