Almaty, Kazakhstan: vente de la Golf

Enfin à Almaty

De retour à Almaty. Tant mieux, car la dernière fois nous avais un peu laissée sur notre faim. Malheureusement, l’automne était bien entamé et depuis notre dernière visite, il s’était perdu plusieurs de degrés de thermomètre. De plus, nous n’allions avoir que peu de temps pour faire les touristes, car il fallait vendre la voiture rapidement et quitter pour l’Ouzbékistan, car notre visa pour ce dernier avait déjà débuté. Oui, nous aurions pu vendre le véhicule à Bishkek, mais un propriétaire de garage rencontré lors de notre première visite nous avait indiqué un prix de vente aussi élevé que 3000$. Il n’en était évidemment pas ainsi. Si la voiture avait été plaquée Kazakhstan, ce chiffre aurait été réaliste, mais en raison de taxes d’importation absolument exorbitantes imposées par la zone douanière commune avec la Russie, il fallait revoir nos attentes à la baisse, car la Golf allait devoir être vendue pour pièces. Ceci dit, il est fort probable que son prochain propriétaire la remette en circulation de manière illégale, perspective qui me plaît malgré tout. Pourquoi gaspiller un véhicule encore fonctionnel?

Premier arrêt donc, le garage dont le propriétaire nous avait proposé un prix. Malheureusement, ce dernier n’est pas présent. Son personnel nous redirige vers un marché de pièces automobiles non loin. Arrivés-là, l’endroit est absolument immense et tout fait de conteneurs comme à Bishek. Rapidement, en faisant le tour des garages, nous parvenons à intéresser quelques personnes, mais le prix tourne en dessous du 1000$US. Histoire de ne pas me mettre dans la merde avec la zone douanière, je leur demande aussi s’ils seront en mesure de me fournir un document attestant que la voiture sera utilisée pour pièces, ce qui en rebute plus d’un. Voulant tenter d’autres endroits, je prends les numéros en note (en fait, on se connecte du WhatsApp) et j’indique aux acheteurs que je reviendrai lundi.

En Asie Centrale, tout se fait par l’entremise de marchés et la vente de véhicules de particulier à particuliers n’y fait pas exception. Chaque samedi et dimanche, des milliers de vendeurs et d’acheteurs se retrouvent une vingtaine de kilomètres à l’extérieur d’Almaty à Kaskelen pour échanger des voiture d’occasion. Nous allions donc y tenter notre chance. Bien sûr, la Golf n’était pas officiellement là en qualité de véhicule usagé prêt à rouler, mais nous pensions avoir de bonnes chances de tomber sur quelqu’un en mesure de lui trouver une deuxième vie. J’ai donc demandé au personnel de notre auberge de m’écrire un signe indiquant: À vendre pour pièces, 1500$. Puis, nous sommes partis pour le marché. Rendus après une heure de traffic monstre (vivement le mode sac à dos…) nous nous sommes posté dans un coin du marché et rapidement, les gens se sont mis à affluer. Les Kazakhes flairent l’aubaine, une Golf normalement évaluée à 3000$ pour le tiers du prix, il devaient y avoir moyen de la mettre en circulation. Autour de la voiture, les gens appellaient, posaient des questions, nous passaient à Audrey et moi de leurs proches qui parlent anglais, mais la situation est restée la même. Comme la veille, les offres tournaient autour de 1000$ et la situation douanière du véhicule et les documents nécessaires compliquait vraiment les choses. Un peu déçus par l’expérience, nous avons tout de même récolté de nombreux numéros. Histoire de mettre les choses au clair, nous nous rendrons demain à l’aéroport voir la douane pour leur demander quel type de papier il nous faut pour vendre la voiture de manière propre et légale.

Acheteurs intéressés par la Golf au marché automobile

En rentrant au Kirghizistan, pays faisant lui aussi partie de la même zone douanière, la voiture a été enregistrée sous mon nom et l’on m’a remis un permis lui permettant de rester sur le territoire jusqu’à un an. Après coup, si le véhicule n’est toujours pas parti, il sera considéré comme importé et son propriétaire, en l’occurrence moi, devra payer les taxes d’importation. Pour la Golf, vu qu’elle est vielle, elles s’élèvent à … plus de 4000$US. À ce prix là, il est évident que personne ne veut l’acheter de manière légale. Rendus à l’aéroport donc, nous nous dirigeons vers le bureau d’aide de la douane et rencontrons un officier plutôt amical et avec un anglais élémentaire mais suffisant. Pour les besoins de la chose, nous avons changé l’histoire: la Golf n’est plus à vendre, son moteur a explosé et nous voulons la laisser au Kazakhstan car elle coûtera trop cher à réparer. Celui-ci fait quelques appels et nous dit revenir le voir dans une heure avec les documents d’importation. Après un repas de cafétéria, nous sommes de nouveau de retour à ses côtés. Sa réponse n’est pas très plaisante: pas moyen de vendre le véhicule pour pièces, il faut l’amener au bureau central de la douane où ce dernier sera détruit à nos frais.

Son message officiel aussitôt passé, il nous suggère de tout simplement la laisser à un garagiste et se propose même de nous l’acheter. Selon lui, la taxe d’exportation expire après cinq années. Il part ensuite vérifier si notre véhicule est bel et bien dans le système et nous confirmera une heure plus tard par téléphone qu’il a été fiché. Me voilà avec deux options: payer pour faire détruire la Golf ou la vendre pour pièces environ 1000$ et risquer d’avoir à payer une énorme taxe d’importation lorsque je reviendrai dans la zone douanière dans les 5, 10 prochaines années ou même à vie. Choix difficile, mais finalement j’opterai pour la deuxième option. La voiture a été enregistrée sous mon passeport Canadien, mais possédant un passport français, cela me permettra probablement d’éviter la taxe lorsque je reviendrai. Avant de contacter nos acheteurs, il nous restait peut-être une alternative: la casse. Peut-être seraient-ils en mesure de décomissionner la voiture sans que je perde mon investissement?

Après trois tentatives infructueuses de nous rendre à une adresse de casse auto sur Google Maps (très peu fiable en Asie Centrale), nous arrivons finalement à une. Leur réponse est catégorique: seulement des véhicules kazakhes. Bon, c’est décidé, la Golf sera vendue illégalement. D’ailleurs, tout au long de la journée, j’étais en conversation avec un acheteur rencontré au marché de Kaskelen vraiment intéressé par le véhicule. Son prix est aussi plus élevée que la moyenne: 1150$. En soirée, j’aurais été partant pour aller le rencontrer sur le champ, mais Audrey est allée mettre son holà: se rendre de nuit à 20 kilomètres hors de la ville pour aller vendre une voiture à des inconnus qui s’étaient quand même montrés un peu louches et insistants la veille, c’était risqué. Le rendez-vous a donc été convenu à 8h00 pour le lendemain et nous allions prendre nos précautions: la vente allait se faire devant un café, nous n’allions pas avoir nos passeports sur nous et je remettrai l’argent à Audrey avant d’aller chez l’acheteur porter la Golf.

Que de tristesse…

Le réveil s’est donc fait à 6h00 pour être à temps au point de rendez-vous. Naturellement, l’acheteur s’est pointé avec 1h30 de retard et l’entente s’est avérée un peu plus compliquée que prévue. Pour déclarer la vente au gouvernement français (chose que j’allais bien sûr faire dans les règles), il me fallait son identité. Comme ce dernier comptait remettre la voiture en circulation de manière détournée, il était évidemment réticent à me la donner. Éventuellement, je suis parvenu à convaincre que la France n’allais jamais échanger ce genre d’information avec le Kazakhstan et ce dernier m’a remis une énorme liasse de billets (3600000 tengues en coupures de 5000). La vente était donc conclue. Comme il fallait que je conduise la voiture jusqu’à chez lui, je suis allé remettre le montant à Audrey qui allait m’attendre dans un café non-loin avant d’amener la Golf à sa nouvelle maison.

Le nouveau propriétaire de la Golf

C’était certes un peu triste de nous séparer d’un véhicule dans lequel nous avions vécu tant d’aventures, mais aussi un soulagement de ne plus avoir à porter ce fardeau administratif et mécanique. Aussitôt revenus à l’auberge, nous avons réservés nos billets d’avion pour Tashkent en Ouzbékistan, fait une longue sieste, déclaré la vente au gouvernement français, puis sommes sortis de l’auberge pour aller nous balader une dernière fois dans Almaty.

Bishkek, Kirghizistan – (Kordai) – Almaty, Kazakhstan: le passage de frontière le plus long

  • Date: 18 octobre
  • Départ: 13h30
  • Arrivée: 6h00 le lendemain
  • Route: excellente
  • Température: pluie

Cliquez pour plus détails

Levés tôt pour aller chercher notre visa ouzbèke à l’ambassade, nous étions à l’heure pour son ouverture (10h à 13h). Quelques allé-retours pour aller faire imprimer des documents, faire des photos et payer le visa et nous avions nos passeports en main avec un beau visa ouzbèke en plus (on l’a tout de même payé cher). Après un bon repas de cafétéria, nous sommes finalement sortis de Bishkek direction frontière kazakhe. Arrivés-là en peu de temps, nous avons constaté avec étonnement que la file était très longue et qu’elle n’avançait à toute fin pratique pas du tout. Curieux, le passage du Kazakhstan vers le Kirghizistan avait été si expéditif… Repérant sur la carte un poste-frontière secondaire, nous décidons d’y tenter notre chance. Vu qu’il n’est pas situé sur un axe majeur, peut-être sera-t-il moins achalandé? Et non, même énorme file et ça n’avance toujours pas. Bon, il faudra prendre notre mal en patience. Audrey avait lu dans les nouvelles qu’il y avait eu des frictions récentes en les gouvernements kazakhes et kirghizes: c’était probablement l’explication.

Au total, il nous aura fallu 10 heures pour passer le côté kirghize de la frontière, battant par le fait même notre record établi en l’Ukraine et la Russie. Finalement arrivés du côté kazakhe, le personnel se tournait effectivement les pouces et laissait les voitures entrer au compte-goutte. Il était maintenant passé minuit et de toute évidence, notre nuit était foutue, car il allait nous falloir un autre trois heures pour atteindre Almaty. Qu’importe, notre calvaire d’attente était maintenant terminé et nous allions passer rapidement au travers du processus frontalier.

 

Traverser le Pamir en voiture, c’est possible? Oui, mais lisez-ceci…

English version

La M41, aussi connue sous le nom de l’autoroute du Pamir, traverse un partie de l’Asie Centrale en se rendant de Och au Kirghizistan jusqu’à Douchanbé au Tajikistan. En tant que deuxième route continue la plus élevée au monde, elle abonde en paysages spectaculaires et s’est méritée une place sur le podium des destinations immanquables pour motocyclistes d’aventures, routards en 4×4 et cyclistes. Cependant, peut-elle être traversée avec n’importe quel véhicule?

La majeure partie des gens qui traversent le Pamir loueront un 4×4 avec d’autres voyageurs ou le feront depuis l’Europe avec leur propre véhicule, généralement aussi un 4×4 ou un camion utilitaire modifié en campeur. Toutefois, est-ce possible d’affronter cette route en voiture normale? Les gros tout-terrains gourmands en essence et chers à l’achat ne sont pas à la portée de tous. Avant mon départ, je n’avais pas été en mesure de trouver de l’information sur internet confirmant la possibilité et la sécurité de traverser le Pamir. L’ayant moi-même parcouru dans une Volkswagen Golf 1999 début octobre avec seulement du matériel de camping de base, je me suis dit que je pourrais faire profiter de futurs voyageurs de mon expérience et leur donner la confiance que même en voiture, le Pamir est à leur portée.

Routes

Depuis Och vers Khorog, la route est plutôt bonne considérant les endroits par où elle passe. Il y aura certainement nombres de nids-de-poules, de la tôle ondulée et autres obstacles, mais certaines parties sont en très bonne condition, ce qui est plutôt surprenant. La route de la vallée du Wakhan est très endommagée, mais définitivement traversable en voiture. Le tronçon allant de Khorog à Kalaikum est lui dans un état désastreux, mais aussi circulable (c’est le lien principal qui relie la région au reste du Tadjikistan). Bref, dans tous les cas, si la route devient difficile, ajustez votre vitesse et vous passerez.

Selon moi, les obstacles les plus sérieux sont les passages à gué, mais cela est très dépendant de la saison et de l’état des ponts. En ce qui me concernait, j’y étais début octobre et je n’en ai croisé aucun. Dès votre arrivée en Asie Centrale, vous allez rencontrer nombre de voyageurs revenant du Pamir, donc l’idéal est de commencer à s’informer dès lors. La règle générale pour les passages à gué est de s’assurer que le niveau de l’eau (que vous devriez vérifier avant de vous engager bien sûr) est inférieur à la prise d’air du moteur. Pour la plupart des voitures, on parle approximativement de la hauteur des phares. Regardez aussi ce que les locaux font. Souvent, il existe des passages moins profonds en amont ou en aval.

Essence

Il y a des stations services à Murghab, Khorog et Kalaikum. Dans les plus petits villages, demandez aux gens, ils vous vendront certainement une partie de leur réserves. Avec un réservoir plein, aller d’une ville majeure à l’autre se fait sans problème. Cependant, vous devriez vous ravitailler lorsque vous en avez la possibilité, spécialement dans le Wakhan. Soyez conscient que la qualité de l’essence peut être inférieure à ce qui se retrouve normalement dans la région donc faites attention, spécialement si vous conduisez un véhicule diesel.

Réparation

Une panne mécanique dans le Pamir est probablement la pire chose pouvant vous arriver. Vraisemblablement, vous allez devoir vous rendre au prochain village (en auto-stop), trouver quelqu’un en mesure de vous remorquer jusqu’à la ville voisine, attendre (très) longtemps que la pièce se rende jusqu’à vous puis l’installer sur le véhicule. En somme, une situation qui vous coûtera très cher en temps et en argent.

Bien que le visa tadjike est valide pour 45 jours, votre voiture ne peut rester sur le territoire que 15 jours (allez trouver la raison). Donc, par le temps où votre voiture sera de nouveau fonctionnelle, vous aurez probablement dépassé ce délai.

Préparation

En général, aucune modifications autres qu’une inspection et une mise à niveau ne seront requises sur votre voiture pour qu’elle soit en mesure de traverser le Pamir. Les moteurs modernes n’auront aucune difficulté à fonctionner en altitude, mais seront légèrement handicapés au niveau de leur puissance. Si vous désirez explorer des routes secondaires (comme la vallée du Wakhan), vous devez rehausser la garde au sol de votre véhicule en remplaçant les ressorts de suspension. En fait, étant donné l’état des routes en Asie Centrale, c’est quelque chose que vous devriez considérer dès votre arrivée dans la région. Les pièces et la main d’oeuvre y sont très bon marché. Pour notre Volkswagen Golf, deux amortisseurs, quatre ressorts et l’installation ne nous ont coûté que 100 Euros. Pour le même travail en France, il aurait fallu débourser facilement dix fois plus. Une plaque pour protéger le dessous du moteur est aussi une bonne idée, mais moins nécessaire si votre garde au sol est bonne.

Autrement, voici quelques autres conseils:

  • Transportez un bidon d’essence.
  • Deux roues de secours sont une excellent idée (nous les avons utilisées les deux, mais pas dans le Pamir…).
  • Apportez un jeu d’outils de base. Même si vous ne savez pas comment vous en servir, les gens du coin le sauront (ils sont très serviables).
  • Même si ce n’est pas obligatoire, un peu de connaissances en mécanique s’avérera très utile.
  • Connaissez votre voiture et ses petits bruits; de cette manière, vous pourrez identifier des problèmes avant qu’ils ne deviennent des bris.
  • Conduisez une marque de voiture qui est présente en Asie Centrale. En général, tout ce qui est allemand, japonais ou russe est très commun dans la région. Évitez les françaises et les italiennes, il n’en circule aucune. Ce conseil est très important, spécialement si vous comptez revendre votre véhicule par la suite.
  • Roulez en voiture à essence. Comme les voitures diesel sont très rares en Asie Centrale, vous aurez énormément de difficulté à trouver des pièces pour réparer leur moteur.

Autres informations

  • Le camping est très facile dans le Pamir, mais si dormir sous la tente n’est pas trop votre truc, il a des maisons d’hôte (environ 10$US) dans presque tous les villages.
  • Il est difficile de trouver de la nourriture autre que des produits non périssables dans de petits marchés. Constituez-vous une réserve avant de quitter la civilization.
  • Le Pamir est un endroit venteux et froid. Attentez vous à n’importe quel type de météo à n’importe quel moment de l’année.
  • Ayez assez d’argent (préférablement des somonis tadjikes, mais les $US sont aussi acceptés) pour couvrir toute votre traversée. Les ATMs sont peu fiables et très petit nombre.
  • Vous allez sentir l’altitude. Si vous conduisez depuis Och vers Douchanbé, donnez à votre corps le temps de s’acclimater car la montée est brusque. Dans la direction contraire, la montée est plus progressive alors l’acclimatation se fera au fil des journées.

Crossing the Pamir in a car, is it possible? It sure is, but read on…

Version française

The M41, also known as the Pamir highway, runs in Central Asia from Osh in Kyrgyzstan to Dushanbe in Tajikistan. As the second highest continious road in the world, it features spectacular scenery and has earned itself a top position in any adventure motorcyclist, 4×4 road-tripper or travel cyclist’s bucket list of destinations. But can it be attempted in a normal everyday vehicle?

Most people who cross the Pamir will do so by renting a 4×4 with other travelers or will come from Europe with their own vehicle, usually also of the rugged 4×4 type or utility truck modified into a camper. However, can it be done with a normal car? Not everyone can afford to travel in expansive gaz-guzzling all-terrain vehicles. I could not find any information confirming that it was both feasible and safe so after attempting it myself at the beginning of October in a 1999 Volkswagen Golf carrying only basic camping supplies, I figured I’d write an article about my experience to give budget road-trippers the confidence that they can also put that absolutely magnificent road-trip on their route.

Roads

From Osh to Khorog, the road is actually sort of ok given its remoteness. Of course you will hit potholes, gravel, wash boarding, name it, but some stretches are in surprisingly good condition. The Wakhan valley is pretty rough, but passable by car. The road from Khorog to Kalaikum is in a disastrous shape, but definitely drivable owing to it being the main link to the region. In any case, if the road gets rough, slow down.

In my opinion, the most serious obstacle you might face is fording rivers, but that is entirely dependable on the season and whether some bridges have been washed off or not. Once you hit Central Asia, you will for sure start meeting people coming from the Pamir so ask around. A general rule of thumb is that as long as the water level (which you should physically check before entering the water with your car) is below your engine’s air intake, you should be fine. For most cars, that’s about the height of your headlights.

Fuel

There is fuel in Murghab, Khorog and Kalaikum. In smaller villages, ask around; the villagers will surely be willing to sell you some from their own supply. With a full tank, you can easily reach one large town from the next. However, you should load up when you get the chance. Beware too that the fuel might be of lesser quality than it is elsewhere. Refuel with caution, especially if you are driving diesel.

Repairs

Breaking down in the Pamir is probably the worst that can happen to your journey there. Becoming stranded will probably require you to hitch hike to the next village, find someone capable of towing your vehicle to the nearest town, waiting (a long time) for the part and then fix the vehicle. All in all an expensive and lengthy ordeal.

Even though a Tadjik visa is valid for 45 days, your car can only remain in the country for 15 days (go figure) so by the time you get your problem sorted out, you will probably have outrunned this restriction.

Preparation

In general, you can will not need preparation for you car besides having it fully inspected and in good working order. Modern engines will handle the altitude just fine albeit with slightly reduced power. If you want to explore secondary roads (such as the Wakhan valley), you might want to have your suspension swapped to one that will give your car a higher ground clearance. Given the state of the roads in Central Asia, I would say that’s actually something you should consider doing as soon as you enter the region. Parts and work are really cheap here. For our VW Golf, four springs, two shocks and installation on the car amounted to about 100 Euros. In France, having the same job done would have costed at least 10 times as much. A sump guard might also be a good idea, but it becomes much less a necessity if you have proper ground clearance.

Otherwise, here are some other important pieces of advice :

  • Carry a spare jerrycan of fuel
  • Having two spare tires is a very good idea
  • Have a basic set of tools with you. Even if you don’t know how to use them, the locals might (and they are helpful)
  • Although that’s not an absolute requirement, some knowledge in mechanics is a valuable asset
  • Know you car and the noises that it makes so you can deal with small issues before they become real problems
  • Drive a car make that is present in Central Asia. In general, anything German, Japanese and Russian is very common in the region. Avoid French and Italian makes, they are virtually non-existent. I can’t stress this one piece of advice enough.
  • Have a car that runs on petrol. Since diesel cars are not found anywhere in Central Asia, so will the parts needed to fix their engines.

Other information

  • Camping is easy in the Pamir but if sleeping under a tent is not your thing, there are very affordable guesthouses in pretty much every village.
  • There only food items to be found are non-perishable products in small markets. Buy most of the things you will need before you leave civilization.
  • It’s a cold and windy place. Expect any kind of weather at any time of the year.
  • Have enough money (preferably Tajik Somonis, US$ are also useful) on you to cover the whole trip, ATMs are unreliable and virtually non-existent.
  • You will feel the altitude. If you are going in the Osh to Dushanbe direction, give your body some time to acclimate itself as the climb is steep. The other way around is fine.

Arslanbob, Kirghizistan – Bishkek, Kirghizistan

  • Date : 15 octobre
  • Départ : 9h00
  • Arrivée : 20h45
  • Température : soleil
  • Route : excellente

Cliquez pour plus de détails

Ayant beaucoup de route à faire pour atteindre Bishkek, il nous a fallu quitter plus tôt qu’à l’habitude. Tout au long du voyage, nous attendions le moment où nous allions devoir nous départir de notre matériel de camping et aujourd’hui était ce jour. À l’origine, nous pensions simplement le donner au premier Kirghize venu, mais une fois au pays, nous en sommes venus à la réalisation que c’est derniers ne sont pas très campeurs et que tout de beau matériel allait sûrement pourrir dans le fond d’une armoire.

La veille, en regardant la carte, nous avions remarqué qu’Arslanbob avait sont propre petit office de tourisme communautaire. S’il était des gens qui allaient pouvoir trouver de nouveau propriétaires à tout ce beau matériel, c’était probablement eux. Une fois à leur bureaux, qu’elle n’a pas été la joie du fondateur de l’organisme quand nous lui avons déversé tente, sièges, gaz, casseroles et autres. Tout du matériel dont il avait grandement besoin pour équiper ses guides qui emmenaient les touristes faire des treks dans la région. Il est très navrant que nous ayons été pressés, car ce dernier tentait absolument à nous inviter diner. Forcé de décliner son offre, il nous a quand même encensé de remerciements et nous a remis à moi et Audrey un petit souvenir de la région : un gobelet de bois de noyer. Celui-ci nous aussi expliqué qu’aujourd’hui c’était jour d’élections au Kirghizistan. Dès notre arrivée dans le pays, nous avions remarqué la quantité de posters et bannières électoraux. Dans un région du monde où la démocratie n’a pas trop la cote et où c’était plutôt de la propagande que l’on voyait affichée, le Kirghizistan faisait figure d’exception avec toutes ses banderoles politiques et semblait en voie de mener à bien une élection présidentielle dans les règles de l’art (nous apprendront le soir-même le candidat vainqueur et ces élections avaient été le premier transfert de pouvoir sans violence dans l’histoire de l’Asie-Centrale et aussi le premier scrutin ou le vainqueur n’était pas connu d’avance).

Tous deux extrêmement ravis d’avoir pu trouver un preneur si méritant, nous sommes sortis de la ville en vitesse et avons parcouru la route jusqu’à Bishkek sans encombres. De qualité et passant par des paysages plutôt beaux, elle a été un peu plaisir de conduite. Depuis notre premier passage il y a quatre semaines, la plupart des feuilles avaient prises leur couleurs d’automne et la neige avait commencé à descendre les montagnes avoisinantes.

Il était nuit quand nous avons rejoint les abords de Bishkek. Comme à l’habitude, le trafic était intense et compact. Lorsque la voiture devant nous a soudainement freiné à un feu de circulation, nous n’avons malheureusement pas pu ralentir à temps et avons embouti son pare-choc arrière. La collision s’est faite à basse vitesse heureusement. Les Kirghizes sont rapidement sortis de leur voiture et sont présentés à nous en nous serrant d’abord la main. La Golf n’avais presque rien, mais leur pare-choc arrière était plutôt endommagé. Constatant les dégâts, ils nous ont donné le choix de payer 140$ US sur le champ ou d’appeler la police pour qu’elle fasse médiation. Comme il n’y a pas d’assurance automobile au Kirghizistan, c’est de la sorte que les accidents se résolvent.

Voulant à tout prix éviter d’impliquer les forces de l’ordre dans l’incident, nous nous sommes résolus à payer le montant réclamé. Justement, nous gardions en permanence sur nous de l’argent US pour ce genre de situation et 140$ pour un pare-choc arrière, c’était loin d’être exagéré. L’affaire s’est donc conclue dans la courtoisie et l’un des Kirghize s’est même excusé et nous a dit qu’il espérait tout de même que nous allions garder un bon souvenir de son pays.

À l’auberge, Sven et sa copine nous attendaient. Ils avaient parcouru le Pamir en sens inverse et étant sur une moto, avaient pu le traverser plus vite. Nous avons donc passé la soirée en leur compagnie à partager anecdotes et à discuter de la vie. La voiture (et nous) avait complété avec brio son circuit du Pamir et Bishkek allait être l’endroit où nous allions nous en départir. Justement, nous allions dédier les prochains jours à cette tâche.