Camping dans les prés – Arslanbob, Kirghizistan

  • Date : 14 octobre
  • Départ : 10h00
  • Arrivée : 18h45
  • Température : soleil
  • Route : en bon état

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Dérangé par le bruit des chevaux qui broutaient l’herbe autour de la tente, j’ai finalement réussi à trouver le repos une fois mes bouchons installés. Debout de bonne heure, nous sommes arrivés à Och après peu de route et en avons profité pour visiter le Sulaiman Too, cinq pics rocheux en plein milieu de la ville qui selon la légende, aurait été un lieu de prière du prophète Mahomet. Une fois grimpé là-haut, la vue était belle, mais les aménagements laissaient un peu à désirer. Rapidement redescendus, nous avons quitté la ville sans demander notre reste (initialement, nous pensions y repasser quelques jours…) et avons roulé jusqu’à Arslanbob, un village au pied des montagnes et endroit où se trouve la plus grande forêt de noyers au monde. En plus de cette forêt, la région offre de nombreuses possibilités de randonnées, mais faute de temps, nous allions devoir nous contenter d’une petite balade en forêt.

Encore fallait-il l’atteindre, cette forêt. Elle était bien visible sur l’image satellite, mais il nous a quand même fallu une bonne heure de circulation parmi de petits chemins pierreux et terreux pour finalement tomber sur un emplacement digne de notre dernière journée de camping en Asie Centrale. En effet, nous allions rejoindre Bishkek le lendemain et tenter d’y vendre la voiture, c’en était donc terminé des nuits sous la tente et des repas au réchaud. Ce n’était pas plus mal d’ailleurs, car l’automne approchant, les conditions climatiques rendaient le plein-air de moins en moins agréable.

La tente installée, nous sommes partis nous balader parmi les noyers. Nous devançant, quelques locaux ramassaient ce qu’il restait de noix au sol. Revenus au campement, nous nous sommes cuisinés un ragoût de lentilles puis avons fait un feu (le seul du voyage) avec du petit bois ramassé un peu plus tôt.

Camping au bord du lac – Camping dans les prés

  • Date : 13 octobre
  • Départ : 9h30
  • Arrivée : 18h45
  • Température : soleil
  • Route : en bon état

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Après un déjeuner rapide en compagnie de Ramon, direction le Kirghizistan. Selon notre visa, il nous restait un bon mois à passer dans le pays avant son échéance, mais la voiture elle, était limitée à 15 jours devait quitter le territoire aujourd’hui faute de quoi … Aucune idée, probablement une amende qui aurait pu être évitée en faisant les yeux doux aux forces de l’ordre tadjikes, Force de l’ordre qui, contrairement à leur congénères des autres pays de la région, méritent le prix émérite de la rectitude professionnelle. Nous nous sommes fais contrôler de nombreuses fois, mais à chaque reprise, le policier ou militaire se contentait de vérifier nos papiers de manière courtoise et nous souhaitait bonne journée. Pas de fausses amendes de vitesses, pas d’arrestations arbitraires.

En approchant de la ville d’Isfara, dernière ville avant la frontière kirghize le paysage et soudainement passé de l’agricole à l’aride. Parmi les collines, de vielles installations pétrolières témoignant d’un boom qui ne s’est jamais concrétisé et une ville à moitié abandonnée. De belles photos en perspectives… Je suis parvenu à escalader un bâtiment administratif de la région pour y admirer la vue. Cependant, pas moyen de rentrer à l’intérieur. Dommage.

Nos derniers somonis dépensés à Isfara en essence, légumes et shashliks (kébab au charbon de bois), nous sommes repassés au Kirghizistan sans encombres. La seule petite appréhension de la journée était en fait la navigation dubordel frontalier qui règne dans la région (voir carte ci-haut). Notre livre nous avait averti de problèmes pour les étrangers lors de la traversée des enclaves, mais heureusement, il n’en a pas été ainsi, car les autorités semblaient avoir construits de nouvelles routes pour les contourner.

Arrivés aux abords de Osh, nous sommes finalement tombé sur un site de camping adéquat pour y passer la nuit. Bien que jonché de déchets, il était à l’écart de la route et offrait un beau coup d’oeil. Au retour d’une marche parmi les collines après le repas, nos lampes ont éclairés des dizaines de yeux parmi notre campement. Et Audrey de dire : “Ya qu’au Kirghizistan où en ton absence, ton camp se fait envahir par les chevaux.”

Camping de misère – (Khodjent)- Camping au bord du lac

  • Date : 12 octobre
  • Départ : 10h00
  • Arrivée : 17h30
  • Température : soleil
  • Route : en bon état

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Au réveil : complètement guérit! Je me suis donc englouti un bon déjeuner de pâtes sauces tomates, puis avons lever le camp. Premier arrêt Istaravshan. Il paraissait que sa citadelle et sa vielle ville valaient le détour. Dans le premier cas, elle était entièrement en reconstruction et dans le deuxième, rien de très pittoresque. Deuxième arrêt Khodjent, ville à majorité ouzbèke, deuxième en importance au Tadjikistan, mais la plus riche. Ça se voyait, Khodjent avec des airs beaucoup plus décontractés que Dushanbé. Dès notre arrivée, en traversant un parc, nous avons été accostés par une équipe de tournage pour figurer dans un vidéo clip (sortie prévue dans un mois [le clip est sorti]), opportunité que nous accepté immédiatement. Notre rôle rempli avec brio, nous nous sommes ensuite rendus au bazar de la ville, supposément le plus intéressant d’Asie-Centrale. Nous partageons entièrement cet avis.

Sortis de Khodjent, nous avons roulé un peu plus afin de nous rapprocher de la frontière kirghize puis sommes sortis de la route pour nous diriger aux abords du lac le plus grand du pays. Bien que ce dernier ne présente aucun attrait touristique, il allait assurément être un bon site de camping. Rapidement nous avons atteint ses berges et trouvé un bel emplacement aux côtés d’un bâtiment abandonné et criblé d’impacts de shrapnels, vestiges possibles de la guerre civile. À l’accueil, une gentille petite chienne sauvage que nous avons rapidement baptisée Ramon en l’honneur du président tadjike et avec qui nous avons partagé notre repas et la soirée qui s’en est suivie. Après la journée d’hier, je n’aurais pas pu demander mieux.

Douchanbé, Tadjikistan – Camping de misère

  • Date : 11 octobre
  • Départ : 14h00
  • Arrivée : 19h00
  • Température : soleil
  • Route : excellente

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Vers 5h00 du matin, mon ventre me réveille et je cours à la toilette. Le diagnostic n’a pas été long à porter : intoxication alimentaire; certainement le fromage d’hier soir. Audrey en avait mangé un peu et s’était elle aussi sentie légèrement incommodée. Je n’ai à toute fin pratique jamais fait d’intoxication alimentaire, sauf que là, j’y ai solidement goûté. Fièvre, myalgies, crampes, tout y était. Comme nous ne pouvions pas garder la Golf plus de 15 jours au Tadjikistan (quand notre visa était de 45, allez savoir…), il nous fallait quitter. Je me suis donc armé de lopéramide, nous sommes passés faire les courses (il a fallu que je vomisse dans les toilettes du centre d’achat) puis avons quitté Douchanbé.

Aux abords de la ville, le paysage est redevenu montagneux. Apparemment, les monts Fan valaient le coup et nous voulions y passer un petit moment le lendemain. Malheureusement, nous nous sommes trompés dans nos directions et avons raté notre opportunité. Si nous revenions en arrière, nous courrions le risque de ne pas sortir du pays à temps, valait donc mieux poursuivre la route, d’autant plus qu’il nous restait qu’une heure de lueur. Toutefois, nous avons entièrement gaspillé cette dernière coincé dans un cafouillage de circulation sur une route de montagne en raison de travaux et d’un chauffeur tadjike qui a cru bon de s’engager quand c’était le tour du trafic en sens inverse.

Malgré la noirceur nous avons réussis à trouver un emplacement ou poser notre tente. Alerté par nos phares, le propriétaire du terrain est venu s’enquérir de notre présence, mais nous a gentiment laissés passer la nuit là. Prostré sur mon petit banc et toujours glacé malgré ma couverture, je suis allé me coucher après quelques cuillerées de soupe.

Encore encore un camp, Pamir – Douchanbé, Tadjikistan

  • Date : 9 octobre
  • Départ : 11h00
  • Arrivée : 17h00
  • Température : soleil
  • Route : excellente

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Le président tadjike saluant son peuple

À la sortie du Pamir, les villages se sont densifiés et les paysages sont passés du spectaculaire au standard. Enfin arrivés à Douchanbé, nous avons priorisé le lavage de nos personnes et de nos vêtements puis sommes partis en ville pour manger et nous dégourdir les jambes après toutes ces journées de route. Apparemment, il y avait à Douchanbé le plus haut drapeau au monde. Nous croyions que c’était celui de Baku en Azerbaïdjan ou celui à la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud qui se méritait ce titre mais bon… Par ailleurs, le président Tadjike s’est construit un charmant petit culte de la personnalité si bien que le pays est jonché de panneaux propagandistes au traitement graphique très amateur de lui saluant son peuple ou marchant d’un pas glorieux parmi les montagnes ou des champs en fleurs.

Les Tadjikes sont extrêmement fiers de leur pays et sont très accueillants et ce même jusqu’à la capitale. Nombre de fois Audrey et moi nous sommes faits approcher par des étrangers curieux de sa voir d’où nous venions et désireux de nous souhaiter la bienvenu dans leur pays. Déroutant, mais si agréable pour des voyageurs chez qui un réflexe d’appréhension de l’inconnu dans la ville a été conditionné par tant contacts mercantiles non désirés. À notre grande déception, le plus haut drapeau du monde n’était pas illuminé, donc impossible de l’admirer dans sa splendeur nocturne. Cependant, il régnait une bonne ambiance à notre retour à l’hostel, alors nous en avons profité pour échanger avec les autres voyageurs.

Nous avions réussi le Pamir (ou plutôt, la voiture a réussi le Pamir…) et nous en sommes félicités plusieurs fois dans la soirée. Notre arrivée à Douchanbé signalait la fin très prochaine du road-trip.